Rive gauche, rive droite.

CASSINA RIVE-DROITE_1

À l’occasion de son 90ème anniversaire Cassina ouvre son deuxième showroom parisien rive droite.
La directrice artistique de la marque, Patricia Urquiola, cloisonne l’espace de 230m2 par la couleur et grâce à des éléments contemporains comme des plaques de verre et des cloisons en aluminium. De part et d’autre d’un axe en terrazzo, les produits emblématiques de la marque sont revisités. Le bleu, l’orange, le rouge, le noir, soulignent des mises en scène accueillantes, séparées par des écrans graphiques en aluminium anodisé créant des perspectives variées au gré de l’éclairage. Une philosophie qui lui permet de s’accaparer l’espace avec générosité tout en développant des capacités de réflexion autour d’un design créatif. Un lieu de vente, oui, mais un regard inspiré qui casse nos codes de perception pour mieux s’ouvrir à une nouvelle créativité imaginative.

Cassina Rive-Droite
129 rue de Turenne 75003 Paris
cassina.com

Céramique, Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design

Rive gauche, rive droite.

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Céramique, Clichés/décoration, Clichés/tendances

Maison & Objet, Paris Déco Off, chuttt, faut pas le dire, c’est fini.

Maison & Objet, Paris Déco Off, chuttt, faut pas le dire, c’est fini.

Contre le vacarme incessant des mots de nos politiciens et les poisons sociaux qui vont ralentir cette nouvelle année, le silence d’Elizabeth Leriche s’est imposé à une époque survoltée. L’art de vivre et le style s’offrent une cure de sérénité. La beauté se déleste des artifices de l’ornement inutile et se consacre à la recherche de l’essentiel. Je vous livre ici l’idée d’une simplicité qui m’a fait du bien à l’âme. 

À contre-jour, Twill de soie et coton, Dedar. Table Terzo, détail céramique émaillée Christiane Perrochon et érable, Bruno Moinard Éditions. , Assiettes, nappe en chanvre, Serviette en lin, Society. Revêtement mural, Océania, Élitis. Tapis collection Blur, Bokeh II, en soie, Tai Ping. Suspension, Ontwerpduo, SeraxEat Sweet, Yamaka. Service de table Giro, Ben Van Berkel/UNStudio, Alessi.


Where are we going, installation de Chiharu Shiota au Bon Marché Rive Gauche. Livre, Tham Ma Da, The Adventurous Interiors of  Paola Navone by Spencer Bailey, edition Suzanne Slesin, Pointed Leaf PressCairn, Guillaume Delvigne, Tools Galerie. Tissu, Mrs Robinson,rubelliveneziaOlympia, Doriana et Massimiliano Fuksas, Nemo. Tapis, collection Paralleli, Dimorestudio, GolranCollection Five Circles, Muller Van Severen, Valerie ObjectsNatecru, Pierre Frey. vase Twin havane et jaune, Vanessa Mitrani, Roche Bobois. Tissu et papier peint Fuochi, Livio De Simone.


Miroirs Luminarie de Marcantonio Raimondi Malerba, Seletti. Plats, Canova Constance Guisset, Moustache. Tapis Lake fait au Népal, Amini. Canapé Avio avec table basse intégrée, Piero Lissoni, KnollHiggs,suspension avec LED. de Piero Castiglioni, Promemoria. Tissus Manhattan, Savaii, Hudson, Sahco Hesslein. Vases en céramique de Giorgio Ricciardi Laboratorio Castello. Banquette X-Ray, Alain Gilles, La Chance. Etagère Hutch de Chiara Andreatti, Atipico. Assiette Reflets, Maguelone Marin, Jars.


Miroir Dorian Grey, Formagenda. Détail pied bureau, Matthieu Bourgeaux Tiptoe. Console Shine, Meridiani. Suspensions Gambi, Eno StudioTube, tapis, Joe Colombo, Cappellini. Panneaux Prism Partition de Tokujin Yoshioka, Glas Italia. Tables Sunrise et Sunset, DeCastelli. fauteuil Bluemoon, Patrick Jouin, Coédition. Papier peint Rete, Livio De Simone.

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D’DAYS : UN ANGE PASSE.

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Hier, sous une pluie battante, au musée des Arts Décoratifs, René-Jacques Mayer lançait le Festival du Design Grand Paris sous le thème « r/evolution ».
70 lieux, 7 musées, 4 zones à parcourir, s’exposent du 30 mai au 5 juin 2016 autour du design dans toute sa diversité.
Au centre du salon 1900, au cœur de l’invasion contemporaine des Arts Décoratifs j’ai découvert la plateforme du design et des savoir-faire du Japon. Dans une scénographie orchestrée par François Azambourg et Jean Desproges, Sylvie Chevallier, (ORIENTED), nous invite à expérimenter la passion qu’elle met à orienter le fruit d’un travail entre de jeunes designers japonais et un savoir-faire ancestral. Mis à part les recherches de François Azambourg à la villa Kujoyama autour du copeau de bois et sorti du design architectural des fondateurs d’Architect Taitan, je me suis retrouvé en état de grâce devant l’œuvre de Fuku Fukumoto. Un jeu constant entre le charnel et le spirituel, la brillance et la dureté, la technique et l’improvisation qui préside la naissance des formes échafaudées de ses porcelaines. Une transparence insolente et envoûtante.
Design is yours.

http://www.orient-ed.com
http://www.gallery-sokyo.jp
http://www.ddays.net

Céramique

D’DAYS : UN ANGE PASSE.

