L’impertinence

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Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock

Je suis en noir, seule, devant le plâtre monumental du centaure mourant d’Antoine Bourdelle. Je suis en noir parce j’aime ça. Je suis en noir en hommage à Balenciaga. Noir lumière, noir satin, noir jais, noir velours, à quelques millimètres près tu me cisèles la silhouette. Grâce à toi, je suis ajustée de la tête au pieds, vibrante comme une nuit sans étoiles à l’exemple de l’épure de ce technicien hors normes dont Dior disait : « Le vêtement était sa religion ». Je suis tout en noir. Austère ? Pas du tout, je suis audacieuse, piquante et fatale…
All in black, alone, before the monumental plaster of a dying centaur by Antoine Bourdelle. In black because l like it. In black in homage to Balenciaga. Black light, black satin, jet black, black velvet. It’s almost as if you were carving my silhouette. Thanks to you, I am a perfect fit from head to feet, vibrant, like a starless night, according to the example of the sketches of that peerless craftsman, of whom Dior once said :” Clothing was is religion”. All in black. Austere ? Not at all ! I am bold, barbed and lethal…

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L’impertinence

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L’attente

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Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock

J’ai rendez-vous à Paris pour parler d’amour. Il est huit heures du matin à la gare d’Orsay. L’immense espace est miné de corridors et de salons aux plafonds très hauts chargés de peintures, de sculptures et de meubles hétéroclites… Toi, tu m’appelles Bilou Bilou et je t’ai donné rendez-vous au pied du cadran de l’horloge suspendue à l’éternité… Viens, fais tes bagages, viens me dire je t’aime. Tu me fais vivre des secondes interminables alors que je rêve d’heures inoubliables. Viens me retrouver pour parler d’amour, viens t’asseoir sur ma peau de velours. Viens, juste à l’aube grise, dominer Paris qui s’éveille…
I’ve a date in Paris to talk all about love. It is eight o’clock in the morning at the Gare d’Orsay. This huge space is riddled with corridors and lounges, with vast ceilings, adorned with a menagerie of different paintings, sculptures and furniture… You know me as Bilou Bilou and I have set a date for us beneath the clock face suspended in eternity… Come on, pack your bags and tell me you love me. The interminable seconds that pass as I await you are transformed into unforgettable hours in my dreams. Come and find me to talk of love, come and sit on my velvety skin. Com at the solemn dawn that greets the walking Paris…

La chaise Bilou Bilou, créée par Romeo Sozzi pour Promemoria sera exposée le 18 janvier à l’institut culturel italien.Métamorphosée par Alexandra de Garidel, Bruno Borrione, Elliott Barnes, Gilles et Boissier, Isabelle Stanislas, Stephanie Coutas, Sybille de Margerie, et Pierre-Yves Rouchon, l’exposition se prolongera au showroom Promemoria, 35 rue de Bellechasse 75007 Paris.

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L’attente

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La villa Massena

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Photo/Gilles Dalliere

Je suis fasciné par le portrait de la comtesse Caravadossi d’Aspremont née Elisabeth de Groot peint par Ignace Spiridon au XIXe siècle. Son regard est rempli de rayons et d’ombres tourné vers un crépuscule qui chante devant sa beauté. Le buste sculpté par William Behnes n’a qu’à bien se tenir devant l’élégance et la grâce absolue de cette femme de tête qui est morte au Caire en 1901. J’aimerais entrer dans cette vie, juste pour découvrir ce qu’elle fût à un moment où bougent les frontières sociales et politiques. J’aimerais trouver grâce à ses yeux dont la beauté minérale ressemblait à des pierres précieuses.

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La villa Massena

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Un état de siège à Paris

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Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock

Regardez-la, l’orgueilleuse basilique, elle écrase le pavé de la rue Saint-Rustique, si puissante à inspirer les artistes de la place du Tertre pour faire rêver l’humanité. Je ne suis qu’une silhouette frêle qui se détache de ce havre de silence feutré à l’abri des regards indiscrets.
Take a look at the mighty basilica, towering over the cobbles of Rue Saint-Rustique and inspiring the artists in Place du Tertre to weave dreams for humanity. I am but a frail silhouette breaking away from that haven of muffled silence-safely out of the gaze of prying eyes.

