Rive gauche, rive droite.

CASSINA RIVE-DROITE_1

À l’occasion de son 90ème anniversaire Cassina ouvre son deuxième showroom parisien rive droite.
La directrice artistique de la marque, Patricia Urquiola, cloisonne l’espace de 230m2 par la couleur et grâce à des éléments contemporains comme des plaques de verre et des cloisons en aluminium. De part et d’autre d’un axe en terrazzo, les produits emblématiques de la marque sont revisités. Le bleu, l’orange, le rouge, le noir, soulignent des mises en scène accueillantes, séparées par des écrans graphiques en aluminium anodisé créant des perspectives variées au gré de l’éclairage. Une philosophie qui lui permet de s’accaparer l’espace avec générosité tout en développant des capacités de réflexion autour d’un design créatif. Un lieu de vente, oui, mais un regard inspiré qui casse nos codes de perception pour mieux s’ouvrir à une nouvelle créativité imaginative.

Cassina Rive-Droite
129 rue de Turenne 75003 Paris
cassina.com

Céramique, Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design

Rive gauche, rive droite.

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LA LUMIÈRE EN APESANTEUR

Le silence règne encore quand le cristal rencontre la lumière. « Folia » créée par Noé Duchaufour-Lawrance invite à ouvrir les yeux sur plus de 400 ans de savoir faire à la manufacture de Saint-Louis. Les vingt-cinq objets de la collection font vaciller la taille et mettent en valeur l’éclat du cristal. Au bout de la nuit, après deux ans de travail, l’indomptable collection associée au bois balance son rai de lumière comme une armure d’ombres portées pour mieux protéger sa fragilité. Il faut le regarder l’orgueilleux cristal si puissant à inspirer les artistes pour faire rêver un futur que j’espère encore passionnant. Lampes à poser, lampadaire, bout de canapé, carafes, flûte à champagne, verre à vin, verre à eau, bougeoirs et miroir vacillent dans un souffle aux formes résolument nouvelles.

saint-louis.com
contact@neonata.fr

Clichés/collection, Clichés/design

LA LUMIÈRE EN APESANTEUR

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Réinventer le bois pour l’art

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Photo/Richard Alcock/Gilles Dalliere

La table basse « KYOTO » de Gianfranco Frattini, la boite à secret de Carl Magnusson et Emanuela Frattini Magnusson, les cadres « CORNICE D’ORSAY », le lutrin « LEGGIO D’ORSAY », les coupes, le marque page de Gae Aulenti, la bibliothèque tournante de Cini Boeri, l’étagère de Mario Bellini, c’est Romeo Sozzi et son directeur artistique  Michele de Luchi qui en parlent le mieux.

À Brera, au cœur de Milan, ce carambolage de bois précieux renaît entre ombre et lumière dans le nouveau showroom « BOTTEGA GHIANDA ». Ode au noir qui marque l’espace pour mieux mettre en valeur les courbes des bois précieux, ultra sensibles, de l’ébéniste Pier Luigi Ghianda sur des consoles ovales tapissées de cachemire. Une mise en scène radicale dans un décor sur mesure où chaque objet tient le premier rôle. Sublime…

Bottega Ghianda
Via Formentini, 9
20121 Milano

http://www.bottegaghianda.com

Clichés/adresses

Réinventer le bois pour l’art

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Pierre Paulin, le pouvoir du design.

empillage de chaises %22Tongue%22 1967 Artifort

Le fauteuil qui tire la langue, le canapé en forme de serpent, le tapis volant c’est lui.

Les fauteuils qui ont perdu leurs pieds, le tapis qui grimpe au mur, l’araignée qui éclaire le plafond, c’est encore lui.

Jusqu’au 22 août, Le centre Pompidou consacre une exposition monographique sur l’œuvre de Pierre Paulin à travers une centaine de meubles, maquettes et 35 dessins virtuoses qui, à l’ère du numérique, prennent un sens tout particulier. Il nous regarde dès l’entrée, vif et heureux de la place qui lui est enfin attribuée. 50 ans de création qui commencent en 1950, diplôme de Camondo en poche. Comme dessinateur de formes sous le conseil de Maxime Old, il entre dans l’agence de Marcel Gascoin. Il dessine des formes simples, épurées et sensuelles, adaptées au symbole d’un modernisme social et à un mode de vie résolument décontracté. En 1951, il découvre le design scandinave à la suite d’un voyage. Il multiplie plus de 200 assises pour le fabriquant néerlandais Artifort. Entre 1954 et 1959 Pierre Paulin créé pour Thonet France un mobilier à destination des collectivités. C’est à ce moment là qu’il met au point le brevet d’un jersey extensible qui lui permet d’inventer un nouveau langage. Il gomme les structures pour en faire des taches chromatiques à fleur de sol. En 1971, Il est l’auteur de la transformation des appartements privés de Georges Pompidou à l’Élysée. En 1983 François Mitterrand lui confie le célèbre « Salon Doré ». C’est en 1975 qu’il fonde avec sa femme Maïa Wodzislawska et Marc Lebailly, ADSA (Architectural Design SA). Rejoint par Michel Schreiber et Roger Tallon, ils participent au déploiement d’une nouvelle approche du geste autour des notions du design industriel et du design global. Ils révolutionnent une manière de penser le mobilier, ils inventent un nouvel art de vivre, une nouvelle mobilité de l’habitat. Ils sculptent les lignes d’un monde qui fait qu’aujourd’hui Pierre Paulin marque indéniablement l’histoire de la création française. Un homme hors du commun.

http://www.centrepompidou.fr

Clichés/expositions

Pierre Paulin, le pouvoir du design.

