L’ombre à la lumière

escalier 19OO, Paris, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Les départs d’appuis ornés de volutes, d’arabesques et d’entrelacs végétaux fixent l’éclat de la ferronnerie dans une demi-obscurité. J’oppose l’ombre à la lumière, l’oblique à la perspective afin d’obtenir une image parsemée des éclats lumineux de la pierre, et du cristal des suspensions retenues par les courbes sculptées des fers forgés. La clarté d’un puit de lumière inonde le cœur de l’escalier de ses toniques bienfaits.

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L’ombre à la lumière

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Le conte de Fès…

Fontaine, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Peux-tu acheter le parfum d’une rose sans la rose, écouter le son d’une musique sans l’instrument, entendre le chant du rossignol sans l’oiseau ?
L’amour est un mendiant qui cache un trésor dans ses guenilles et celui qui demande l’aumône peut gagner une couronne. Et c’est bien ici l’histoire d’Abdou qui vit et règne à Fès au palais al-Glaoui. Il s’est fait la mémoire de cette demeure abandonnée de la Médina. Il est le garant de l’usage abondant des compositions géométriques de ce monde féérique et plus que jamais il faut l’aider à se battre pour garder en mémoire l’architecture de son islam des lumières.

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Le conte de Fès…

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la lumière éternelle

Laure Welfling, Tanger, gildalliere, 2005
Photo/Gilles Dallière

Comment pourrais-je oublier ce palais des mille et une nuits ?
Comment ne pas entendre le long silence de tout ce blanc ?
Comment ne pas comprendre que derrière la porte entrouverte le chemin s’élargit progressivement vers la lumière ?
L’ombre se meurt.
Dans cette clarté tout s’achève, tout commence et tout est à venir.
L’image est installée, elle n’a plus besoin d’explications.
Mes yeux s’y accoutument lentement.

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la lumière éternelle

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Transparence

Le verre d'eau, gildalliere, 2008,A. de Vilmorin
Photo/Gilles Dallière

Il faut se dépouiller du superflu. Il faut concentrer son regard sur l’objet. Il faut travailler le silence tout comme le rythme. J’aime le silence, j’aime le rythme. Que peux être l’envers, que peut être l’endroit ? Je sais que je me suis tellement effacé devant la prétention des autres que j’en suis devenu transparent.

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Transparence

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Une géométrie complexe

Malakof, J Karam, gildalliere, 2018
Photo/Richard Alcock/Gilles Dallière

Il y a tant de précisions dans cette image. La réflexion des ors du plafond que j’ai adouci, divisés par les lignes marquetées d’un meuble d’inspiration syrienne. Puis le reflet dans l’eau de la table roulante. C’est lui qui déséquilibre la composition. C’est lui qui laisse entendre que dans la vie tout ne peut pas être parfait. Un instant, oui, quelques jours peut-être, mais ça ne dure jamais. Alors nos yeux cherchent le bon cadrage. Notre cœur se met à battre et c’est la preuve d’un possible équilibre dans une géométrie complexe.

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Une géométrie complexe

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La lumière en liberté

JK-AV-Montaigne-017
Photo/Francis Amiand/Direction Artistique/Gilles Dallière

Contempler la lumière c’est faire un voyage dans l’histoire. On s’avance au bord du miroir pour sonder la profondeur de la perspective. On mesure la dimension de l’espace, la liberté qu’il y a dans la réflexion infinie des lustres. On imagine les vestiges de la fête, les rires et quelques cris qui remplissent nos rêves autour des grandes roues de cristal de roche et l’or des trumeaux. La lumière se faufile jusqu’à nous tout en contraste et en confidence.

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La lumière en liberté

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Réflection

Mrs Russell, musée Rodin, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

À l’autre bout de sa vie, Marianna Mattiocco della Torre, épouse du peintre australien John Russell, pose pour Rodin déguisée en Saint-Georges. Dans les salles de l’hôtel Biron, son plâtre immobile baigne dans une lumière hésitante. Elle domine avec angoisse le paysage à l’entour. Étouffée dans sa cage de verre, elle est incapable de comprendre ce qu’elle fait au 1ère étage du musée Rodin. Elle attend que les premiers visiteurs apparaissent. Dans cette colonne de sculptures exposées elle cherche des yeux la silhouette des arbres qui se confondent avec la poussière. Elle sait, à cet instant, que quelque chose commence.

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Réflection

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