L’ombre et la lumière.

L'ombre et la lumière, Niki de Saint Phalle, Centre d'art la Malmaison, Cannes, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Niki de Saint Phalle/Ombre et lumière/La Malmaison/Cannes

“À travers les images, je piétine mon père, je l’humilie de toute mes forces et je le tue”.
Ce qu’une femme a fait, seule une femme peut le défaire.
De l’une venait toute consolation, (Jackie, 1965).
De l’autre, en arrière-plan, vient l’inconsolable, (Daddy : Crucifix, 1972).
À Cannes, la Malmaison et la Villa Domergue mettent en lumière les tourments de Niki de Saint Phalle. C’est l’amer et le suave. Deux gestes dans le même geste. Celui qui enfonce son couteau aux jointures, et celui qui croise la laine sur le tissu. Une main de brute pour saisir l’immense, une main de fée pour saisir l’infime.
C’est l’ombre et la lumière.

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L’ombre et la lumière.

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L’Iliade et l’Odyssée.

Bas-relief, villa Kérylos, Beaulieu sur mer, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Villa Kérylos/Beaulieu sur mer

J’ai tiré les rideaux sur le monde des mouches et des cafards, pour les ouvrir sur le Panthéon de Théodore Reinach. Je me suis mis à rêver des naufrages homériques, de l’Iliade et de l’Odyssée. Des armures balancées sur l’écume des mers. D’Ulysse qui quitte l’univers de Poséidon et du Cyclope pour rejoindre le monde du blé et de Pénélope. Les rêves d’un homme parfait, si vide, si pur, si transparent, que pour toute chose, les êtres et les objets viennent s’abreuver en lui.

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L’Iliade et l’Odyssée.

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Presque, est le nom du paradis.

La villa rouge, musée Matisse, gildallière, Nice, 2019 L1016314-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière/La villa rouge/Musée Matisse/Nice

Au beau milieu des oliviers, la villa rouge balance ses linteaux peints en trompe-l’œil sur les thermes de Cimiez. L’été, ces volets, cette lumière, ce décor, c’est comme si un secret était sur le point d’être levé. Je fraie mon chemin dans l’air bleu et la joie est tenue de rigueur. Le cadrage est serré. Ne cherche rien, regarde les persiennes, est-ce qu’elles cherchent, elles ?
Elles ne savent rien. Elles dansent avec le soleil sur des teintes saturées, presque primitives. Un équilibre qui convient à Matisse. Presque, est le nom du paradis.

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Presque, est le nom du paradis.

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Une pensée antique.

Entrée, Villa Kérylos, Beaulieu sur mer, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Péristyle/Villa Kérylos/Beaulieu sur mer

Dans la clarté d’une pensée antique, je contemple la mort de Talos après la conquête de la toison d’or. J’observe le retour d’Héphaïstos dans l’Olympe. Les scènes sont variées, mêlées de palmettes et de motifs conchyliologiques, évoquant les liens indéfectibles entre la civilisation grecque et le monde marin sur fond ocre jaune et rouge pompéien. Les lumières qui y traînent sont des lettres d’amour. Un amour qui ne demande rien, sinon d’être là. Un amour qui vous donne l’éternel, en passant. J’ai pris la liberté de regarder ces murs. De poser mon regard entre ces deux colonnes qui mènent à bien plus haut que moi : là où plus rien n’est à saisir, sinon l’insaisissable.

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Une pensée antique.

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indécent.

Les lustres de la Villa Domergue, Cannes, gildalliere, Nice, 2019
Photo/Gilles Dallière/Villa Domergue/Cannes

Je regarde le plafond du salon de la villa Domergue. Je tourne autour du lustre vénitien, une apothéose de cristal et d’or qui devient ambre avec le soir. Entre les colonnes asymétriques de l’escalier, je vois des anges et des nymphes signer un pacte secret. Mais à quoi bon te suspendre à des hauteurs vertigineuses si personne ne te voit ?

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indécent.

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La déesse de la jeunesse.

Hébé, Jean Coulon, Musée Cheret, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Escalier du Musée Chéret/Hébé/Jean Coulon/Nice

Je crois à l’incroyable pureté de la douleur et de la joie d’un cœur. Je vois sur le visage d’Hébé, couronné de fleurs, un sourire comme un point de source. Un sourire de marbre immortel. Tu as charmé Zeus, ton père, et il te confia la charge de servir à boire le nectar de la jeunesse qui continue à vibrer bien au-delà de la lumière des étoiles qui nous parviennent même quand elles sont mortes. Hébé, tu as le sourire de quelqu’un qui a tout trouvé : il n’y a plus de calcul ni de séduction.

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La déesse de la jeunesse.

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sculpture grecque, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Athènes

Nous sommes dans l’air des yeux vides. Dans ce monde là, ceux qui regardent à travers l’écran de leur téléphone portable, n’observent plus, ne pensent plus, tuent ceux qui pensent. Dans l’air mauve et aseptisé de ce musée, ils ne voient pas la lumière se battre contre les ombres, là où toutes les nervures de son marbre ressemblent à du ciel bleu.

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