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Promemoria : une édition haute couture.


Photos/Daniele Cortese

Ce 16 juillet 2016, l’air est chaud à Milan presque étouffant. En sortant du Palais Borromée d’Adda, je déjeune au frais dans les jardins de la Trattoria Bagutta, un décor incroyable chargé de l’histoire des peintres qui firent la gloire de ce quartier. En sortant je glisse sur les larges pavés de cette petite voie dont la seule particularité est qu’elle débute à l’entrée de la fameuse Piazza San Babila, plaque tournante de la couture internationale, jusqu’à rejoindre la fameuse via Sant ‘Andrea. Chez Promemoria, j’entre dans un rêve. Une dimension différente m’offre le sentiment d’une secrète intimité. D’étages en étages, je laisse le temps couler devant la présentation de cette collection « Night Tales » qui m’entraine « au bout de la nuit ». Je m’installe à ce bureau dont la résonnance du cuir mat et lisse scellé dans le bronze, encadré par la richesse des caissons en Mahogany me fascine. Il y a dans la veine de ce bois exotique une subtilité qui plus que la lumière directe semble favoriser les formes sobres de la structure du mobilier. Devant le canapé, la force et la vigueur de la marqueterie d’ébène de la table basse, « Plenilune » est magistralement mise en scène. Passé l’escalier, le buffet « La Belle Aurore », abrite ses secrets, replié dans le reflet d’un orgueilleux miroir « Ey-De-Net » encadré de cuir vert. Je prends la pose devant la beauté intrinsèque de la mise en scène orchestrée par la bibliothèque « Nightwood » et l’envie me gagne de me laisser convaincre par l’assise en cuir d’un rouge prononcé du fauteuil « Rachelle ». Mon regard croise l’insolente dynamique des chaises « Vespertine ». Le minimalisme maîtrisé du canapé « Nocturne » se détache de ce silence feutré m’invitant à m’asseoir, un verre de Dry Martini à la main. Oui le calme existe et c’est le vent d’été qui m’a déposé à Milan, 13 via Bagutta. L’illusion est renforcée par l’emplacement remarquable du lit « Kalì Nikta » dessiné par Davide Sozzi. Il offre une palette de couleurs sourdes dont le bois de hêtre se fait l’écho. Il y a des gens comme ça, qui passent leur vie à repousser les limites d’un luxe intemporel. Romeo Sozzi est un as de ce genre singulier.
http://www.promemoria.com

Clichés/design

Promemoria : une édition haute couture.

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Mise en scène autour d’une chaise : inspiration.

J’aime l’Afrique et ce qui est inspiré de la culture Africaine. Les trois designers espagnols, Laura Blasco, Juanmi Juárez et Alex Estévez (Mermeladaestudio) ont été fascinés par une petite chaise à palabres africaine sculptée dans le bois. La forme, basse et étroite, l’angle de l’assise confortable, la structure robuste les entrainent à faire cette expertise : créer une assise, faire ressurgir cette mémoire du beau et de l’utile. « Jambo-Africa » éditée par Moroso est une chaise robuste et élégante qui m’a inspirée toute une série d’images autour de sa ligne. Des images de matières, de couleurs, ethniques mais pas trop, qui m’offrent un sentiment d’intimité dans un autre monde. Je l’ai associé à une table basse : la « Pylon Gradient Wood » créée pour Diesel Living Moroso dont la texture du plateau de chêne est très particulière.
http://www.moroso.it
http://www.mermeladaestudio.es

Clichés/design

Mise en scène autour d’une chaise : inspiration.

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D’DAYS 2016 : PALME D’OR

Emiliano Salci et Britt Moran, exposent pour la première fois aux D’Days la collection  Palmador.
Une correspondance intime au cœur de Saint Germain-des-Prés que le très milanais tandem de Dimorestudio met en scène avec « maestri ».
Palmador  : c’est une collection de meuble, un jeu de surfaces géométriques et polychromées accompagnées d’une série de tapis qui accentuent le graphisme du mobilier. La table « Big One » et le paravent « Totem » s’accaparent le lieu avec virtuosité. Dans l’atelier, les transparences de « Esa » et « Penta » composent une véritable partition contemporaine. Elles s’immergent dans une explosion de lignes géométriques sans issue de secours. L’installation n’est pas si facile dans le cadre historique du musée Eugène Delacroix . Un lieu intime et magique où ces impressionnantes pièces d’ameublement contaminent l’espace de façon radicale. Les œuvres de Delacroix se reflètent à souhait dans les notes dissonantes d’un laque qui explose de couleurs. La géométrie des lignes y prend ses quartiers pour mettre tous nos sens en alerte. Un choc de générations divinement orchestré par ce duo de décorateurs.
http://www.dimorestudio.eu
http://www.musee-delacroix.fr
http://www.ddays.net

Clichés/design

D’DAYS 2016 : PALME D’OR

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