Nathanaël…

Statue funéraire et honorifique de Marcellus, Grand-Palais, gildalliere, Paris, 2014

« Nathanaël… Nathanaël 
Apprends à te baisser 
Jusqu’aux insuffisances et jusqu’aux limites des résignés 
Et à te hisser bravement 
Au-dessus des toises des prétentions des possédants
Quand à ta propre mesure, néglige-la toujours 
Parce qu’elle grandira assez d’elle même 
De ta compassion pour tous les êtres et toutes les choses 
Que tu guideras prudemment depuis le fond de ton cœur savant ».

Poème de Philippe Siméon, Photo Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre III, LE CYCLE DE NATHANAËL, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Nathanaël…

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Les vagues de blé…

Terrain vague, Cythère, gildalliere, 2015

« Apprends-moi à découper la vie à mes fenêtres 
Sans déchirer les mondes de tous côtés 
Sans arracher aux êtres leurs croyances surannées 
Apprends-moi seulement à naviguer avec ces vagues folles 
Comme les blés 
Qui déferlent sur la grève de la vie éphémère 
Au bout de leurs longues courses solitaires ».

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre I ; SUITES CHAMANIQUES, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet 

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Les vagues de blé…

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Dialogue avec la grâce…

« Tu t’es lovée
Comme une perle entrouverte
Pudique et résignée 
Comme la nacre de tes ailes 
L’éther n’avait plus besoin de belles cantilènes
Le musc s’évadait de la seule bouche de l’air qui t’aime 
Mais ce visage reflétant ensemble l’amour et la détresse 
Révélait-il un paysage d’ombre surgi du fond de la tristesse ? »


Poème de Philippe Siméon, photo Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre IV ; DIALOGUE AVEC LA GRÂCE, aux éditions St.Honoré. Parution fin juillet.

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Dialogue avec la grâce …

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Où que me porte mon voyage…

C’est la suite de la promotion du livre « LE LIVRE DES INVOCATIONS » de Philippe Siméon illustré par mes images. Mais ce soir je devrais être sous ces oliviers en Grèce dans mon île préférée et malheureusement un accident m’oblige à rester à Paris . Cette photo ouvre le premier chapitre du livre dont voici le texte.

« Apprends-moi à vivre avec le monde 
Sans vies passées
Sans sentiment de finitude 
Et sans convoitise entre les pieds
Apprends-moi à renaître simple et frêle 
Comme un oiseau 
Qui ne s’effarouche que devant les défis des vents et des eaux ». 

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre I ; SUITES CHAMANIQUES, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Où que me porte mon voyage…

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Les mémoires d’Hadrien…

Antinous dit Antinous d’Ecouen, favori de l’empereur romain Hadrien, copie du 18e siècle, musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

« L’amour, le plus sage des dieux… Mais l’amour n’était pas responsable de cette négligence, de ces duretés, de cette indifférence mêlée à la passion comme le sable à l’or charrié par un fleuve, de ce grossier aveuglement d’homme trop heureux, et qui vieillit. Avais-je pu être si épaissement satisfait ? Antinoüs était mort. Loin d’aimer trop, comme sans doute Servianus à ce moment le prétendait à Rome, je n’avais pas assez aimé pour obliger cet enfant à vivre. »
Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, « Saeculum aureum », 1951 Éditions Gallimard.

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Les mémoires d’Hadrien …

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Antinoüs Mondragone…

Portrait d’Antinous Mondragone, marbre, antiquités, Rome, 100 av. J.-C. -_500 ap. J.-C., musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Hier après-midi, j’ai fait la connaissance d’Antinoüs Mondragone au Louvre. Il n’a que seize ans. Sa tête s’incline en avant sous le poids de sa chevelure nocturne. Son visage est large, l’allongement de ses paupières fait paraître ses yeux obliques. Il se caractérise par sa crédulité et son ignorance. Face à moi, son attribut premier est sa beauté…Autour de moi, le silence…Antinoüs, idéaliste et exalté est mort. Il s’est suicidé à vingt ans par amour pour l’empereur Hadrien qui ne connaissait que le désir et son assouvissement. Hadrien, mal à l’aise devant la force du sentiment de son jeune amant le blesse moralement et physiquement. Éperdument malheureux il transformera cet amour en œuvre d’art n’ayant pas le droit de déprécier le singulier chef-d’œuvre que fut son départ.

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Antinoüs Mondragone…

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Sur les traces d’un passé glorieux…

Détail des portes des salons d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Le blanc et l’or dominent sur les lambris des salons de réception de l’Hôtel de la Marine. Le vert émeraude des damas s’impose contre les tons pastels et les motifs fleuris dans l’ameublement des appartements du XVIIIe siècle. La redécouverte des formes antiques encourage la multiplication des pilastres cannelés, des chambranles surchargés, des trépieds, des cassolettes, vases à la grecque ou amours pompéiens. Tout ici donne à voir le cadre d’une société brillante. Les glands réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont ici tissés d’or et encadrés de lumière. 

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Hors du temps…

Détail de la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Dans la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, je reste fasciné par le clair-obscur et le travail des cinquante corps de métier qui ont contribué à la restauration du monument. La chambre croule sous les damas, les velours et les soieries d’époque. Le rouge domine les motifs néoclassiques et donne à l’ensemble un cachet incomparable. Les fantastiques glands de rideaux, réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont d’une sophistication inégalée.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

L’escalier d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

L’Hôtel de la Marine a été construit entre 1757 et 1774 sur les plans de Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du roi Louis XV. Les décorateurs, Joseph Achkar et Michel Charrière, ambassadeurs du siècle des lumières, lèvent le voile sur ce chantier hors norme où le décor s’exprime en majesté. Ils sont allés dans le sens du lieu que Pierre-Élisabeth Fontanieu, intendant du Garde Meuble en fait : le premier musée des Arts décoratifs de France, où toute l’Europe se déplace pour venir voir les collections du roi. L’escalier d’honneur est une prouesse architecturale. En effet, les poussées sont rejetées sur les murs d’appui donnant sur la place de la Concorde et le passage de l’Horloge.

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Thésée combattant le Minotaure…

Œuvre du sculpteur Etienne-Jules Ramey (1796-1852), Thésée combattant le Minotaure, marbre, 1821-1827, hommage au photographe allemand Herbert List, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, 2021

Thésée, ta présence commence là où finit ton corps. Au royaume de Trézène, tu apprends que tu es le fils d’Égée, souverain d’Athènes. Tous les neufs ans, Minos, roi de Crète, exige de ton père un sacrifice pour lui épargner la colère de Zeus : sept jeunes hommes et sept jeunes filles doivent être jetés en pâture au Minotaure. Ta voix, tes yeux, ton front, tu ne peux pas être plus nu, ton glaive affronte, encore plus noir que son ombre, la redoutable créature. Le Minotaure meurt et ton corps redonnera de l’humanité aux personnages de marbre saisis dans leur pureté polie par le temps et immortalisé par le photographe allemand Herbert List à qui je rends hommage.

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Thésée combattant le Minotaure…

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