La salle de bain…

la cabine de douche, belgique, gildalliere, 2012

« Lorsque j’ai commencé à passer mes après-midi dans la salle de bain, je ne comptais pas m’y installer ; non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire, parfois habillé, tantôt nu. Edmondsson, qui se plaisait à mon chevet, me trouvait plus serein ; il m’arrivait de plaisanter, nous riions. Je parlais avec de grands gestes, estimant que les baignoires les plus pratiques étaient celles à bords parallèles, avec dossier incliné, et un fond droit qui dispense l’usager de l’emploi du butoir cale-pieds. »… La salle de bain de Jean-Philippe Toussaint. 

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

La salle de bain…

Image

La lumière danse…

Danser les ombres, cimetière de Montmatre, Paris, gildalliere, 2021

Elle est là. Je passe toujours devant elle dans le cimetière de Montmartre du côté de Dalida. Elle ne s’appelle pas, il y a juste la profondeur de la mort. Les épreuves du temps l’ont forcée, l’ont enlevée à l’existence qu’elle avait espérée, mais elles ne lui font pas baisser les yeux. Elle est là, devant moi, au soleil traversant, sans plainte. Elle est belle dans la lumière du passé filtré par les errances d’aujourd’hui.

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

La lumière danse…

Image

Mouvement d’art…

Mouvement Art Déco, escalier de l’hôtel Martel, rue Mallet-Stevens, Paris, Robert Mallet-Stevens (1927). gildalliere, 2010

Ici tout est dans l’espace et le mouvement. C’est un endroit où le regard se réfléchit lui-même à l’intérieur de la vue, de telle sorte que l’architecture y reste prise. Entre 1926 et 1927, Robert Mallet-Stevens sculpte l’espace et le silence. En construisant la villa-atelier des frères Martel, il nargue les architectes et les décorateurs de l’époque dont la mission n’a jamais été que de remplir. L’escalier apparaît dans ce qu’il élimine. Il va chercher la lumière vers un ciel qui semble plus clair qu’ailleurs. Elle s’empare de lui, le possède, l’apaise. Elle enveloppe la cage que la main courante s’approprie en la vidant.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Mouvement d’art …

Image

Décrépitude de l’instant…

Les vestiges de la rue de Hauteville, Paris, gildalliere, 2021

Au fond de la cour d’un immeuble de la rue de Hauteville, je me suis souvenu de ces jours délicieux où mon amour à ton cœur savait se faire entendre. Tout a changé, et aujourd’hui, sous ce porche, tu n’as plus rien à dire et tu m’arrêtes avec un froid sourire, coincé au creux de ton alcôve. Il fut un temps, où dans cet escalier, j’y trouvais cette molle langueur, ce tendre feu que le désir fait naître. Les murs sont décrépis, la lumière est blafarde, la main courante fait défaut, tout est changé, tout, excepté mon amour.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Décrépitude de l’instant…

Image

La lumière de l’ombre…

Ombre suspendue, pass Dénommé D9,Rue Saint-Lazare, Paris, gildalliere, 2021

Le soleil moqueur d’avril perce ton sommeil. Alors tu accompagnes ton ombre jusqu’au soir. Les murs ne te retiennent pas. La maison est poreuse, abandonnée, triste, livrée à elle-même au fond d’un passage privé qui mène à un hôtel particulier. Les murs n’ont pas gardé la voix des objets. Le pot en terre cuite qui sert de lanterne meurt de soif. Il s’obstine à se multiplier à même le mur. Et qu’importe si l’envers n’est pas conforme à l’endroit, les objets recomposés répètent le même bruit fêlé quand ils n’ont rien à se reprocher.

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

La lumière de l’ombre…

Image

Galerie Vivienne…

Les mosaïques du passage Vivienne, Paris, gildalliere, 2021

J’ai posé mon regard sur les magnifiques mosaïques de la Galerie Vivienne réalisées par Giandomenico Facchina en 1880, soit quelques décennies après son ouverture. Il existe des cultures, parfois très sophistiquées, dans lesquelles sculpter ou peindre des histoires n’a pas pour aboutissement le marché. Des cultures dans lesquelles une mosaïque ne finit pas par devenir un produit mais se contente de rapporter des histoires secrètes, des mémoires, des mystères, qui sans cela, ne seraient jamais apparues. Ces volutes ont été inventé pour accompagner les gens dans les illusions de la vie. 

