Le secret.

Kamara, Cythère, Grèce, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Grèce

La voûte de la Kamara, ces lumières, le silence : c’est comme si un secret était sur le point d’être levé. Ici, les sons ont un cheveu sur la langue. J’en profite pour changer les draps du songe de ce matin, allumer quelques fleurs dans une céramique grecque. Et je m’allonge pour ne plus penser. Dans le ciel, les oiseaux prennent le relais de l’intelligence.

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Le secret.

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La main du vent virevolte.

Viaradika, cythère, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Grèce

Je cherche, partout la plaque de nos deux noms sur la boîte aux lettres. Elle a disparu. Je cherche la clé, et tu l’as perdue. La porte rouillée reste battante. Les herbes du jardin sont aiguisées par le soleil, et le vent passe sa main dessus pour en éprouver le tranchant. Je suis rentré dans la maison, j’ai vu la main du vent pousser des ballots de nuages par la fenêtre et feuilleter quelques ombres.

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La main du vent virevolte.

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Le ciel en apesanteur.

Scène de ménage, Kithera, gildalliere, 2015
Photo/Gilles Dallière/Grèce/Cythère

Derrière les roses de la moustiquaire, il y a une vie. J’ai ouvert la porte sur la main froide d’Éole qui froisse le silence. Posé mes yeux sur ce monde abandonné pour le déblayer. Entrevoir une somme de joie sous la somme de douleur. Au bout de ce monde écroulé, une fenêtre suspendue dans les airs encadre les pulsations colorées d’un ciel sauvage remonté des gravats.

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Le ciel en apesanteur.

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La moustiquaire

infinie dentelle, gildalliere, kithera, 2017
Photo/Gilles Dallière/Grèce/Cythère

J’ai trouvé des copines dans ces fleurs qui ressemblent à des roses tendues en moustiquaire. N’entrez pas dans cette chambre : elle est le lieu de l’écriture, et ne m’en voulez pas de mon silence, il dit que je pense à mes amis où du moins ce qu’il reste de mes amis, il dit que j’écris, où du moins que je rêve d’écrire, c’est un tout.

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La moustiquaire

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La parenthèse.

L'étagère, Cythère, gildalliere, 2013
Photo/Gilles Dallière/Grèce

Un rayon de soleil enrichit le regard. Il dessine, précise, embellit une architecture brutaliste et authentique. Entre le monde et moi, je mets de temps en temps des guillemets, et je ne permets pas au monde de les franchir. Mais, de temps à autre, j’aime découvrir un bel objet, le reconnaître et, ouvrir la parenthèse m’inspire.

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La parenthèse.

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L’ornementation.

Gypseries, Malakoff, J.K., gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Qu’est-ce qui infuse de l’or des stucs ?
Les ornements sont grands, larges, renflés, comme gorgés de sève végétale. Les guirlandes de fleurs, parcourent les poutres et les solives du plafond. Les têtes des angelots des mascarons sont presque toujours trop joufflues, même le feuillage des décors paraît gras. C’est ce qui constitue ici les caractéristiques majeures du style Régence : prépondérance de la sculpture dorée sur fond blanc, réduction de la palette chromatique, ordonnance quasi-symétrique des éléments de décoration. Tout est dit où presque.

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L’ornementation.

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De la place où l’on est…

Perspective, Malakoff, J.K., gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Dans le panorama des grands décors, la galerie occupe la place la plus prestigieuse et la plus admirée. Elle est le lieu de passage où l’on s’arrête, pas à cause de la richesse des boiseries, mais parce que les décors de miroirs se répondent l’un à l’autre, et multiplient ainsi les perspectives. Chaque glace renvoie aux autres la figure du cristal de roche qu’elle reçoit, et ce que l’une n’a pas directement, elle l’emprunte à l’autre. Ainsi, l’œil y retrouve presque partout l’image de bien des choses qu’il a vues réellement, mais qui ne se peuvent plus voir de la place où l’on est. Même pas moi.

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De la place où l’on est…

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