Work in progress…

Tempête sur la Promenade des Anglais, Nice, gildalliere, 2018.

Je pense à cette vision comme à un décor, le vent en plus. Dedans, dehors, un spectacle permanent. Le décor est hanté, celui qui y pénètre ne le quitte jamais complètement, celui qui entre, entre dans le labyrinthe de la vie. Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner.

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Work in progress…

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Abstraction …

Le reflet de la villa Alfonsa dans les eaux du lac du Dramont, gildalliere, automne 2021

Mon regard se fait de plus en plus abstrait, il cherche à surprendre et joue volontairement sur les flous qui plongent dans les eaux noires du Cornet. Du haut des restanques de la belle Alfonsa, les pins et les blocs de porphyre bleu de l’Estérel, se souviennent des mineurs, des tailleurs de pierre, des marqueurs, des forgerons, des mécaniciens, des graisseurs, des gargotiers et des manœuvres qui ont marqué l’histoire des carrières du Dramont. Alors oui, j’écoute ce lac, il me parle du silence.

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Abstraction …

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Le miroir d’eau…

Le reflet des mâts des voiles de Saint-Tropez dans le port, gildalliere, automne 2021

Rien de plus fascinant que ce miroir naturel, insolite, et changeant qu’est une surface d’eau réfléchissante. À quoi tient ce goût de la vision indirecte et de la réalité redoublée ?
Elle transforme le visible en image, m’en rendant l’apparence seule, délivrée de son poids de matière. Elle insère l’irréel dans le réel et le fantastique dans le quotidien. Elle nous présente un monde que je reconnais mais projeté dans un espace qui n’est plus le mien, où je n’ai accès que par mon regard, par ma pensée, comme s’il était rêvé.

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Le miroir d’eau…

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Dans le vent…

Les voiles de Saint-Tropez, gildalliere, automne 2021

Les mâts des voiles de Saint-Tropez découpent leur espace, leur perspective, dans l’épaisseur d’un ciel d’automne. La pluie menace. De ponton à ponton, la cité de Suffren résonne de touristes. La beauté des maxis se faufile le long du chenal et les sirènes des bateaux retournent à quai pour y dormir.

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Dans le vent…

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Jeu de cache-cache…

La jungle du Petit Palais, Paris, gildalliere, 2021

Au milieu de la cour intérieure du Petit Palais, il y a un jardin comme une jungle et deux bassins de bel- albâtre. Partout, le Théorème de Narcisse de Jean-Michel Othoniel. Tout autour, en demi-cercle, de gros piliers de calcédoine et de porphyre et des arcs à l’antique sous lesquels se trouvent des galeries, longues et vastes, ornées de noeuds sauvages, reflets du monde mystérieux de l’artiste.

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Jeu de cache-cache…

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L’illusion de la vie…

Les mosaïques du Petit Palais, Paris, gildalliere, automne 2021

La légende dit qu’il faut savoir lever les yeux pour percer tous les secrets de Paris. Le plus beau des spectacles se joue parfois à terre, juste sous mes pieds. Il prend la forme de splendides mosaïques. J’ai posé mon regard sur les sols du Petit Palais. Un carrelage à motifs géométriques en grès-cérame signé Giandomenico Facchina. Il existe des cultures dans lesquelles une mosaïque ne finit pas par devenir un produit mais se contente de rapporter des histoires secrètes, des mémoires, des mystères, qui sans cela, ne seraient jamais apparus. Ces volutes ont été inventées pour accompagner les gens dans les illusions de la vie.

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L’illusion de la vie…

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Oeuvre d’art…

Chef-d’oeuvre de ferronnerie, escalier du Petit Palais, Paris, gildalliere, Automne 2021

Dans les années 1900, une élite réagit contre les pasticheurs académiques, en puisant son inspiration dans les formes végétales. Charles Girault conçoit le Petit Palais comme un musée modèle qui associe avec élégance les références classiques, le style Art Nouveau et les innovations techniques. La ferronnerie en est un élément majeur. Deux escaliers sous les rotondes fédèrent et justifient toutes les audaces culturelles. Cette savante maîtrise de l’espace met en avant la qualité exceptionnelle des détails floraux de la rampe. Une œuvre raffinée, libérée de sa ténébreuse marginalité.

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Oeuvre d’art…

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L’écrasement du temps…

Le regard du Nil sur le démontage du défilé Dior, marbre de Lorenzo Ottone, jardin des Tuileries, Paris, automne 2021

Que regarde la statue ? Elle regarde un temps auquel elle n’appartient pas. Une époque que son auteur, Lorenzo Ottone, n’a pu envisager. Elle contemple, stoïque, le chemin qu’elle a parcouru. À moi d’imaginer les événements traversés, les hasards auxquels nous devons sa présence. « Le Nil » sculpté prend alors tout son sens. Le regard de marbre se laisse happer par la destruction des bâches blanches du défilé Dior. Écrasement du temps, ce que cette photo donne à voir n’est pas là mais cela a bien été.

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L’écrasement du temps…

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Fashion victime…

Le Tibre de Pierre Bourdict, fashion-week, Dior, Jardin des Tuilleries, Paris, gildalliere, automne 2021

Dior aurait-il empaqueté le grand bassin octogonal du jardin des Tuileries ? Nous sommes en pleine Fashion week et mardi 28 septembre à 14h30 le marbre « Le Tibre », sculpture de Pierre Bourdict s’est retrouvé backstage au défilé des collections de prêt-à-porter femmes « printemps/été 2022 ». Et oui déjà. À l’intérieur du cube blanc, beaucoup de noir et beaucoup de couleurs. L’imaginaire de cette collection se nourrit de curiosité et de désirs. Maria Grazia Chiuri explore la longue période où Marc Bohan était le directeur artistique de la maison. Mais dans le noir, pas de bassin octogonal. Il s’était faufilé sous le podium ludique, pop et hypnotique qui rendait hommage à l’œuvre d’Anna Paparatti, figure emblématique de l’art italien des années 60. 

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Tapis rouge…

Les géométries de l’architecture du Mobilier National, Auguste Perret, Paris, gildalliere, 2021

À travers la fenêtre de l’atelier, port du masque et passe sanitaire obligatoire, je me suis mis à aimer ce béton corrodé, ces lignes géométriques où s’attarde la lumière des ombres, le store blanc baissé, la poussière du soleil sur les meubles et les luminaires des années 1930-1950 superbement restaurés. J’aime l’élégance de l’ordonnance des bâtiments posés en carré autour de la cour d’honneur fermée par une colonnade, le tapis rouge d’Emmanuel Macron, les variations de textures, les couleurs d’agrégats et les badigeons colorés. Le clou de la visite : le drap mortuaire du retour des cendres de Napoléon Ier en 1848. C’est aussi ça le Mobilier National.

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Tapis rouge…

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