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Céramique

ZAHA HADID, ARCHI…VISIONNAIRE.

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ZAHA HADID, ARCHI…VISIONNAIRE.

L’architecte anglo-irakienne Zaha Hadid est morte à 65 ans, jeudi 31 mars à Miami, victime d’une crise cardiaque. J’ai eu la chance de la rencontrer une fois à Milan chez Sawaya et Moroni son éditeur de meuble, difficile de rentrer dans son intimité tant elle n’aimait pas les journalistes. Née en 1950 à Bagdad, en Irak, elle fait ses études en Suisse puis à Beyrouth et enfin en Angleterre où elle choisit comme maître à penser Rem Koolhass. Véritable diva d’une architecture souvent délirante, elle impose dès 2010 ses lignes tendues, ses courbes forcées, ses plans superposés dans le monde entier. En vérité la femme est complexe, provocatrice, intransigeante mais au-delà de son caractère et de son physique fellinien la gestuelle de ses dessins architecturaux est extrêmement sensible et sensuelle. Aimée et mal aimée, elle appartient au monde particulier de l’architecture qui échappe à la tyrannie de la pesanteur pour devenir certainement aujourd’hui la principale figure du «déconstructivisme ». En 2004 elle est la première femme architecte à recevoir le prix Pritzker et la première à remporter la prestigieuse médaille d’or royale pour son œuvre en 2015, après Jean Nouvel, Frank Gehry et Oscar Niemeyer.

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Chez Paolo Moroni/Photo Francis Amiand/Gilles Dallière

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Jacques-Doucet-Yves-Saint-Laurent-une-intimite-partagee_article_landscape_pm_v8

Nous sommes à la fois rue Saint-James, à Neuilly, en 1928, dans la dernière demeure de Jacques Doucet, et rue de Babylone, cinquante ans plus tard, dans l’appartement d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, face à leur parti-pris esthétique : la recherche de l’espace parfait. Le couturier Jacques Doucet fit cohabiter des œuvres parmi les plus importantes de l’histoire de l’art moderne, de La charmeuse de serpents du Douanier Rousseau aux Demoiselles d’Avignon de Picasso, en passant par la Muse endormie II de Brancusi et La Blouse rose de Modigliani. À partir des années 1960, Yves Saint Laurent réunit avec Pierre Bergé un musée vivant. Ils font cohabiter les arts premiers, les grands maîtres tels Goya ou Picasso et des meubles Art déco dont Jean-Michel Frank. La scénographie pensée par Nathalie Crinière et le décor signé Jacques Grange démontrent avec élégance, les croisements, les rencontres, les confrontations d’espaces-collections à la recherche d’un certain absolu. Et c’est bien le mélange des genres qui nous fascine dans cette installation jusqu’au bout du concept : un œil exceptionnel pour le bel ouvrage et une dimension créative sans complexe.
Jusqu’au 14 février
Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent
Espace d’exposition et boutique
3, rue Léonce Reynaud,
75116, Paris
http://www.fondation-pb-ysl.net

Céramique, Clichés/expositions

Vivre pour l’art

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Il n’y a pas de règles d’or

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A Milan, les ors « 24 carats » de la nouvelle Fondation Prada imaginée par Rem Koolhaas, font fureur. Dans le quartier sud de la ville, l’agence OMA a transformée une distillerie datant de 1910, tout en y ajoutant trois nouveaux buildings : l’un dédié aux expositions, l’autre au cinéma, le troisième à la restauration. Un superbe écrin, multiple et anti-monumental, formant un tout parfaitement cohérent malgré sa nature hautement hétérogène. Les détails architecturaux sont soignés, du marbre au sol en passant par l’aluminium alvéolé des murs. Mais je me pose une question : dans ce dédale aux allures de Cinecitta, où se cache l’art contemporain ? Nous regardons de loin l’installation de la collection Miuccia Prada accrochée touche à touche dans une gigantesque pièce. Dommage que l’on soit si loin, trop loin, pour admirer le superbe Barnett Newman, l’étonnant Frank Stella, jaune d’une vingtaine de centimètres, le face à face d’un Picabia et d’un David Hockney et quelques autres perles. L’installation devient-elle une œuvre d’art ? Un prétexte, peut-être, pour légitimer un système déréglé depuis longtemps. Quels en sont les choix artistiques ? Ils naviguent entre style industriel et principe industriel de l’art contemporain. Dans l’ensemble la fondation Prada de Milan se veut l’un des lieux majeurs de l’art contemporain européen, elle mise beaucoup sur l’architecture sans sortir du sillage de l’art commercial.

Photos/Gilles Dallière

 

Fondation Prada : Largo Isarco 2, 20139 Milan

 

Céramique, Clichés/adresses

Il n’y a pas de règles d’or

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Céramique

Petit espace et créateurs d’ambiance


Photos/Miguel de Guzmán/Rocío Romero
C’est dans un petit appartement de Madrid que l’agence Elii Architets prouve qu’un petit espace peut devenir totalement flexible. Une structure adaptée aux besoins et de la transparence permettent de modifier la pièce comme un véritable lieu de vie révélateur de l’état d’esprit de ces concepteurs rigoureux. La structure est épurée, des tranches turquoises déterminent les surfaces à vivre. Et c’est à vous de créer l’atmosphère, c’est à vous de savoir qu’elle histoire vous allez raconter. Ils ont créé le point de départ, un espace fluide comme une boite, le reste : vous en faite votre affaire.
http://www.elii.es

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