La beauté du Lario

Balcon, lac de Côme, Varenna, Italie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

À quoi bon aller chercher le bonheur, il est là sous mes yeux. Le lac de Côme s’endort sous la brume hivernale, à l’horizon, les sommets encore enneigés des montagnes plongent sur la surface bleue saphir du Lario.

Clichés/voyage, Clichés/photos

La beauté du Lario

Image

Il Palazzo Crivelli

Palazzo Crivelli,Milan, gildalliere, 2008-Modifier
Photo/Gilles Dalliere

Il Palazzo Crivelli via Pontaccio 12 à Milan est un lieu magique perdu au yeux du monde sauf au moment de la Fashion-Week et du Salone Del Mobile qui commence le 17 avril prochain. Mais là, j’y suis seul face à la beauté de ce palais aristocratique qui me vide la tête. J’aime ce lieu austère. J’aime y retourner à chacun de mes voyages dans la capitale lombarde et me planter là, sans bouger, devant le jeu de l’ombre et de la lumière qui effleure les entrelacs de la rampe d’escalier. Je rentre à pas feutré dans ce décor insolite face à la beauté architecturale de ce détail et j’ai l’impression qu’une chose est claire : à cette minute précise, une page se referme enfin dans ma vie.

Clichés/photos, Clichés/voyage

Il Palazzo Crivelli

Image

À la recherche du temps retrouvé

Yoga, Varanasi, 2008, Inde, gildalliere
Photo/Gilles Dallière

En Inde, le yoga est une technique de libération de l’esprit : une délivrance. Cet homme pousse la terre de ses mains, il renonce au monde qui l’entoure. Rien de plus fragile, de plus instable, que cette fixité. Pas une faille ne passe, pas une brisure, pas un bref nuage d’incertitude ou une probable fatigue, le mouvement va se déployer jusqu’à toucher le ciel pendant des heures. Il sait ce qui l’attend car il a la mort en partage comme si d’avance il connaissait, jeune sage d’un autre âge, le lot commun, l’issue fatale. Le yoga représente sans doute le plus formidable défi que l’esprit se soit jamais lancé : celui de cesser d’exister pour, enfin, être. Moi, je meuble l’invisible.

Clichés/photos, Clichés/voyage

À la recherche du temps retrouvé

Image

La tournure


Photos/Richard Alcock/Gilles Dallière

Être bronzier d’art requiert des connaissances en dessin, ciselure, tournure, monture… Les tâches sont différentes selon les étapes de fabrication : les pièces étant fondues, moulées, puis tournées, ciselées et montées. Chaque intervenant sur une pièce tient un rôle particulier dans la chaîne. Le tourneur reçoit l’objet à la sortie de fonte et le travaille à la main sur un tour. Un bronze de la Maison Charles n’est pas fait pour être embrassé d’un seul coup d’œil. Il doit être deviné dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l’un ou l’autre détail. Le tourneur ébarbe, poli, creuse, suscite des résonances inexprimables. Il imprime les rayons de lumière, l’un ici, l’autre là, tissant sur la trame du bronze ou du laiton comme une empreinte faite de ces dessins historiques à poudre d’or.
http://www.charles.fr

Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/photos, Clichés/tendances

La tournure

Image

L’art du feu


Photos/Richard Alcock/Gilles Dallière

Le matin est froid et le hangar est grand. Le bronze coule dans un bruit de volcan. Il réveille la forêt et les fenêtres deviennent blanches. À l’intérieur de la Fonderie d’Art Lambert, aucune parole n’est possible et à cet instant une émotion merveilleuse dilate tout mon être, et moi seul le sais. La magie du feu bienfaisant brûle chaque matin jusqu’à la dernière coulée de la mi-journée. Chauffée à 1200° elle ne peut se faire que dans des moules qui résistent à cette température. L’empreinte est prise alors dans un sable étuvé humide et bien tassé. Talqué, il se dessèche en montant en température. C’est alors qu’il devient dur et résiste parfaitement aux 1200° du bronze en fusion. Sous la voute de tôle, le feu est dense. Sa lumière efface celle du soleil et rayonne au-delà de tout. Ses couleurs sont si intenses qu’on ne peut le fixer. Il éclabousse le sol avant de se figer par le froid.
http://www.fonderie-bronze-art-lambert.fr
http://www.Charles.fr

Clichés/photos

L’art du feu

Image

douce année 2018

Palais des Beaux-Arts, Nice, gildalliere,2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

La façade du palais de la princesse Élisabeth Kotchoubey est magnifique. Il y a de la grandeur dans cette architecture typiquement italienne et de l’intime dans le choix de ces tons ocre rouge. La vie à cette époque est un décor, elle tournoie sur un pas de valse, s’enivre de la gouaille chamarrée des cliques claironnantes de la Russie des tzars. Aujourd’hui elle abrite le musée des Beaux-arts de Nice. Je vous souhaite une très heureuse année 2018.

Clichés/architecture, Clichés/photos

douce année 2018

Image

Kérylos

les lustres de la Villa Kérylos
Photo/Gilles Dalliere

Des fleurs de verre soufflé se suspendent et se balancent sur les ors d’un plafond maquillé. Au clair de leur pâleur, elles se reflètent au dessous de la lune, dans l’écume éclatée des caissons fabriqués sur l’océan de la nuit.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/photos

Kérylos

Image