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Galerie Vivienne…

Image

Passage Choiseul…

Réflexion sur le passage de Choiseul, Paris, gildalliere, 2021

Nés au tout début du dix-neuvième siècle, les passages couverts ont proliféré jusqu’en 1850, époque où ils présentaient une série de prouesses architecturales comme la construction en fer et en verre nécessaires à l’édification de leur élément fondamental, la verrière. La nouveauté urbaine constituée par la possibilité de se déplacer à pied sec dans un Paris inondé de boue, l’innovation de l’éclairage au gaz en contraste avec les rues sombres, allait de pair avec une nouvelle définition de la ville, dont les passages étaient le joyau et la miniature. Luxe, richesse, éclairage, étalages, miroirs : la foule s’y donnait à elle-même en spectacle. Contemporains de la flânerie et du dandysme, conceptions tout autant sociales que culturelles, ils incarnaient aussi l’avènement du commerce élevé au rang d’art. Aujourd’hui, Passage Choiseul tout ça a bien changé.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Passage Choiseul…

Image

L’envers du décor…

l’interdit de la basilique du Sacré Coeur, butte Montmartre, Paris, gildalliere, 2021

Derrière le décor monumental de la basilique du Sacré-Coeur, en poussant une porte interdite, je me suis retrouvé plongé dans le silence du monastère. Le silence est gardien de la parole et des pensées. Il ne s’agit pas d’un vœu de silence proprement dit, mais la parole est réservée à certaines occasions : rencontres avec les supérieurs et accompagnateurs spirituels, réunions communautaires et échanges relatifs au travail. Le silence relatif des moniales fait partie intégrante de leur vie spirituelle. En évitant de prononcer des paroles inutiles, elles restent ouvertes et disponibles à la prière solitaire devant Dieu. Mais là elles m’ont viré.

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

L’envers du décor…

Image

Le collectionneur…

Collection d’encriers chinois, Birmanie, Yangon, Myanmar, gildalliere, 2006

Il faut savoir regarder les choses en face, j’ai hérité de la passion des objets. Je ne sais toujours pas de qui je tiens cette passion, en tout cas ni de maman, ni de papa. Comprenez moi bien, je tombe amoureux des objets et j’ai une dévorante ivresse pour la céramique. Elle est là depuis toujours comme une référence esthétique qui me donne un sentiment de tranquillité. J’aime ses formes, sa matière, ses couleurs. Les gens ne savent plus voir ni entendre et il faut apprendre à regarder. Apprendre à regarder c’est apprendre à trouver. Dans chaque biscuit découvert il y a une histoire, un message, l’objet doit trouver sa place et même si je suis pour l’ordre je suis aussi ouvert à l’imprévu. C’est une histoire d’amour, la plus belle et parfois je la quitte et j’aime en faire don à qui me laisse à penser qu’ils les aimeraient tout autant que moi.

Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le collectionneur …

Image

Le sourire du bouddha…

Bouddha de Manuha,Bagan, Birmanie, Myanmar, gildalliere, 2005

Le kitschissime et gigantesque bouddha de Manuha est serré dans ses murs, coincé. Il rêve, les yeux grand ouverts, de s’évader entre les deux pages d’un livre, sur tant de feuilles déjà noircies, et sur ces feuilles toutes blanches qui ne seront jamais écrites que dans les songes d’un roi, dernier souverain du royaume de Thaton, monté sur le trône entre 1030 et 1057. À l’heure où les matins diaphanes se déplient, il faut monter haut, très haut dans le temple pour apercevoir par la fenêtre de sa chambre, son sourire et sa lumière comme de l’or sur ses paupières roses. S’il pense, je l’entends. S’il bouge, mon cœur bat. S’il parle, je respire l’air qui entoure sa poitrine, et si seulement il me touche, je deviens transparent.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le sourire du bouddha…

Image