souvenir…

Tunisie, mosquée, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Tunisie

En 2006, nous sommes partis passer Noël en Tunisie. D’implicites courants traversaient nos propres parois de chair, comme le ferait l’éclaircie d’un feu de Saint-Elme. On tenait à se livrer à nos propres découvertes, seuls, autodidactes en tout. Le vent décidait à notre place et nous marchions tous les deux, pas à pas dans les traces forcément diffuses de tes souvenirs. Une beauté spirituelle nous tenait par la main et cela nous suffisait. Nous restions à notre place, qui n’était de n’en avoir aucune de vraiment définie. Un délice.

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souvenir…

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Ganesh.

Ganesh, Nice, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Paris

Gros, gras, en grès rouge, un Ganesh ventripotent, assis, nous observe du coin de l’œil dans la vitrine d’un antiquaire, rue Antoine Gautier. À cette époque, tu n’envisageais pas ta vieillesse. Tu te moquais allègrement de la mort. J’ai acheté l’éléphant en souvenir de mes séjours indiens. Il a trouvé sa place à Paris. Lui qui est mélangé de terre et de ciel, il n’a pas rendu son âme à Dieu. Il a donné sa langue au petit chat qui n’en a fait qu’une bouchée.

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Ganesh.

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Silence.

Architecture, Andrézieux, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Andrézieux-Bouthéon

C’est la sainte Geneviève aujourd’hui. Bonne fête mon petit chat… la plage où tu m’accompagnais pour un déjeuner a blanchi les dents de ses galets en ton honneur. J’ai emporté ce caillou poli à Paris pour sa veine blanche. Il s’appuie sur ton cœur et vit avec moi en silence. Cette architecture volée au détour d’une promenade, la noblesse du vent froid me transmettent ce silence. Tu peux dire à ton ange de venir.

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silence.

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Ralentir les jours…

Zarziz, Tunisie, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Zarziz/Tunisie

Je voudrais ralentir les jours, marcher presque à reculons. Retrouver cet été et tenir ce bouquet de promesses que nous nous sommes fait. Aujourd’hui une dépression respiratoire te plonge dans une somnolence considérable. La nuit, le jour, le chaud, le froid, la peur, la solitude,sont là. Le plus triste est de voir s’effacer ta voix, ton regard, une foule de petits éclats vifs rien qu’à toi. Demain peut-être, les mots reviendront, minuscules. Peut-être pas…

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Ralentir les jours…

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La mer est grise à Nice…

Chambre avec vue, Tunisie, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Tunisie

Soudain la mer est grise à Nice. Il y a de la houle au loin. Des dentelles d’écume. Quelques voiles s’agitent comme des mains qui appellent au-secours. Alors on aime la vie, avec ses défauts, ses banalités, ses petitesses. Tu sais ce que je veux dire. Aime ta vie Maman, immense, flamboyante et unique. Je t’aime…

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La mer est grise à Nice…

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Inspiration originelle.

Anvers, Vlaeykensgang, Belgique, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière/Anvers/Belgique

Me voilà plongé au cœur du quartier médiéval de Vlaeykensgang à Anvers. Ma voix passe sur la beauté ocre de la patine écaillée, et le vaste vide pavé, résonne d’un silence magnifique. Il y a cet arbre tourné vers le ciel. Il regarde la terre et ne reconnaît rien. Ce paysage intérieur est un labyrinthe de choses oubliées et sans nom. Un rayon de soleil révèle l’incroyable beauté des piliers de pierre soutenant la structure de la maison.

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Inspiration originelle.

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Grande ouverte.

Porte ouverte, Belgique, De Uil, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/De Uil/Belgique

J’ai laissé la porte grande ouverte, et pourtant ce matin les températures ont subitement chuté. Elles sont en deuil d’un mois d’octobre idiot. Interminable. Monolithique. Elle m’aide à revenir au monde actuel grâce à des petits gestes usés, des sarments de bois morts qu’on enfourne à feux lents dans l’idiotie de croire que tout doit s’arranger, se rassembler, se resserrer. Repartir une fois encore. Devenir.

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Grande ouverte.

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