À la recherche…

L'autel de la vierge Marie, Saint-Jean de Montmartre, Paris, gildalliere, 2019

L’autel de la vierge Marie, Saint-Jean de Montmartre, Paris, gildalliere, 2019


Photo/Gilles Dallière/Saint Jean de Montmartre

Plus je cherche Dieu, plus il m’échappe. Pourtant, au loin, dans l’ombre de la vierge immaculée, au-delà des grands murs de béton sacralisés par la douleur, l’imprécise éternité de ceux qui ce rassemblent me suffit largement. J’aime cette odeur de cire brûlée, cette luminosité arc-en-ciel, le scintillement précieux de la mosaïque. Une fois nettoyé des nuages, ils agissent comme un renouveau.

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À la recherche…

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Le temps ralenti.

Effets d'ombres, gildalliere, Paris, 2014
Photo/Gilles Dallière/Boulevard Lannes/Paris

Je me suis installé sous les marches de l’escalier. Il est la colonne vertébrale de la maison et son temps ralenti. J’ai pris la juste mesure des choses, fasciné de voir sous cette épure les ombres grandir l’immobilité du soleil. Le silence est absolument parfait, il s’étend de haut en bas, il gagne sur la lumière et se propage plus vite que le son. J’y trouve une telle sérénité que le temps se dilate, il s’ouvre et m’offre tout l’espace à perte de vue. Je suis le maître pour de cette échappée silencieuse.

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Le temps ralenti.

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Pierre Yovanovitch.

Pierre-yovanovitch
Monographie/Pierre Yovanovitch/Édition Rizzoli

Cher Pierre, est-ce un livre sur la décoration ou la monographie d’un architecte d’intérieur ?
En fait, peu importe. L’essentiel est la poésie qui s’en dégage. Il faut commencer par lire la lettre à Mademoiselle Oops, écrite par Olivier Gabet. Elle parle de liberté, de fantaisie, d’espace, d’art, et d’objets pensés et posés par vous avec rigueur. Et puis elle parle de vous, des arbres qui vous protègent, d’escaliers, cœurs battants de vos intérieurs. Elle parle de cette exigence, de cet amour de la ligne minimum, et de l’Art en majuscule. Vous nous faites voyager de Paris à New York, de Porto à Londres. Vous nous faites rêver des Étangs d’Ixelles et quand on quitte Tel Aviv, on marque la pause, chez vous, au château de Fabrègues. Il donne l’exemple de l’absurde entêtement magnifique des végétaux et de l’architecture recomposée.
C’est là où vous apprenez à attendre et ça se voit.
On ferme le livre sur votre histoire, votre famille et Nice où vous avez grandi. Je suis très heureux que vous ayez choisi mes photos pour illustrer votre et notre amour de cette région. Merci Pierre.

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Pierre Yovanovitch.

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Bacon en toutes lettres.

Ombre et lumière au centre Pompidou, gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Centre Pompidou

Je suis allé voir « Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou, et j’avoue que je suis resté hébété devant ces œuvres impitoyables. Mis à part la palette des couleurs : des roses, des jaunes, des rouges, des oranges, tous encadrés d’or, Bacon tue la mort sous toutes ses formes. La mort du vieillissement, la mort de la violence, du sexe, de la pisse, du sang, de la pourriture du corps. La mort de l’immanence et de l’illusion du temps, la mort de l’absence, la mort de l’oubli. Soixante œuvres majeures dont douze triptyques se perdent dans un labyrinthe douloureux. Ponctuant le parcours, six salles minimales diffusent des extraits de textes puisés dans la bibliothèque de l’artiste. Mathieu Amalric, Carlo Brandt, André Willis, Dominique Reymond, Hippolyte Girardot, et Valérie Dréville, mettent en résonance les mots choisis de Georges Bataille, T.S. Eliot, Joseph Conrad, Eschyle, Friedrich Nietzsche, et Michel Leiris. Ce que l’art nous dit, à la vue de tous ces corps enchevêtrés, c’est qu’il est souffrance. Je me suis réfugié dans l’entre-deux des portes closes du musée pour digérer.

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Bacon en toutes lettres.

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Moderne Maharajah.

Man Ray, Le maharajah et la maharani d’Indore, vers 1927-1930.png
Photo/Man Ray/Le Maharajah et la Maharani d’Indore/1927/MAD Paris

Du 26 septembre 2019 au 12 janvier 2020, le Musée des Arts Décoratifs met à l’honneur l’extraordinaire figure du Maharajah d’Indore, Yeshwant Rao Holkar II. Un homme qui fît le choix d’allier un sens évident de la tradition indienne à l’audace de l’avant-garde européenne. Conquis par la nouveauté, il décide de faire construire avec l’architecte Eckart Muthesius, le projet d’un palais d’un style inédit à Manik Bagh. Brillamment conseillé par Henri-Pierre Roché, il rencontre Jacques Doucet, découvre l’avant-garde artistique parisienne, acquiert ainsi des œuvres de Constantin Brancusi, Jacques-Émile Ruhlmann, Marcel Breuer, René Herbst, Elieen Grey. Il commande des services de table à Jean Puiforcat et au céramiste Jean Luce, de luxueux tapis à Ivan Da Silva Bruhns et se fait portraiturer avec son épouse par le peintre Bernard Boutet de Monvel et Man Ray. Une superbe mise en scène autour d’un mécène des années 1930.

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Moderne Maharajah.

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Changer d’air.

Le Mamac, Nice, gildalliere,  2019
Photo/Gilles Dallière/Mamac/Nice

Cela fait du bien de changer d’air, d’échelle, de regarder en l’air. Le rapport entre soi et l’autour est de plus en plus petit. Mais que dire de cette architecture muséale ?
Il y a peut-être de la beauté dans ce mouvement cinétique ?
Il y a peut-être une rencontre dans cette organisation qui vous coince dans un tête à tête intenable avec l’art ?
Peut-être, mais je n’ai rien vu.

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Changer d’air.

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Le silence luxueux de l’amphithéâtre.

l’hôtel de la Bûcherie, la compagnie des Philanthropes, oeuvre de Melik Ohanian, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Hôtel de la Bûcherie/Paris

Tout est confus dans l’amphithéâtre de l’hôtel de la Bûcherie, dénoyauté de ses bruits et de ses applaudissements. Le pendule de Melik Ohanian réinvente l’espace. S’ajoute à la lumière, le silence luxueux d’une architecture magistrale. Le reflet percé dans l’étage supérieur, bordé d’une balustrade de fer forgé, permet la communication verticale, et au faîte de cette verticalité, l’œuvre surdimensionnée diffuse une image irréelle.

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Le silence luxueux de l’amphithéâtre.

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