On se fait une toile ?

Le garage, ombre et lumière, contre-jour, Saint-Raphaël, gildallière, 2020

La ténébreuse solitude de ce drap accroché à la porte fenêtre du garage me fait rêver de cinéma. 
Alors on se fait une toile ?
Au-delà du tissu, face à la piscine, au lac, et à la mer, le monde est étendu d’eau. Le vide s’est installé. Les murs n’ont pas gardé la voix des objets. Le décor est planté. Seul le contre-jour se tend avec le soleil. Il regarde passer la lumière, observe le nuage blanc des yeux et peu importe si l’envers n’est pas conforme à l’endroit, il s’obstine à multiplier ses illusions sur la faïence de la salle. Le temps passe. L’ombre fuit. Les murs ne l’ont pas retenu. Ils l’accompagneront jusqu’au soir. Alors là, les personnages pourront enfin prendre chair. Que le spectacle commence…

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On se fait une toile ?

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Extravertis…

Les extravertis d’Eric Raffy, villa Alfonsa, le Dramont, Saint-Raphaël, gildalliere, 2020

À la villa Alfonsa, Éric Raffy s’est lancé dans une exploration visuelle autour de la transsexualité. D’immenses portraits colorés expérimentent l’outrance et la sensualité. Dans leurs yeux exagérés, sur leurs bouches pulpeuses, des poussières de bleu, de rose, d’orange, de jaune, s’accrochent au gris bleuté du mur. Ces hommes suspicieux apparaissent et disparaissent selon leurs humeurs. Ils égrènent les noms des visiteurs qu’ils voient passer. Près du bureau, ceux tombés du cadre colmatent de leur salive les fissures du temps. Leurs silences tassent les meubles dessinés par l’architecte designer avec élégance. Celui-ci m’observe à travers le claustra, il m’appelle dans un bruit de toile froissée, tête posée sur le désert d’un châssis vierge, le soleil couchant le colore en rouge et au moment de partir, je lui promets de revenir. Merci mes amis.

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Extravertis…

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Riviera au naturel…

Entrée de la villa Alfonsa, réflection, gildalliere, 2020

En toile de fond Sandrine et Éric Raffy. À l’origine, la Villa Alfonsa, posée sur les hauteurs de la plage du Dramont face aux lacs des Carriers et à l’île d’Or. Au commencement, des projets d’architecture, du design, une famille recomposée, des souvenirs qui s’étirent au fil du temps qui passe. À l’arrivée, le rêve moderne d’une Méditerranée méritée. En conclusion, trois appartements et une maison privée, un décor où les gris glacés de vert de Nadine dessinent mille et une perspectives d’une richesse infinie. Les portraits fantasmés d’Éric, conscients de leurs élégances citadines « ex-travesties » que caressent amoureusement les réflexions des miroirs anonymes et des jeux de lumière. In fine, un clic, une réservation, un bol d’air et le confort d’une maison d’hôtes emportée par une soif de création qui n’a pas de frontière.

location-appartement-dramont.com

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Riviera au naturel…

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Le tunnel…

Le tunnel de la plage du Dramont, le passage, gildalliere, 2020

Dans la nuit souterraine de la plage du Dramont, tu marches, le regard vide à la recherche de quelque chose, dont tu ne connais même pas la nature. Dans le ciel de tes jours, les incessants nuages reflètent des ombres suffocant l’air que tu respires. Je vais bien. Quant à toi, jour après jour, tu vis sans vivre, tu subis au lieu de ressentir, tu marches sans avancer. Alors attends. Je suis là. Octobre est là. C’est bientôt ton anniversaire, n’éteins pas tes bougies abruptement avec tes doigts. Souffle plutôt sur elles en ayant toujours un souhait en tête. Un espoir. Tu peux rêver aussi grand que tu désires. C’est cela le secret de la vie.

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Le tunnel…

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Le premier où le second Empire…

Pauline Bonaparte, Palais Masséna, gildalliere, Nice

Pauline la scandaleuse, l’air brûle sur ton visage. Tu as offert tes seins que tes vêtements ne suffisent jamais à masquer à Antonio Canova. Tu as livré le velours de ton intimité à Borghese, et aujourd’hui tu me tournes le dos. J’ai vu qu’on t’avait déplacé, mais dès que tu es quelque part, ta sauvagerie envahit tout. Derrière les jardins du Palais Masséna, tes yeux de marbre, pleins de détours, regardent la mer. La brutalité neutre du ciel d’azur te rend molle et ronde. Il faut dire que c’est Napoléon III qu’on met en avant au Palais Masséna aujourd’hui. Alors vive Nice et le Second Empire.

