Le Bharata- Natyam…

Les pieds dansant de Raghunath Manet, Paris, jardin d’acclimatation, gildalliere, 2007

Jean-Claude Carrière a dit : « En Inde, la tâche du musicien et du danseur est difficile, car il doit en même temps respecter le plus étroitement possible la tradition, qui est complexe, et laisser sa personnalité s’épanouir, c’est à dire improviser. Il lui est impossible de tricher. Raghunath Manet, instrumentiste et danseur, chorégraphe, chef d’école, voyageur infatigable, est sans doute le guide idéal pour nous emmener dans les subtilités de ce voyage initiatique ». J’ai suivi ses pieds autour du Bharata- Natyam en 2007 et il m’a fait le grand honneur de venir visiter mon exposition sur l’Inde chez Hyppolite Romain au jardin d’acclimatation.

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Où que me porte mon voyage…

C’est la suite de la promotion du livre « LE LIVRE DES INVOCATIONS » de Philippe Siméon illustré par mes images. Mais ce soir je devrais être sous ces oliviers en Grèce dans mon île préférée et malheureusement un accident m’oblige à rester à Paris . Cette photo ouvre le premier chapitre du livre dont voici le texte.

« Apprends-moi à vivre avec le monde 
Sans vies passées
Sans sentiment de finitude 
Et sans convoitise entre les pieds
Apprends-moi à renaître simple et frêle 
Comme un oiseau 
Qui ne s’effarouche que devant les défis des vents et des eaux ». 

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre I ; SUITES CHAMANIQUES, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Le parfait achèvement du marbre…

Le gladiateur mourant, Pierre Julien, 1779, marbre, musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Pierre Julien exécute le nu du gladiateur mourant en 1804 qui démontre sa parfaite maîtrise de l’anatomie : l’élégance des proportions, le moelleux du modelé, la délicatesse d’exécution, le parfait achèvement du marbre blanc et le rendu des textures. L’œuvre témoigne de la renaissance du sentiment classique. Le sculpteur exalte l’héroïsme de l’homme qui maîtrise sa douceur et meurt silencieux. L’équilibre de la composition, la dignité de la pose, la discrétion de la plaie, la retenue de l’expression répondent plastiquement à cette sérénité héroïque. Le gladiateur gaulois souffre mais ne crie pas.

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Entrer en tentation…

L’abîme, vers 1901, Just Becquet, marbre, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, 2021

La tentation n’est-elle pas la dramatisation du rapport du sujet à l’objet de son désir quand celui-ci est vécu comme une épreuve. Épreuve de la béance et du vertige face à ce qu’on est tout près de voir s’ouvrir et qui est presque à portée de main. « L’Abîme » du sculpteur Just Becquet au musée d’Orsay, fait éclore l’imaginaire et m’entraîne dans la profondeur du vide. Un vertige qui me fait toucher l’infini.

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Entrer en tentation…

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Rêve de luxe…

Dior sur les Champs-Elysées, Paris, gildalliere, 2021

Dans le royaume des rêves, le monde du luxe est une façade en trompe-l’œil. Une fresque poétique de toiles blanches, célébrant le savoir-faire des ateliers de la maison Dior. La marque de luxe allie l’audace, l’excellence et la virtuosité architecturale face à l’orage qui gronde sur les Champs-Élysées.

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L’aube…

5h30, le soleil se lève sur le village D’Aroniadika, Kithera, Grèce, gildalliere, 2017

Il est 5h30, le soleil levant se pose sur la ligne électrique pour écouter la poésie d’Arthur Rimbaud.
« J’ai embrassé l’aube d’été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route
du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes
se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. 

Je ris au Wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime 
argentée je reconnus la déesse.

Alors je levais un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq.
À la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant
Comme un mendiant sur les quais de marbre,
je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu
son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Arthur Rimbaud, Illuminations

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L’aube…

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Reflet trouble…

Allée du passage de Choiseul, Paris, gildalliere, 2021

De seulement te regarder, ton reflet se trouble. L’invisible aujourd’hui, c’est la culture. J’ai beau chercher des yeux sans désir les vitrines vides de la vie, le monde autour est encore plus noir que son ombre. Nous avons des rêves, des objectifs, des promesses, et nous ne pouvons plus travailler, ni rêver. Nous devons grandir, chercher, construire, ensemble et dans toutes les langues, le monde de demain. La COVID nous a coupé nos membres. Nous sommes amputés, mutilés, pourtant nous nous sommes armés de patience et nous avons accepté d’annuler, d’arrêter, d’interrompre. Quel monde nous attend si l’art ne nous permet plus d’échanger, de se retrouver ?

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Joyeux Noël…

Décor de Noël surdimensionné? gildalliere

C’est Noël. Alors pour commencer la journée je vous conseille d’écouter Daphnis et Chloé de Maurice Ravel et surtout le tableau numéro 3 : le lever du jour. Ce mouvement orchestrale est un chef d’œuvre. Vous assistez au lever du soleil dans une nature florissante qui se réveille et se teinte des couleurs changeantes de l’aurore. Des oiseaux piaillent, une cascade plonge dans un ruisseau. Au début vous n’êtes pas encore bien réveillé mais petit à petit les rayons du soleil percent l’horizon, promettant un jour radieux. Il monte lentement et les premières lueurs colorent les nuages de suaves nuances qui s’affermissent pour disparaître aussitôt. Des rouges, des mauves se mêlent au ciel encore sombre. C’est un rêve, le jour ouvre radieux ses bourgeons dans les champs du vide et je suis pareil à l’enfant qui appelle sa mère cent fois, heureux de pouvoir répéter : Maman, c’est Noël…
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Face à face…

Ganga, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

De la terrasse du palais, après avoir compilé les tables astronomiques, je me suis penché sur le fleuve infini. Tes millénaires d’existence se succèdent pour parfaire un frêle œillet d’Inde offert à Shiva. Ici, c’est ainsi que le temps passe. Dieu prend la forme d’un guru, apparaît à son adorateur, lui enseigne la vérité et qui plus est, purifie son esprit. Pendant ce temps, le fleuve accomplit sa tâche quotidienne, il se hâte vers les rives de la cité sacrée. Face aux crémations, le bois de santal adoucit l’air de son parfum. Sous ton grand ciel, en silence et en solitude, je me tiens devant toi face à face et je plonge dans les eaux vastes de la vie. L’air est impatient de me voir revenir, le vent s’élève, un frisson effleure ton lit. Là, près du gué, dans la petite barque, un homme inconnu joue de son luth.

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Les chemins de la vie…

Bains au bord du Gange, Varanasi, Inde, gildalliere, 2008

Ce matin il y a foule sur les chemins de la vie. C’est au lever du soleil que les pèlerins accomplissent leurs ablutions. Certains se brossent les dents ou se lavent les cheveux, dispersant la mousse autour d’eux. Des hommes se rasent, se savonnent. D’autres se gargarisent. On lessive, on rince, on barbote au milieu des déchets sacrificiels et des ordures dans une eau malgré tout éclaircie. La richesse du fleuve sacré ne fait pas tapage, sa pauvreté ne le ternit pas. Les deux l’embellissent.

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Les chemins de la vie…

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