Philanthropie

Melik Ohanian, AD rue de la Bûcherie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La compagnie des Philanthropes est un lieu de rencontre unique. Un patrimoine architectural extraordinaire. Avant d’ouvrir ses portes au premier semestre 2019, AD Intérieurs 2018 y organise l’exposition phare de la rentrée sous la thématique « Brut et Précieux ». L’exposition met en lumière les réalisations des plus grands décorateurs du moment développées avec l’aide des meilleurs artisans. Dans l’amphithéâtre de cet hôtel particulier du XVIIe siècle encore jamais ouvert au public, entre zones inachevées et décors précieux, l’artiste Melik Ohanian, Galerie Chantal Crousel, prend l’espace. Il évoque avec poésie un futur impalpable qui prend forme sous nos yeux sur l’idée que la Voie Lactée et la galaxie d’Andromède devraient entrer en collision dans 4 milliards d’années. Le miroir hémisphérique devient l’épicentre de l’espace, reflétant en une seule image l’œuvre et les personnes présentes.

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Philanthropie

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La marque blanche

Musée Galliera, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Le blanc laisse sa trace sur l’académisme du Palais Galliera. Martin Margiela s’efface derrière le blanc de son anonymat. Sa signature : une étiquette vierge cousue de quatre points au fil blanc. Son univers : un vocabulaire vestimentaire unique, un monde créatif immersif mis en scène dans un labyrinthe tracé pour l’occasion. Cent trente silhouettes qui retracent la carrière du très iconoclaste pionnier belge de la mode minimaliste. Jusqu’au 15 juillet.

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La marque blanche

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Projections

Musée Rodin, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière

En fait, je suis obsédé par la perspective, l’architecture et la beauté des lignes géométriques. J’aime que tout soit parfait. Je m’immerge dans les verticales et les horizontales. Je préfère mes cadrages à la réalité. Il y a de l’énergie dans la ligne, il y a de la folie dans la projection des ombres et de la lumière et j’y mets un peu d’ordre. Le cadre est calculé au millimètre prêt. Il y a de la froideur dans cette composition mais il y a un angle de lumière parfait.
#ligthandshadows#architecture#window#style#photography📷 @gillesdalliere @leicacamerafrance @museerodinparis

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lignes de fuite

jeu de portes,Monnaie de Paris, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

La Monnaie de Paris est un lieu institutionnel dans lequel on circule avec un véritable sens du rythme et de l’espace. Je me suis attaché à ce couloir, les murs et les moulures sont peints d’un gris élégant très légèrement bleuté. La lumière douce et zénithale tempère le réalisme de l’exposition des installations de Gupta. Dans ce cadre, cette perspective à quelque chose de magique. L’aplat des cloisons, la rigidité verticale des portes ouvertes, les lignes géométriques des boiseries qui se superposent gardent une part de mystère et de poésie. Et au milieu de ce déballage artistique d’ustensiles de cuisine je cadre l’œuvre la plus singulière, la plus vivante et la plus concrète de cette exhibition : cette grande cheminée de marbre nue, subtilement lumineuse adossée sans effets sur le mur gris nuage.
En fait, je suis obsédé par la beauté, les perspectives, la géométrie, l’architecture. J’aime que tout soit parfait. Je m’immerge complètement dans la géométrie des lignes verticales où horizontale. Je préfère mes cadrages à la réalité. Il y a de l’énergie dans les lignes. Il y a de la folie dans la projection des ombres et de la lumière et j’essaie de capter cette folie et d’y mettre un peu d’ordre. Le cadre est calculé au millimètre prêt. Il y a une certaine froideur dans ce travail, lumière perfectionniste, jeu de la géométrie.

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Un nouvel infini

Subodh Gupta, la Monnaie, Paris, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

Au 11 Conti, j’ai rendez-vous avec l’artiste indien Subodh Gupta. Un drôle de banian m’accueille dans la cour d’honneur de la Monnaie de Paris. Un amoncellent d’ustensiles de cuisine forme une gigantesque tête de mort et des « dabbas » s’empilent comme des gratte-ciel. Plus loin, deux vélos se prennent pour des vaches sacrées. L’avant garde s’affiche au musée comme une provocation. Un univers qui puise son inspiration dans la culture populaire de l’Inde traditionnelle. Mais sortie du spectaculaire, de la démesure, quand est-Il de cette nature morte ? Si Gupta n’était pas devenu artiste il aurait été cuisinier et je médite devant cette œuvre : des ustensiles de cuisine aux couleurs usées s’entassent sous une lumière glauque dans un évier inoxydable. Aurait-il oublié d’essuyer la vaisselle ?

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Le chant des couleurs

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 Il faut rendre hommage à l’architecte Charlotte Macaux Perelman et à Alexis Fabry. Il ne faut pas oublier le scénographe Hervé Sauvage pour l’extraordinaire mise en scène du monde d’Hermès à Milan. Sept blocs monochromes où les pans de murs se croisent pour donner naissance à des équilibres de présentation rigoureux. Les rapports chromatiques reposent sur une gamme de coloris vivement contrastés. Les murs, savamment habillés de zelliges, font danser la géométrie de leurs formes par la couleur. Les lignes verticales plongent dans les horizontales, une vision abstraite ou la lumière crée des diffractions étudiées. L’âme des formes, le chant des couleurs, la transparence de la matière, sont sous contrôle pour mieux ordonner et classer les collections exposées devant des rouleaux de papier dessinés à la main. Une promenade de rêve dans la ville.

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Comedia dell’arte

L'orangerie, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Ce célèbre tableau du musée de l’Orangerie est une commande de Paul Guillaume à André Derain. Il représente deux personnages de la Commedia dell’arte italienne : Arlequin dans son costume à losanges colorés, coiffé d’un bicorne et Pierrot dans son habit blanc à collerette, la tête recouverte d’une calotte noire. Ils sont figurés sur un fond neutre, dans une danse sans fin, tels des marionnettes ou des pantins. Leur regard ne se rencontre pas et l’expression de leur visage est grave. Ce que l’on sait, c’est que Pierrot est le portrait de Paul Guillaume et il y a dans ses yeux beaucoup de mélancolie.

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