Tridimensionnel

Lafayette Anticipations, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

Voilà bien une curieuse et sublime découverte que la réflexion démultipliée du ciel au Lafayette Anticipations. La cage de verre qui coiffe la tour d’exposition conçue par Rem Koolhaas reflète une composition aux rythmes rigoureux. Une image harmonique, presque mathématique, dans laquelle rythme et mouvement confèrent à la vision une tridimensionnalité inattendue d’une grande force expressive. Le temps s’est arrêté, suspendu, illimité, créant une atmosphère quasi irréelle où la confusion et l’aliénation règnent.

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Tridimensionnel

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Courants d’air

Calder, Picasso, gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière

Alexandre Calder, selon les termes de Jacques Prévert est l’horloger du vent. À l’hôtel Salé, les plafonds s’ornent des gammes et des accords de mouvements inconnus. Calder sculpte l’abstraction du vide. Il redessine l’espace. Une idée merveilleuse qui n’a de prise sur rien sinon sur l’air et les forces qui s’opposent, les énergies qui se balancent, les poids et les contrepoids qui s’appellent et se contredisent. L’imagination se réjouit de ces formes pures qui s’échangent à la fois libres et réglées, suspendues à presque rien, échappant à la pesanteur, ne s’équilibrant que par leur déséquilibre. Jusqu’au dimanche 25 août, à Paris, il y a de la poésie dans l’air.

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Courants d’air

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J’ai rêvé

Géométries sud, fondation cartier, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

Jorge Luis Borgès a dit : « j’ai rêvé la géométrie, j’ai rêvé la ligne, j’ai rêvé le plan et le volume. Le jaune, le rouge et le bleu. J’ai rêvé les mappemondes et les royaumes et le deuil à l’aube ». Hier après-midi, j’ai rêvé dépasser cette géométrie unique et je me suis perdu dans l’entre deux. J’ai rêvé de beauté, j’ai rêvé de bonheur, j’ai rêvé de se qui se voit parce qu’un nuage a disparu. J’ai rêvé de ce qui doit changer parce que des raisons fortuites entraînent ce changement. J’ai rêvé du reflet de la beauté et de l’élan de vie, j’ai rêvé…

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J’ai rêvé…

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Mystère de l’ombre et de la lumière

Escalier du musée d'art moderne, Lisbonne, gilles dallière, 2007
Photo/Gilles Dallière

L’escalier est le lieu idéal pour cacher un mystère ou se cacher dans le mystère de sa propre existence. C’est aussi une source d’inspiration, de recherche, de découverte des autres et de soi même.

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Mystère de l’ombre et de la lumière

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La mort du centaure

Musée Bourdelle, le centaure mourant, gildalliere, 2015
Photo/Gilles Dallière

Ce centaure passe des heures à mourir dans la communion parfaite des lumières et des contrastes de l’atelier d’Antoine Bourdelle. L’homme-cheval, rongé de douleurs parce qu’il est immortel, obtint finalement du sculpteur de mourir dans l’enceinte du théâtre des Champs-Élysées. Il meurt sans plainte ni faux-semblants, sans voyeurisme non plus, la tête posée sur son épaule. Jérôme Godeau écrit : «Si les frisons de la robe, l’ondulation des flancs sont d’un modelé sensuel, l’allongement de la taille, l’envasement du torse, l’étirement de la ligne du bras et du cou s’inscrivent dans la perfection d’une figure géométrique». Très haut, il tutoie les étoiles, les sabots profondément ancrés dans son socle de plâtre.

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Photographisme n°2, architecture recomposée

Cathedrale Antibes Tirage 5 A 1
Photo/graphisme/Gilles Dallière

Ici, c’est un hymne à la couleur. Il y a deux points essentiels : la photo, graphique de la cathédrale d’Antibes et l’abstraction des formes. Je glisse entre l’espace réel et la représentation de cet espace. J’inscris des rectangles sur des champs de couleurs unies, ceux de Notre Dame de la Platea. Les dessins géométriques polychromes s’y déploient et s’adaptent à l’architecture et l’ambiguïté de l’espace. Une théâtralité mesurée.

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Réflection

Mrs Russell, musée Rodin, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

À l’autre bout de sa vie, Marianna Mattiocco della Torre, épouse du peintre australien John Russell, pose pour Rodin déguisée en Saint-Georges. Dans les salles de l’hôtel Biron, son plâtre immobile baigne dans une lumière hésitante. Elle domine avec angoisse le paysage à l’entour. Étouffée dans sa cage de verre, elle est incapable de comprendre ce qu’elle fait au 1ère étage du musée Rodin. Elle attend que les premiers visiteurs apparaissent. Dans cette colonne de sculptures exposées elle cherche des yeux la silhouette des arbres qui se confondent avec la poussière. Elle sait, à cet instant, que quelque chose commence.

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