Canicule

ma chambre, paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Son ombre est passée devant moi, la chaleur est stagnante et il n’y a pas un souffle d’air. Les zones d’ombre disparaissent dans un gris profond tandis que les draps s’entremêlent de blanc. Les couleurs de la peinture se succèdent jusqu’au noir. Le lit est séparé de la ville par le silence où seul se fait entendre le gazouillis des oiseaux au petit matin. Cette harmonie secrète mène à l’indolence, l’envie vous gagne de laisser le temps couler.

Céramique, Clichés/décoration, Clichés/photos

Canicule

Image

Tout fout le camp

Le Negresco, Nice, 2018
Photo/Gilles Dalliere

Que reste-t’il de la Côte d’Azur chère à Stéphen Liégeard ?
Que reste-t’il de la French Riviera ?
Que reste-t’il de la douceur du climat ?
La beauté des paysages du château d’If jusqu’au palais de Gênes est-elle toujours aussi chaude et saturée ?
Il ne flotte plus ce parfum d’oranger.
Il ne souffle plus ce vent de fraîcheur et d’insouciance au pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs.
Et même ce bleu du ciel et de la mer, ce bleu d’azur s’est grisé de l’incivilité des femmes et des hommes d’aujourd’hui.
Nice reste la capitale d’hiver de cet infini troublé, sa promenade reste défigurée à vie par la folie d’un homme et le Negresco, unique et intemporel, échoué au beau milieu des galets de la baie des Démons reste une extravagance de vieille dame, servie sur un plateau d’argent.
Aujourd’hui, les reines, les rois, les artistes, les créateurs de mode, les acteurs, ne s’y amusent plus comme au temps des années folles.
Que reste-t’il de ce subtil équilibre entre élégance et décontraction ?

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

Tout fout le camp

Image

La pâleur du plâtre

De Uil, Belgique, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Le ciel flamand est chargé de nuages comme une menace et les murs de l’atelier sont fermés sur la pâleur des plâtres de la statue équestre d’Albert 1er. Avec le vent d’Ouest, dans le noir en plein jour, la poussière voile la sculpture qui s’enterre en silence devant le temps qui cogne à la porte. La lumière tombe au bon endroit et le cheval prend vie. Je pointe mon œil sur ce coin de réel. La porte aux souvenirs s’ouvre et je glisse sur le morceau du temps où Karel Aubroeck façonnait le bronze du roi des belges.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

La pâleur du plâtre

Image

Le miroir aux oiseaux

Le miroir aux oiseaux, belgique, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière

La boule s’est arrêtée de rouler, elle a échoué sur un banc de chêne épais pour un temps incertain. Elle revoit en un instant tout son cheminement dans le reflet du miroir aux oiseaux. Il raisonne à mes oreilles dans son écrin de mousses et d’arbres qui capturent sans cesse les tons changeants du ciel flamand. C’est un îlot de verdure, un tableau vivant, le reflet incliné vers tout ce gris qui nous étouffe. De l’autre côté du miroir, même si le ciel est nuageux, tout est autrement.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/expositions, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Le miroir aux oiseaux

Image

La beauté du temps qui passe

Inspiration, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dalliere

C’est un lieu sacré du quotidien où l’on peut chercher la solitude et le repos de l’esprit. Un lieu sans prétention où la lumière, adoucie par les ombres, rend le discret encore plus beau. Il y a dans l’ombre une subtilité qui plus que la lumière directe semble favoriser les formes. Elle ajoute de la profondeur et de la beauté. Il n’y a rien de tel qu’un espace vide. Le rayon du soleil illumine la fumée du charbon de bois brûlé dans l’âtre et l’intense obscurité de la pièce pour révéler l’incroyable beauté du temps qui passe.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

La beauté du temps qui passe

Image

Une canopée de verre

Av. Malakoff, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La matière est une composante fondamentale de l’architecture. Sans faire de cinéma, dans cette entrée très glamour du XVIème arrondissement, la géométrie des pavés de verre crève l’écran. C’est une affaire de plans, jusque dans la forme, le découpage, jusque dans le rythme et dans le montage. Les dalles, de formes régulières et répétitives, tamisent la lumière de la cour intérieure sur la surface rugueuse d’un champ de béton patiné à l’ancienne. Une vraie réussite.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/photos

Une canopée de verre

Image

Le testament de la Grèce Antique

Fresques, Kérylos, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière

Un matin ensoleillé du mois de mai, dans le patio de la Villa Kérylos, la force spirituelle du buste figé dans son alcôve ocre rouge, semble rejoindre l’énergie cosmique de l’espace. Tout autour du jardin, le vaste vide résonne d’un silence magnifique. Patines et textures en leur état primitif deviennent plus expressives. La beauté des fresques, l’équilibre des frises et des plâtres mis à nu, la richesse de la mosaïque sont ouvertement accentuées, testament de la Grèce antique. L’espace à ciel ouvert est évocateur et sa beauté en est bouleversante, un néant infini où l’univers tout entier peut enfin exister.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Le testament de la Grèce Antique

Image