L’infinie comédie…

Lac, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Fès:Maroc

Mon travail consiste à découvrir la vérité d’une situation donnée. Sur ce lac, il n’y a pas une vague. La lumière du jour perd en intensité. J’aperçois la blancheur du minaret qui éclabousse la brume et rend la ligne d’horizon incertaine. La vérité est là, au milieu de cette eau trouble, face à ce monde sec et aride. La chaleur est épaisse, le petit village égaré tourne la tête vers le lac. L’espace est infini laissant la part belle au désert. Le temps est comme suspendu.

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L’infinie comédie…

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Un paysage artificiel…

Moulay Idriss, lac du barrage sidi chahed, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Sidi Chahed/Fès/Maroc

Perdu dans le paysage désertique du lac artificiel de Sidi Chahed, il y avait un homme heureux. Un homme qui voulait créer un écosystème cultivé dans un monde où la résilience devenait un atout essentiel. Le lieu est magique. On devait y découvrir de nombreuses techniques permaculturelles afin de produire des légumes et des fruits d’une grande qualité nutritive et d’un goût incomparable. Mais voilà les projets ne se réalisent pas toujours. Mais qui sait, il n’a peut-être pas dit son dernier mot…

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Un paysage artificiel…

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Rêver…

Sidi chahed, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Fès/Maroc/Sidi Chahed

À la recherche du temps perdu, j’explore le silence des marges de cette eau artificielle. Les teintes sont douces, chaudes, ambiguës. Un moyen peut-être de me laisser complètement griser par la vibrante sensualité du lac car derrière la poésie subtile du paysage, il y a une réflexion sur la place de l’image comme moyen de communication… Un cache-misère. Je ne fais qu’évoquer la beauté qui se cache derrière l’ordinaire.

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Rêver…

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Confiné…

Taverne, Sidi Chahed, Fès, Maroc, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Lac de Sidi Chahed/Fès/Maroc

Le temps n’existe plus, il est revenu en arrière, à un autre temps, très long, celui du confinement. Il y a du vide, comme s’il n’y avait plus rien sur terre mise à part le silence. Dans cette mer minérale les jours sont tous les jours les mêmes. La vallée semble n’avoir pas de limites. Le soleil s’accroche à un ciel trop blanc et le vent passe à travers moi comme si je n’étais pas bien sûr du jour qu’on est en train de vivre.

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Confiné…

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L’échappée…

La rampe, le jardin des Biehn, Fès, Maroc, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Le jardin des Biehn/Fès/Maroc

Le temps s’est arrêté. La fenêtre échappe au monde. L’épure à toutes ses chances et le foutoir aussi. La perspective a pris de la hauteur, elle grimpe à la terrasse aux couleurs adoucies. Les sons de la cuisine sont estompés et feutrés, les formes du bâti ont pris de l’âge, une question d’apparences. L’esprit vague, les yeux se perdent, le silence n’est jamais lourd, il est reposant.

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L’échappée…

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Tu m’interpelles…

La terrasse, jardin des Biehn, Fès, Maroc, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Le jardin des Biehn/Fès/Maroc

Tu as l’air charnu bel épineux. Tu habilles d’un vert de gris ta beauté pure. Tu te couvres d’un bleuté rare, et te pares d’aiguillons pour cacher tes secrets. Peau nue, tel un ovni végétal qui s’exposerait à la chaleur écrasante de la terre cuite, tu dardes tes pointes comme des rayons pour troubler le soleil de tes épines noires. En rangs serrés, tu te détaches de l’ocre sec. Tu m’interpelles…

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Tu m’interpelles…

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Peau douce…

Le lavage des peaux, tanneries, Fès, médina, Maroc, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière/Les tanneries/Fès/Maroc

J’ouvre les yeux sur ce regard sévère, tourné vers la rivière, face à un monde dont le destin est tracé depuis un siècle. Je sens l’eau, l’hiver, la peau mouillée, l’égout, le bouillon clair et la peau inerte. L’odeur de la peau transpirant la sueur, l’odeur prégnante de la mort sont un absolu concentré. Au-delà de l’épouvantable et de la beauté du lieu, on rêve d’humus, de bois de cèdre, et de vieux cuirs.

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Peau douce…

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