La chaise Bilou Bilou, créée par Romeo Sozzi pour Promemoria sera exposée le 18 janvier à l’institut culturel italien.Métamorphosée par Alexandra de Garidel, Bruno Borrione, Elliott Barnes, Gilles et Boissier, Isabelle Stanislas, Stephanie Coutas, Sybille de Margerie, et Pierre-Yves Rouchon, l’exposition se prolongera au showroom Promemoria, 35 rue de Bellechasse 75007 Paris.

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Un état de siège à Paris

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exploration photographique

Reflet dans l'oeuvre d'Anaïs Boudot, Paris, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dalliere/Anaïs Boudon

Je me permet de rendre le visible à l’invisible travail interieur d’Anaïs Boudon. L’expérience d’un regard qui fait vivre la matière et dans cette matière là j’y ai vu le reflet de la vie. #anaïsboudot#casadevelázquez#photography#reflexion#photography📷#gildalliere#leicam240# @vivavillafestival

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exploration photographique

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RODIN. L’EXPOSITION DU CENTENAIRE


Photos/Gilles Dalliere

Auguste Rodin au Grand Palais c’est des formes, du volume et de la matière. Cent ans après sa mort, les muscles, la puissance, l’indécence des femmes, les lignes de force restent intactes. L’abondance des plâtres, palpés, bricolés, nerveux, se débarrasse du superflu. Le marbre, inlassablement retravaillé se construit dans l’inachevé. Le bronze exploite les jeux d’ombres et dans ce noir bleuté, le rôle de la lumière y rayonne en permanence. D’entrée, au milieu de toute cette puissance se confrontent les sculptures de Baselitz, Wilhelm Lehmbruck, Ivan Mestrovic, Georg Kolbe, et Ossip Zadkine. De leur côté, Maillol, Bourdelle, Archipenko, Brancusi, Gaudier-Brzeska et Matisse exposent leurs études du torse. À la fin du parcours, on exploite les tensions qu’il a mises à jour. Elles s’accompagnent des œuvres tout en torsions de Markus Lüpertz, Eugène Dodeigne et Willem de Kooning. Et comme un hommage à notre nouvelle république, l’homme de bronze de 2,13 m de haut, musculeux et puissant avance accompagné des formes sèches et énergiques de l’homme qui marche de Giacometti.

22 Mars 2017 – 31 Juillet 2017
Grand Palais, Galeries nationales

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RODIN. L’EXPOSITION DU CENTENAIRE

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L’ATELIER BRANCUSI, UNE OEUVRE À PART ENTIÈRE.

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Photos/Gilles Dallière

Lundi dernier je suis aller à Beaubourg voir la rétrospective sur Pierre Paulin (Cliché : Pierre Paulin, le pouvoir du design). En arrivant sur la « piazza »je suis descendu dans ce jardin qui protège la reproduction de l’atelier parisien de Constantin Brancusi. Dans une douce lumière blanche orchestrée par Renzo Piano, 137 sculptures, 87 socles originaux, 41 dessins, deux peintures, 1600 plaques photographiques de verre et tirages originaux, sa guitare et son poêle sont figés semble t’il pour l’éternité.

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Brancusi est une des figures emblématique de la sculpture moderne du 20e siècle. À sa mort, en 1957, il lègue par testament à l’État français l’ensemble de son atelier au 11 de l’impasse Ronsin dans le 15e arrondissement de Paris. Une œuvre à part entière où les sculptures sont disposées en relation avec l’espace qui les contient. Un corps constitué de cellules qui se génèrent les unes et les autres dans une étroite relation spatiale.

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À la fin de sa vie, il ne se concentrera plus qu’a cette proximité là. Elle devient si essentielle que quand il vend une œuvre, il la remplace par son tirage en plâtre pour ne pas perdre l’unité de l’ensemble.

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Loin de la foule du centre Pompidou Renzo Piano a su préserver l’idée d’un espace très intérieur dans lequel s’infuse une lumière zénithale incroyable. Une respiration avant d’aller boire un dernier verre de vin blanc à la terrasse du George bondée de touristes en short et en tongs.

http://www.centrepompidou.fr

Clichés/expositions

L’ATELIER BRANCUSI, UNE OEUVRE À PART ENTIÈRE.

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