Bacon en toutes lettres.

Ombre et lumière au centre Pompidou, gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Centre Pompidou

Je suis allé voir « Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou, et j’avoue que je suis resté hébété devant ces œuvres impitoyables. Mis à part la palette des couleurs : des roses, des jaunes, des rouges, des oranges, tous encadrés d’or, Bacon tue la mort sous toutes ses formes. La mort du vieillissement, la mort de la violence, du sexe, de la pisse, du sang, de la pourriture du corps. La mort de l’immanence et de l’illusion du temps, la mort de l’absence, la mort de l’oubli. Soixante œuvres majeures dont douze triptyques se perdent dans un labyrinthe douloureux. Ponctuant le parcours, six salles minimales diffusent des extraits de textes puisés dans la bibliothèque de l’artiste. Mathieu Amalric, Carlo Brandt, André Willis, Dominique Reymond, Hippolyte Girardot, et Valérie Dréville, mettent en résonance les mots choisis de Georges Bataille, T.S. Eliot, Joseph Conrad, Eschyle, Friedrich Nietzsche, et Michel Leiris. Ce que l’art nous dit, à la vue de tous ces corps enchevêtrés, c’est qu’il est souffrance. Je me suis réfugié dans l’entre-deux des portes closes du musée pour digérer.

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Bacon en toutes lettres.

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C’est le plus bel escalier de Paris

Plafond de l'escalier de l'hôtel de la Monnaie, gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Escalier d’Honneur/11 quai de Conti/Monnaie de Paris

Quoi qu’on dise, c’est le plus bel escalier de Paris. On loue l’extrême qualité de l’exécution, l’érudition et l’élégance du style du règne de Louis XIV. Unanimement perçu par la critique comme l’un des plus beaux morceaux du nouveau bâtiment de Jacques-Denis Antoine, l’escalier d’Honneur de la Monnaie de Paris ne cesse d’étonner par une ampleur et un raffinement qui, en son temps le laissaient sans équivalent. Occupant un volume d’une hauteur égale à celle d’un immeuble de six étages, il déploie noblement quelques quarante degrés qui, du niveau du vestibule aux colonnes doriques, mènent au piano nobile et aux enfilades de salons du palais. Lui-même inscrit dans un péristyle de colonnes ioniques, couvert d’une coupole percée d’un jour central et décorée d’un décor en trompe-l’œil, œuvre de Jean-Jacques Forty, l’escalier concrétise du fait de la richesse de son décor, un désir d’architecte qui ne pouvait se réaliser que dans le cadre d’une commande royale.

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C’est le plus bel escalier de Paris

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Un chamane intuitif

Patrick, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Entre le bleu et le gris de ciel, ses mains sont un soleil. Il pousse l’azur de ses dreadlocks et dans ses paumes d’énergéticien il y a des sourires et de l’émotion. Quand il me tient dans sa gestuelle, il s’attaque à la dualité corps-esprit qui m’obsède. Il me réconcilie avec mon corps, il me remet sur le chemin de la véritable liberté intérieure. Alors, Il observe les pensées qui surgissent, les émotions, les perceptions, il les hurle, il en pleure et il en rit, attentif à ma propre respiration et cela est merveilleux car dans ce lâcher prise, bercé par ses mots, ses mains et le tintement de ses bracelets grigris, il chasse les nuages de tous mes maux.

patrick.fernandez2@free.fr

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Un chamane intuitif

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Philanthropie

Melik Ohanian, AD rue de la Bûcherie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La compagnie des Philanthropes est un lieu de rencontre unique. Un patrimoine architectural extraordinaire. Avant d’ouvrir ses portes au premier semestre 2019, AD Intérieurs 2018 y organise l’exposition phare de la rentrée sous la thématique « Brut et Précieux ». L’exposition met en lumière les réalisations des plus grands décorateurs du moment développées avec l’aide des meilleurs artisans. Dans l’amphithéâtre de cet hôtel particulier du XVIIe siècle encore jamais ouvert au public, entre zones inachevées et décors précieux, l’artiste Melik Ohanian, Galerie Chantal Crousel, prend l’espace. Il évoque avec poésie un futur impalpable qui prend forme sous nos yeux sur l’idée que la Voie Lactée et la galaxie d’Andromède devraient entrer en collision dans 4 milliards d’années. Le miroir hémisphérique devient l’épicentre de l’espace, reflétant en une seule image l’œuvre et les personnes présentes.

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La marque blanche

Musée Galliera, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Le blanc laisse sa trace sur l’académisme du Palais Galliera. Martin Margiela s’efface derrière le blanc de son anonymat. Sa signature : une étiquette vierge cousue de quatre points au fil blanc. Son univers : un vocabulaire vestimentaire unique, un monde créatif immersif mis en scène dans un labyrinthe tracé pour l’occasion. Cent trente silhouettes qui retracent la carrière du très iconoclaste pionnier belge de la mode minimaliste. Jusqu’au 15 juillet.

