Work in progress…

Tempête sur la Promenade des Anglais, Nice, gildalliere, 2018.

Je pense à cette vision comme à un décor, le vent en plus. Dedans, dehors, un spectacle permanent. Le décor est hanté, celui qui y pénètre ne le quitte jamais complètement, celui qui entre, entre dans le labyrinthe de la vie. Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner.

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Work in progress…

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Le chemin de la vie…

Le sentier de la plage du Dramont, gildalliere, automne 2021

Dans la vie, on chemine à la recherche de soi. Au bout du chemin qui mène au sémaphore, le jour s’éteint. Un an déjà. Les saisons se succèdent, la roue des nuits et des jours tourne sans fin. Le soleil et les nuages au-dessus jouent avec leurs jouets d’ombres depuis toujours. Je sonde l’espace, je l’interroge. Le sentier s’obscurcit. La brume de l’automne descend, fraîchement baignée dans la mer du Dramont.

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Le chemin de la vie…

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Quercus coccifera…

Quercus coccifera, massif de l’Esterel, le Dramont, gildalliere, automne 2021

Le chêne s’étire entre le clair-obscur de la nuit et l’aube transparente dans un remuement bruissant de branches rugueuses et de feuillage persistant. Le regard du jour fait frémir la nuit exténuée sur l’écriteau des nuages. À l’horizon, le voile d’ombre de l’infini glisse sur le rivage vermeil de la mer du levant et l’arbre, immense, l’habille de sa robe d’or vert et de son étole de vents.

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Quercus coccifera…

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Abstraction …

Le reflet de la villa Alfonsa dans les eaux du lac du Dramont, gildalliere, automne 2021

Mon regard se fait de plus en plus abstrait, il cherche à surprendre et joue volontairement sur les flous qui plongent dans les eaux noires du Cornet. Du haut des restanques de la belle Alfonsa, les pins et les blocs de porphyre bleu de l’Estérel, se souviennent des mineurs, des tailleurs de pierre, des marqueurs, des forgerons, des mécaniciens, des graisseurs, des gargotiers et des manœuvres qui ont marqué l’histoire des carrières du Dramont. Alors oui, j’écoute ce lac, il me parle du silence.

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Abstraction …

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Happy day…

Des ronds dans l’eau, lac du Dramont, Saint-Raphael, gildalliere, automne 2021

C’est mon anniversaire. Je regarde l’indéfini du côté du lac, et je ballotte dans des eaux moins tranquilles. La brume descend fraîchement baignée par la mer du Dramont. Le lac sans rive répond aux doux remuements des flots d’une aria et la risée frémissante des battements de mon cœur l’enlace de tous côtés. Sur la feuille du temps, ce jour laisse une empreinte légère qui pâlira à vue d’œil.

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Happy day…

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Le miroir d’eau…

Le reflet des mâts des voiles de Saint-Tropez dans le port, gildalliere, automne 2021

Rien de plus fascinant que ce miroir naturel, insolite, et changeant qu’est une surface d’eau réfléchissante. À quoi tient ce goût de la vision indirecte et de la réalité redoublée ?
Elle transforme le visible en image, m’en rendant l’apparence seule, délivrée de son poids de matière. Elle insère l’irréel dans le réel et le fantastique dans le quotidien. Elle nous présente un monde que je reconnais mais projeté dans un espace qui n’est plus le mien, où je n’ai accès que par mon regard, par ma pensée, comme s’il était rêvé.

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Le miroir d’eau…

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Qui voit le ciel dans l’eau…

Quand on regarde le ciel dans l’eau, Agay, le lac du Dramont, gildalliere, automne 2021

Le lac est si profond que le ciel s’y est mis. En rêvant le vent, l’écho des nuages et de l’eau qui les dédouble se trouble, et les vagues qui glissent à ma rencontre, reflètent le vide qui m’emporte tout en haut de la falaise de porphyre bleu qui dévide mille sentiers autour de l’Estérel. Il y a une ombre au tableau et il y a de la lumière. Elle dévisse jour et nuit les collines de pins d’Alep et de chênes de Cork.

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Qui voit le ciel dans l’eau…

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L’ATELIER BRANCUSI, UNE OEUVRE À PART ENTIÈRE.

centrepompidou Brancusi 4

Photos/Gilles Dallière

Lundi dernier je suis aller à Beaubourg voir la rétrospective sur Pierre Paulin (Cliché : Pierre Paulin, le pouvoir du design). En arrivant sur la « piazza »je suis descendu dans ce jardin qui protège la reproduction de l’atelier parisien de Constantin Brancusi. Dans une douce lumière blanche orchestrée par Renzo Piano, 137 sculptures, 87 socles originaux, 41 dessins, deux peintures, 1600 plaques photographiques de verre et tirages originaux, sa guitare et son poêle sont figés semble t’il pour l’éternité.

centrepompidou Brancusi 3

Brancusi est une des figures emblématique de la sculpture moderne du 20e siècle. À sa mort, en 1957, il lègue par testament à l’État français l’ensemble de son atelier au 11 de l’impasse Ronsin dans le 15e arrondissement de Paris. Une œuvre à part entière où les sculptures sont disposées en relation avec l’espace qui les contient. Un corps constitué de cellules qui se génèrent les unes et les autres dans une étroite relation spatiale.

