Less is more

Saint Martin, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Une fenêtre sur rien. Le néant. Non, une fenêtre sur la vérité constructive, la recherche du vrai, la volonté de ne rien cacher. Une démarche éthique qui sous-tend la pratique minimaliste. Une forme simple et harmonieuse qui fait référence aux ruines romaines en tant qu’idéalistes éternels. C’est construit, c’est simple, c’est limpide, rien ne dépasse, ça cache une église baroque, l’église Saint-Martin-Saint-Augustin, remaniée en 1683. C’est là que Garibaldi fut baptisé. C’est là que Martin Luther, alors moine Augustin de passage dans la ville, y célébra une messe. Less is more.

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Le passage

Passage, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Oublions la plage, laissons papi et mamie à leurs querelles d’amoureux. Les œufs sont cuits depuis longtemps …Face à moi Nice l’italienne est partout. Il suffit de regarder les façades, de courir les ruelles, de se perdre dans le dédale des venelles pour se rendre compte que l’Italie n’a jamais cessé d’y être présente. Entre le quai des États Unis et le Cours Saleya, les colonnes néoclassiques rappellent les galeries turinoises. J’aime la scénographie de cet espace, il sait tout du cœur des niçois.

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Le passage

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Au taquet

Au Taquet 2, Nice, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Elle n’en peut plus Mamie de faire cuire des œufs durs tous les matins à son petit mari. Elle en peut plus d’Aretha Franklin en boucle, elle préfère écouter Michel Torr. Du coup, Elle a envie de changer d’air, de se mettre topless avec ses copines. Elle a le vague à l’âme et elle déraille. C’est vrai que son pauvre homme a l’air emballé sous vide, complètement à côté de sa vie… Les galets de la plage respirent. Ils deviennent comme une page vierge que mes pas remplissent d’une écriture caustique, le vent l’effacera vite.

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Au taquet

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Les bleus prennent la pose

Sea side, les ponchettes, gildalliere, 2016
Photo/Gilles Dallière

Il est midi au son du canon, la lumière tranche le quai des Ponchettes et je m’aimante au paysage. On dit toujours que Nice est une ville de vieux. Je suis persuadé du contraire. Nice se dérobe aux a priori. Dans la splendeur de ses vieux murs aux ocres brûlés par le soleil, la ville est lumineuse, colorée, joyeuse. Les bleus prennent la pose tandis que l’air soulève le gris des galets et derrière les murs maçonnés, les rouges sont vifs, les jaunes éclatants, tous liés au sentiment d’épanouissement. Tout n’est pas réussi mais tout à de la gueule et du style.

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Les bleus prennent la pose

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Détails fantaisistes

Strates, promenade des Anglais, gildalliere, 2016-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Je ne parviens pas à me soustraire au plaisir de voir craquer les vielles maisons de la Promenade des Anglais. Dans ce cliché, la netteté du ciel bleu accentue les mille et un détails fantaisistes de ces strates. Observer les rues remplies de figures à demi vêtues est un vrai bonheur. Je cours dans tous les sens, tantôt Cours Saleya, du côté du marché à l’air libre, tantôt je fais un tour dans le vieux Nice pour jouir du spectacle. Je suis pris d’une euphorie contrastant avec la situation du moment et ce soir, avec ma vieille maman qui n’a plus rien à espérer de la vie, nous iront voir tirer le feu d’artifice sur le quai des Ponchettes.

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Détails fantaisistes

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La dame et l’impromptu du Palais-Royal.

Vitrine palais royale, Paris, gildalliere, 2018DNG-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Le silence est grand et c’est dans ce silence que tourbillonne la poussière de l’été. La Galerie Montpensier est vide. Le temps est sec. Il invite le vent du dehors à balayer les arcades et les lanternes qui se reflètent dans la perspective de la vitrine abandonnée. En levant la tête vers ces trois étages et demi, Colette trimballe son radeau d’un mur à l’autre. Sous le cintre de l’entresol Cocteau veille la beauté des amants du lieu. Christian Bérard s’attarde sur les perspectives de ce labyrinthe antique et Mireille travaille ses gammes sur un piano à queue bleu ciel.

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La dame et l’impromptu du Palais-Royal.

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Arrêt sur image.

Le Prés Saint Gervais, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

J’ai laissé le champs d’oliviers, comme symbole de la vérité aux amours d’Aphrodite. De retour à Paris, j’ai eu envie de me perdre, de prendre des risques, de cadrer ces teintes grises et ces blessures de l’architecture. Un soleil radieux frappe de plein fouet les grandes ouvertures de verre provoquant des flaques de lumière. Je suis resté là, un peu étourdi dans le clair-obscur rouillé de la cage d’escalier. Dans cette atmosphère poisseuse il y a de la torpeur, il y a du bruit, il y a des silences, il y a des vides, de l’abandon et de la fureur. Il faut se réapproprier sa vie, sa liberté. La violence laisse des traces profondes. Arrêt sur image.

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Arrêt sur image.

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