Ralentir les jours…

Zarziz, Tunisie, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Zarziz/Tunisie

Je voudrais ralentir les jours, marcher presque à reculons. Retrouver cet été et tenir ce bouquet de promesses que nous nous sommes fait. Aujourd’hui une dépression respiratoire te plonge dans une somnolence considérable. La nuit, le jour, le chaud, le froid, la peur, la solitude,sont là. Le plus triste est de voir s’effacer ta voix, ton regard, une foule de petits éclats vifs rien qu’à toi. Demain peut-être, les mots reviendront, minuscules. Peut-être pas…

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Ralentir les jours…

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La mer est grise à Nice…

Chambre avec vue, Tunisie, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Tunisie

Soudain la mer est grise à Nice. Il y a de la houle au loin. Des dentelles d’écume. Quelques voiles s’agitent comme des mains qui appellent au-secours. Alors on aime la vie, avec ses défauts, ses banalités, ses petitesses. Tu sais ce que je veux dire. Aime ta vie Maman, immense, flamboyante et unique. Je t’aime…

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La mer est grise à Nice…

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Inspiration originelle.

Anvers, Vlaeykensgang, Belgique, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière/Anvers/Belgique

Me voilà plongé au cœur du quartier médiéval de Vlaeykensgang à Anvers. Ma voix passe sur la beauté ocre de la patine écaillée, et le vaste vide pavé, résonne d’un silence magnifique. Il y a cet arbre tourné vers le ciel. Il regarde la terre et ne reconnaît rien. Ce paysage intérieur est un labyrinthe de choses oubliées et sans nom. Un rayon de soleil révèle l’incroyable beauté des piliers de pierre soutenant la structure de la maison.

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Inspiration originelle.

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Grande ouverte.

Porte ouverte, Belgique, De Uil, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/De Uil/Belgique

J’ai laissé la porte grande ouverte, et pourtant ce matin les températures ont subitement chuté. Elles sont en deuil d’un mois d’octobre idiot. Interminable. Monolithique. Elle m’aide à revenir au monde actuel grâce à des petits gestes usés, des sarments de bois morts qu’on enfourne à feux lents dans l’idiotie de croire que tout doit s’arranger, se rassembler, se resserrer. Repartir une fois encore. Devenir.

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Grande ouverte.

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« Il automne »

Karen Aubroeck, l'atelier, gildalliere, 2011

Karen Aubroeck, l’atelier, gildalliere, 2011


Photo/Gilles Dallière/Belgique

“Il automne”, et pourtant, dans l’atelier de Karel Aubroeck, une fois nettoyé les nuages, j’ai l’œil ébloui, le souffle bloqué devant la luminosité qui agit comme un renouveau sur l’ouverture carrée donnant sur le jardin inspiré du Land Art. Noyé dans tout ce gris, le jeu de lumière s’anime et les couleurs se réactivent dans la réflexion du miroir, œuvre d’art de Günther Förg.

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« Il automne »

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La fille à la balle.

Sculpture, Karel Aubroeck, Vil, Belgique, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/De Uil/Belgique

J’ai une fragile envie de m’envoler, de sortir de moi, minuscule spectateur de ce jaune de sienne qui imprime les lignes Art-déco de l’atelier « De Uil » : incroyablement beau. « La fille à la balle » de Karel Aubroeck, réverbère le chant mélodique et céleste des hautes-contre mêlé à celui des oiseaux.

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La fille à la balle.

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Des ronds et des bosses.

Topiaire, Vil, Belgique, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Belgique

C’est un jardin intime, fait de ronds et de bosses, animé par le mouvement des ombres des bosquets soigneusement taillés, projetées sur les allées de gravier blanc. Un jardin peuplé de formes arrondies et muettes où la lumière, l’eau, et le vent sont pris au piège. Un jardin qui n’a plus aucun souvenir du monde extérieur. Les hommes n’ont qu’à bien se tenir, la taille est laborieuse. On bouchonne les trous avec des souvenirs dont le calme relatif ratisse aussitôt du bonheur.

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Des ronds et des bosses.

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