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À la fin de sa vie, il ne se concentrera plus qu’a cette proximité là. Elle devient si essentielle que quand il vend une œuvre, il la remplace par son tirage en plâtre pour ne pas perdre l’unité de l’ensemble.

centrepompidou Brancusi 2

Loin de la foule du centre Pompidou Renzo Piano a su préserver l’idée d’un espace très intérieur dans lequel s’infuse une lumière zénithale incroyable. Une respiration avant d’aller boire un dernier verre de vin blanc à la terrasse du George bondée de touristes en short et en tongs.

http://www.centrepompidou.fr

Clichés/expositions

L’ATELIER BRANCUSI, UNE OEUVRE À PART ENTIÈRE.

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D’DAYS 2016 : LES CALLIGRAPHIES DU BOIS.

Éric Gizard et Manuel Volmar pratiquent une écriture chargée de mettre en avant l’empreinte du bois. Une quête purement esthétique et résolument contemporaine. Les photographies d’Éric révèlent en clair obscur des silhouettes frêles et sombres qui se détachent d’un silence immaculé. Un silence de toutes les solitudes, où seuls se font entendre la force de l’arbre et le frottement des branches dans le vent. Manuel est invité à cette tâche qui consiste à graver cette force dans l’empreinte de ses bois. Son trait, creusé puis pansé danse comme les branches d’un arbre dans le ciel, parfois lourd et parfois léger. Tout se mêle, images, surfaces, objets, intentions graphiques, expérimentations et même si certaines proportions sont à revoir, le fond est juste. Un travail à quatre mains où La fixation graphique prend un pouvoir décisif sur les lignes capturées en images et creusées dans le bois. Empreintes, à suivre jusqu’au 30 juin.

http://www.ericgizard.com
http://www.volmarmanueldesign.com

Manuel Volmar Et Eric Gizard
10 Rue Jean-Jacques Rousseau – 75001 Paris

Clichés/Inspiration

D’DAYS 2016 : LES CALLIGRAPHIES DU BOIS.

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Milan 2016, Romeo Sozzi : Arrêt sur image.

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Photo/Jo Pauwels

Le même soir du 13 avril 2016 (le chiffre porte bonheur), le « mâle aimé » du design présente sa collection « Night Tales » via Bagutta à Milan et en même temps alors qu’il souhaite « Kalì Nikta » au monde « del mobile », on le retrouve Galleria Vittorio Emanuele chez Rizzoli, romanesque, au bras de Silvia Nani et de Francesco Morace pour fêter comme il sait le faire, la sortie du livre, « Romeo Sozzi & Promemoria ». Un monde d’images, et j’en fais partie, riche, présenté dans un écrin que Prince aurait aimé ouvrir. Un « livre d’art » qui raconte à travers les mots choisis et décomplexés de Pierre Léonforte, la vie d’un homme qui ne se consacre qu’à son travail. Un homme du luxe, épicurien, moderne et raffiné. Un homme simple et sophistiqué, à la recherche d’une liberté qu’il n’a peut-être pas encore trouvée. Un homme qui partage sa vie entre son entreprise, « Promemoria », son appartement à Milan, et sa villa au bord du lac de Côme, plantée au beau milieu d’un jardin italien fait de graminées et d’essences exotiques. Son originalité vient de sa création, il aime la matière et de cette liberté se dégage une palette de couleurs qui parfois claquent comme les couleurs d’un drapeau. Son secret, ce sont ses passions. Rien n’est pire que le silence et si ses enfants incarnent la réflexion, le rire et le mouvement, il aime les femmes parce qu’il les trouve bien plus intéressantes que les hommes. La vitesse pour ne pas oublier le passé et s’efforcer de le transmettre. Les voyages ; aller-retour entre son métier, sa vie et ses démons. Son chien « Gin » et l’incontournable Dry-Martini. Il collectionne tout, jusqu’aux grenouilles. Il loge à la Scala, dévore les livres, dessine les lignes et les courbes de ses créations et leurs nombreux détails sur ses petits cahiers collector qui font que dans le monde du design il est une exception. Dans cet univers, entre « violence et passion » Romeo Sozzi avec la rare complicité de ses trois fils, Stefano, Davide et Paolo multiplie les atmosphères et les perspectives à la recherche de la perfection.

ROMEO SOZZI & PROMEMORIA
La manifattura dei sogni
De Pierre Léonforte
284 pages – 24×31 cm
€ 75,00
Editeur: Rizzoli
http://www.rizzoli.eu
http://www.promemoria.com

Clichés/livres

Milan 2016, Romeo Sozzi : Arrêt sur image.

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