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Le Premier où le Second Empire…

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Le beau est partout…

Escalier du musée national Fernand Leger, Biot, architecte, André Svetchine, gildalliere, 2020

Le transport des forces s’installe au musée Fernand Léger. L’image s’organise au niveau supérieur autour de la volée de l’escalier dessinée par l’architecte André Svetchine. Il souligne les marques du temps sur la pierre dure et sèche. Les formes prennent place, leurs fréquences s’ajustent entre-elles et tissent d’étranges correspondances avec la rigueur graphique et complexe des lignes de force du peintre. Au-dessus, le bleu légèrement perlé du ciel recouvre tout. Le silence glisse, le noir de la rampe luit, les nuages se chargent, Gilbert & George se tiennent debout devant « Les constructeurs », tableau emblématique de Fernand Léger, ils font face à l’étrange, au merveilleux, à l’inexplicable œuvre monumentale « Class War, Militant, Gateway » qu’ils exposent. Il se met à pleuvoir des trombes d’eau.

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Sous les pavés de verre…

La coupole de l’hôtel Volney, Eléphant Paname, Paris, gildalliere, 2020

Sous l’impressionnante coupole en béton et pavé de verre couvrant un espace de 250 m2, ainsi font font font Laurent et Fanny Fiat, trois petits tours et puis s’en vont transformer la demeure en centre artistique. C’est la naissance d’Éléphant Paname. La danse et les arts plastiques y tiennent une grande place. L’hôtel du prince Alexandre Soltykoff, ambassadeur de Russie, a été bâti en 1856 par l’architecte Charles Rohault de Fleury, 10 rue Volney. On y trouve de très beaux décors Napoléon III. Au début du XXe siècle, le comte Greffuhle achète le logis sur la rue dans un but locatif. Les écuries sont acquises par la banque Dupont qui les fait raser. Un immeuble de quatre étages est construit par l’architecte Girod pour accueillir la clientèle et des bureaux. À l’emplacement de la cour une impressionnante coupole en béton et pavés de verre couvre un espace de 250 m2. C’est aujourd’hui une salle de spectacle. 

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Sous les pavés de verre…

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La bibliothèque Mazarine…

L’escalier de la bibliothèqueMazarine, Institut de France, Paris, gildalliere, 2020

La bibliothèque Mazarine : regardez là l’orgueilleuse, la sérénissime, si puissante à inspirer l’Institut de France. On y entre par un escalier couronné d’une galerie de bustes antiques, éclairés par une verrière. Au milieu de l’admirable décor datant du 17ème siècle, le silence me trouble. C’est le silence de toutes les solitudes, où seuls se font entendre les craquements des boiseries de l’époque. Cette harmonie secrète mène à l’indolence, l’envie vous gagne de laisser le temps couler, de céder à la belle endormie, de sombrer avec elle. Ambiguïté et richesse humaine de l’académie : sa fierté, sa capacité de vous refuser puis de vous accepter, de vous faire languir, douter et parfois, enfin, de vous aimer le temps des journées européennes du patrimoine.

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Secret d’alcôve …

La porte dérobée de l’hôtel de Soubise, Paris, gildalliere, 2020

Depuis que la princesse Anne de Rohan-Chabot, maîtresse du roi soleil, et le cardinal Louis de Rohan et sa vilaine affaire du collier de la reine, ont quitté l’hôtel de Soubise, les boiseries ont vécu le temps des secrets. Une vision romanesque s’est complu au spectacle de la grandeur déchue. Alors gardons-nous bien d’ouvrir la porte dérobée derrière les volutes patinées d’histoire. Le secret qui y est renfermé suffit pour nous prouver que nos desseins sont exactement remplis. Nous savons de quoi il est question et cela suffit. Rien ne transpire, nous pouvons arriver, tout est prêt. Mais taisons-nous.

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Secret d’alcôve …

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L’eau à la bouche…

L’office du musée Nissim de Camondo, Paris, gildalliere, 2020

Je suis revenu sur les traces de mes années estudiantines. Au musée Nissim de Camondo, j’ai toujours été fasciné par les différentes pièces du service de la bouche. C’est dans cette partie principalement que l’on connaît si l’architecte est savant dans la distribution. C’est par la commodité de ces lieux que chaque chose se trouve dans sa place. Il y règne ce solennel silence qui est de l’ambition de toutes les grandes maisons. Je ne perçois guère qu’un cliquetis de service à thé, un mot ici ou là, à peine un murmure.

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L’eau à la bouche…

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