La marque blanche

Musée Galliera, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Le blanc laisse sa trace sur l’académisme du Palais Galliera. Martin Margiela s’efface derrière le blanc de son anonymat. Sa signature : une étiquette vierge cousue de quatre points au fil blanc. Son univers : un vocabulaire vestimentaire unique, un monde créatif immersif mis en scène dans un labyrinthe tracé pour l’occasion. Cent trente silhouettes qui retracent la carrière du très iconoclaste pionnier belge de la mode minimaliste. Jusqu’au 15 juillet.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos

La marque blanche

Image

Projections

Musée Rodin, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière

En fait, je suis obsédé par la perspective, l’architecture et la beauté des lignes géométriques. J’aime que tout soit parfait. Je m’immerge dans les verticales et les horizontales. Je préfère mes cadrages à la réalité. Il y a de l’énergie dans la ligne, il y a de la folie dans la projection des ombres et de la lumière et j’y mets un peu d’ordre. Le cadre est calculé au millimètre prêt. Il y a de la froideur dans cette composition mais il y a un angle de lumière parfait.
#ligthandshadows#architecture#window#style#photography📷 @gillesdalliere @leicacamerafrance @museerodinparis

Clichés/architecture, Clichés/expositions, Clichés/interiors, Clichés/photos

Projections

Image

lignes de fuite

jeu de portes,Monnaie de Paris, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

La Monnaie de Paris est un lieu institutionnel dans lequel on circule avec un véritable sens du rythme et de l’espace. Je me suis attaché à ce couloir, les murs et les moulures sont peints d’un gris élégant très légèrement bleuté. La lumière douce et zénithale tempère le réalisme de l’exposition des installations de Gupta. Dans ce cadre, cette perspective à quelque chose de magique. L’aplat des cloisons, la rigidité verticale des portes ouvertes, les lignes géométriques des boiseries qui se superposent gardent une part de mystère et de poésie. Et au milieu de ce déballage artistique d’ustensiles de cuisine je cadre l’œuvre la plus singulière, la plus vivante et la plus concrète de cette exhibition : cette grande cheminée de marbre nue, subtilement lumineuse adossée sans effets sur le mur gris nuage.
En fait, je suis obsédé par la beauté, les perspectives, la géométrie, l’architecture. J’aime que tout soit parfait. Je m’immerge complètement dans la géométrie des lignes verticales où horizontale. Je préfère mes cadrages à la réalité. Il y a de l’énergie dans les lignes. Il y a de la folie dans la projection des ombres et de la lumière et j’essaie de capter cette folie et d’y mettre un peu d’ordre. Le cadre est calculé au millimètre prêt. Il y a une certaine froideur dans ce travail, lumière perfectionniste, jeu de la géométrie.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/expositions, Clichés/interiors, Clichés/photos

lignes de fuite

Image

Un nouvel infini

Subodh Gupta, la Monnaie, Paris, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

Au 11 Conti, j’ai rendez-vous avec l’artiste indien Subodh Gupta. Un drôle de banian m’accueille dans la cour d’honneur de la Monnaie de Paris. Un amoncellent d’ustensiles de cuisine forme une gigantesque tête de mort et des « dabbas » s’empilent comme des gratte-ciel. Plus loin, deux vélos se prennent pour des vaches sacrées. L’avant garde s’affiche au musée comme une provocation. Un univers qui puise son inspiration dans la culture populaire de l’Inde traditionnelle. Mais sortie du spectaculaire, de la démesure, quand est-Il de cette nature morte ? Si Gupta n’était pas devenu artiste il aurait été cuisinier et je médite devant cette œuvre : des ustensiles de cuisine aux couleurs usées s’entassent sous une lumière glauque dans un évier inoxydable. Aurait-il oublié d’essuyer la vaisselle ?

Clichés/expositions, Clichés/photos, Clichés/tendances

Un nouvel infini

Image

Le chant des couleurs

hermes-la-permanente-milan-design-week-designboom-01

 Il faut rendre hommage à l’architecte Charlotte Macaux Perelman et à Alexis Fabry. Il ne faut pas oublier le scénographe Hervé Sauvage pour l’extraordinaire mise en scène du monde d’Hermès à Milan. Sept blocs monochromes où les pans de murs se croisent pour donner naissance à des équilibres de présentation rigoureux. Les rapports chromatiques reposent sur une gamme de coloris vivement contrastés. Les murs, savamment habillés de zelliges, font danser la géométrie de leurs formes par la couleur. Les lignes verticales plongent dans les horizontales, une vision abstraite ou la lumière crée des diffractions étudiées. L’âme des formes, le chant des couleurs, la transparence de la matière, sont sous contrôle pour mieux ordonner et classer les collections exposées devant des rouleaux de papier dessinés à la main. Une promenade de rêve dans la ville.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions

Le chant des couleurs

Image

Comedia dell’arte

L'orangerie, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Ce célèbre tableau du musée de l’Orangerie est une commande de Paul Guillaume à André Derain. Il représente deux personnages de la Commedia dell’arte italienne : Arlequin dans son costume à losanges colorés, coiffé d’un bicorne et Pierrot dans son habit blanc à collerette, la tête recouverte d’une calotte noire. Ils sont figurés sur un fond neutre, dans une danse sans fin, tels des marionnettes ou des pantins. Leur regard ne se rencontre pas et l’expression de leur visage est grave. Ce que l’on sait, c’est que Pierrot est le portrait de Paul Guillaume et il y a dans ses yeux beaucoup de mélancolie.

Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/photos

Comedia dell’arte

Image

L’impertinence

8-Bourdelle-2615-def
Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock

Je suis en noir, seule, devant le plâtre monumental du centaure mourant d’Antoine Bourdelle. Je suis en noir parce j’aime ça. Je suis en noir en hommage à Balenciaga. Noir lumière, noir satin, noir jais, noir velours, à quelques millimètres près tu me cisèles la silhouette. Grâce à toi, je suis ajustée de la tête au pieds, vibrante comme une nuit sans étoiles à l’exemple de l’épure de ce technicien hors normes dont Dior disait : « Le vêtement était sa religion ». Je suis tout en noir. Austère ? Pas du tout, je suis audacieuse, piquante et fatale…
All in black, alone, before the monumental plaster of a dying centaur by Antoine Bourdelle. In black because l like it. In black in homage to Balenciaga. Black light, black satin, jet black, black velvet. It’s almost as if you were carving my silhouette. Thanks to you, I am a perfect fit from head to feet, vibrant, like a starless night, according to the example of the sketches of that peerless craftsman, of whom Dior once said :” Clothing was is religion”. All in black. Austere ? Not at all ! I am bold, barbed and lethal…

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/photos

L’impertinence

Image