Tuyaux…

La passerelle du centre Pompidou, Paris, gildalliere, printemps 2022

Nous n’entendons plus les soupirs inquiets du vent, mais de sombres vrombissements de moteurs, des sifflements de trottinettes, des ronflements. On construit des forêts de tuyaux soudés les uns aux autres. On dessine des horizons de cristal qui, en réalité, ne nous permettent de voir ni le ciel, ni les galaxies, mais seulement d’autres forêts de tuyaux.

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Tuyaux…

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Il pleut de l’ombre…

Projection, Centre Pompidou, Paris, gildalliere, printemps 2022

Le temps s’arrête, les ombres se figent, un couple passe, demeure le souvenir. S’effaçant, vieillissant. Nous sommes des êtres flous avec un je-ne-sais-quoi de net. Lorsque l’œil se détourne et revient pour rencontrer à nouveau l’image, ce qui frappe, c’est ce mur maculé de lumière qui cerne le mystère de nos vies.

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Il pleut de l’ombre…

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L’instantané de l’âme…

Isadora, place du Tertre, Paris, Montmartre, gildalliere, printemps 2021

Cette danse gestuelle, place du Tertre, se déroule sur une unique diagonale symbolisant le parcours de vie. Une jeune femme tourne, tourne encore, s’envole. Le phrasé des gestes sculpte l’espace. Elle danse, faisant don de son expressivité et de son énergie. J’ai regardé, scruté, capté. J’ai retenu cette vision du mouvement. C’est en la voyant travailler sur le déséquilibre que mon regard a vacillé. Comment capturer le mouvement en train de s’accomplir ? Comment ne jamais rien figer mais au contraire ouvrir, repousser les limites, en donnant le sentiment d’une incessante mobilité ? Elle s’est livrée à mon regard photographique, révélant chaque fois quelque chose d’unique qu’on pourrait appeler un instantané de l’âme.

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L’instantané de l’âme…

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Le cycliste…

Le Cycliste, Aristide Maillol, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

Harry Kessler commande à Maillol un Narcisse dont il fournit le modèle : son amant Gaston Colin, cycliste et Jockey. Ce nu androgyne animé d’un contrapposto sensuel s’inscrit dans la lignée de la statuaire antique, teintée d’un naturalisme regretté ensuite par l’artiste.

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Le cycliste…

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La sculpture de l’immobile…

La Montagne, Aristide Maillol, Musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

Par sa vision synthétique, axée sur l’arrangement des masses et la rupture radicale avec l’art descriptif du XIXe siècle Aristide Maillol , dans son domaine, a ouvert la voie vers l’abstraction, comme Cézanne en peinture. Maillol pense à une sculpture de l’immobile et atteint avec “La Montagne” une perfection des proportions. La beauté éternelle de son œuvre, qui s’inscrit dans la lignée de Jean Goujon ou d’Edme Bouchardon et rappelle les figures ornant les bassins, les fontaines et les jardins du château de Versailles, en fait un des plus grands artistes français.

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La sculpture de l’immobile…

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Femme…

La Méditérranée, Aristide Maillol, Musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

C’est la simplicité qui fait la beauté de cette sculpture appelée « Méditerranée ». Le parti pris de Maillol est à l’opposé de ce qui se pratique alors, à la suite de Rodin. Pas d’émotion exagérée, pas de muscles saillants. Le visage que je vous cache, est dépourvu d’expression, et les membres sont bien pleins, la peau très lisse. La figure est tout en triangles emboîtés, repliée sur elle-même, comme en méditation. Seules dépassent un pied et une main. Elle est simplement belle.

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Femme…

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L’Air et la jeune fille qui marche dans l’eau, Aristide Maillol, Musée d’Orsay, Paris, gildallière, printemps 2022

La quête de l’harmonie…

Pour Octave Mirbeau, « Ce qu’il y a d’admirable en Maillol, c’est la pureté, la clarté, la limpidité de son métier et de sa pensée ; c’est que, en aucune de ses œuvres, du moins en aucune de celles que j’ai vues, jamais rien n’accroche la curiosité du passant ! ». Il est bien certain qu’Aristide Maillol aime les corps denses, les jambes solides, les formes développées : « La sculpture est un art masculin, il faut qu’elle soit forte, sans ça, ça n’est rien. »

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La quête de l’harmonie…

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Le silence en héritage…

« Photo de Famille »,Ouassila Arras, Paris, institut des cultures d’Islam, gildalliere, printemps 2022

Sous le regard glacé de « l’Épouse » d’Ymane Fakhir, Ouassila Arras enchevêtre des tapis dénoués. Ils représentent tous les non-dits, les mensonges de sa famille et de ses proches algériens. Le besoin de confidentialité de l’artiste et l’alliance que sa présence suscite en France sont autant de raisons de constituer des secrets. Par ailleurs, le besoin de sens qui coïncide avec cette recherche d’identité, les tensions entraînées par des situations de crises sont également autant de raisons de révéler des secrets.

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Le silence en héritage…

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Le voyage des regards…

Institut des cultures d’Islam, Paris, gildalliere, printemps 2022

Alors que prospèrent les tentatives de rigidification de la pensée, l’exposition Silsila, le voyage des regards, présentée par l’institut des cultures d’Islam, interroge tout en nuances les notions de transmission et de représentation à travers les œuvres d’artistes qui vivent en France et dont l’histoire personnelle ou familiale s’inscrit dans un parcours migratoire.

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Le voyage des regards…

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Les marocains…

Art Paris, Leila Alaoui, les marocains, Galleria Continua. 
« Les photographes utilisent souvent le Maroc comme cadre pour photographier des occidentaux, dès lors qu’ils souhaitent donner une impression de glamour, en reléguant la population locale dans une image de rusticité et de folklore et en perpétuant de se fait le regard condescendant de l’orientaliste. Il s’agit pour moi de contrebalancer ce regard en adoptant pour mes portraits des techniques de studio analogues à celles de photographes tels que Richard Avedon dans sa série « In the American West », qui montrent des sujets farouchement autonomes et d’une grande élégance, tout en mettant à jour la fierté et la dignité innée de chaque individu. » Leila Alaoui.

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