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Tout fout le camp

Le Negresco, Nice, 2018
Photo/Gilles Dalliere

Que reste-t’il de la Côte d’Azur chère à Stéphen Liégeard ?
Que reste-t’il de la French Riviera ?
Que reste-t’il de la douceur du climat ?
La beauté des paysages du château d’If jusqu’au palais de Gênes est-elle toujours aussi chaude et saturée ?
Il ne flotte plus ce parfum d’oranger.
Il ne souffle plus ce vent de fraîcheur et d’insouciance au pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs.
Et même ce bleu du ciel et de la mer, ce bleu d’azur s’est grisé de l’incivilité des femmes et des hommes d’aujourd’hui.
Nice reste la capitale d’hiver de cet infini troublé, sa promenade reste défigurée à vie par la folie d’un homme et le Negresco, unique et intemporel, échoué au beau milieu des galets de la baie des Démons reste une extravagance de vieille dame, servie sur un plateau d’argent.
Aujourd’hui, les reines, les rois, les artistes, les créateurs de mode, les acteurs, ne s’y amusent plus comme au temps des années folles.
Que reste-t’il de ce subtil équilibre entre élégance et décontraction ?

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Cadrage

Rue Jean Goujon, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dalliere

À Paris, rue Jean Goujon, j’ai trouvé que cette porte, cette vitrine, ce regard, étaient vraiment dessinés pour durer éternellement. J’ai figé l’arrondi avec l’œil de verre de mon appareil-photo. Un œil fixe comme un œil artificiel. J’ai figé l’image comme pour en faire une carte postale et je m’aperçois que je n’ai même pas un timbre sur moi à coller dessus pour l’expédier quelque part.

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Cadrage

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Viva Villa !

Villa Radet, Paris, Montmatre, gildalliere, 2017

À Montmartre le festival Viva Villa réunit les œuvres des artistes des trois prestigieuses résidences artistiques, la Villa Médicis, la Villa Kujoyama et la Casa de Velázquez, autour du thème LES APPROCHES mise en évidence de la pluralité des disciplines – Arts plastiques, musique, cinéma, littérature, philosophie. En contrepoint de la présentation des travaux des résidents dans les ateliers et les jardins de Norvins, le festival propose des débats qui permettront d’interroger la question de la recherche et de la création artistique. Nuit blanche samedi 7 octobre. Accès Villa Radet 16, rue Girardon 75018 Paris. #festival#arts#artistsinresidence#musique#performance#cinema#ecriture#photography📷#blackandwhite#gildalliere#leicam240# @vivavillafestival

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Viva Villa !

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Le nouveau QG de l’art urbain à Paris

l'aérosol, Paris, gildalliere, 2017.jpg
Photo/Gilles Dalliere

C’est une explosion de couleurs. Et quand elle se montre innovante, ouverte et décontractée, la street culture est un formidable outil de promotion du savoir vivre ensemble. L’aérosol est le nouveau lieu branché de la capitale, une exposition phare haute en couleurs. Une occupation temporaire sur un site industriel histoire de réinventer le quartier entre La Chapelle et Rosa Parks. Une expérience qui permet de poser les premières pierres d’un partenariat entre Maquis-Art et Polybrid dont l’ambition à terme est de faire naître une agence à même de se positionner sur d’autres lieux temporaires où pérennes dédiés aux cultures urbaines. #lifestyle#foodtrucks#maquisartshop#walloffame#2017#photography📷#colorsplash#gildalliere#leicam240 @laerosol_paris

L’aérosol
54 rue de l’évangile
75018 Paris

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Le nouveau QG de l’art urbain à Paris

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l’épure géométrique

kérylos, détail d'architecture, gildalliere, 2017.jpg
Photo/Gilles Dalliere

C’est un lieu qu’il faut humer. Un lieu où les logiques ne sont pas que de marbre mais vouées à construire d’impossibles extases. Un lieu où l’on boit le bleu du ciel et le vert émeraude de la mer. Un lieu où il faut admirer l’immuable architecture que l’histoire nous laisse disponible. Un lieu où il faut se reconnecter à l’alfa et à l’omega. Un lieu où l’essentiel ne se commente pas. Une maison où sa grille, sa porte d’entrée, ses mosaïques, ses couloirs, ses escaliers, ses ouvertures, les lumières, la chaleur, les vues, les espaces et les non-espaces, les séparations et les non-séparations se vivent pleinement.

http://www.villakerylos.fr

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l’épure géométrique

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