Maria Callas par Eric Raffy, le Dramont, ©gildalliere, automne 2026

Chez Éric Raffy, le portrait ne restitue pas seulement un visage, il fait surgir une présence. Maria Callas apparaît dans un éclat de roses, de violets et de jaunes, fragile et souveraine. Son regard se dérobe tandis qu’à gauche, dans l’embrasure, un autre de ses portraits semble l’observer. Alors la maison devient théâtre. Les murs, le miroir de Gilles Derain, les ouvertures composent autour de la diva une véritable mise en scène. L’architecte met en scène le peintre, et le peintre transforme l’espace en tableau. Deux visages, deux regards, et entre eux le silence vivant de la peinture. @gillesdalliere @ericraffy

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Maria by Raffy …

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Il palazzo Querini Stampalia, Venise, ©gildalliere, hiver 2025

Vénitiens qui nous racontez votre orgueil et votre faste comme si vous n’en étiez plus vous-mêmes persuadés, je vous aime. Dans vos décors de reclus intemporels, vos postures nous disent la force de votre attachement et la crainte du dernier déluge. Plus encore que vos palais, vous nous invitez à explorer le sens du tragique pour approfondir les résonnances qu’il trouve en nous. #venise  #palazzoquerinistampalia  @gillesdalliere

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Palazzo Querini Stampalia …

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Le bureau de Mariano Fortuny, Venise, ©gildalliere, hiver 2025

Installé dans ce grand palais gothique délabré et magnifique, Mariano Fortuny a fait de sa demeure un laboratoire d’alchimie artistique. Entre ses célèbres tissus plissés inspirés de la Grèce antique, ses jeux de dômes lumineux pour la scène et ses velours peints, le lieu suspend le temps. Le palais n’est pas seulement un contenant : il participe de l’œuvre elle-même, unissant l’Orient et l’Occident au cœur d’une Venise intime, mystérieuse et lointaine. @gillesdalliere

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Temps suspendu …

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Reflet dans les canaux de Venise, ©gildalliere, hiver 2025

Venise se révèle à travers le temps comme une ville de feux intérieurs et de mystères entrelacés. À la Pietà, derrière ses grilles ouvragées, des orphelines apprenaient jadis à dompter le violon sous la houlette d’un prêtre roux au génie ardent. L’île de Murano, avec ses ateliers jaloux de leur savoir-faire, tissait quant à elle une autre forme de beauté secrète, celle du verre soufflé et des perles que le monde entier convoitait. Plus loin dans la lagune, Torcello garde la mémoire d’une Venise première, mélancolique et insulaire, où les jardins livrent une lutte silencieuse contre la montée des eaux. Dans les canaux sombres et sinueux, le Campo Santa Margherita s’anime de destins croisés, de jeunes gens insouciants et d’enquêteurs aux aguets. Et depuis la Giudecca, on contemple une cité double, celle des façades offertes au monde et celle des églises closes sur leurs chefs-d’œuvre endormis, deux visages d’une même beauté impénétrable. @gillesdalliere

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Les mystères de la sérénissime …

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Ombre portée, Venise, ©gildalliere, hiver 2025

Le soleil fait apparaître les fantômes des candélabres. Leurs silhouettes noires s’allongent sur la brique ancienne, étrangement vivantes.
À Venise, la lumière elle-même laisse des traces. @gillesdalliere

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Ombre portée …

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San Giorgio, Venise, ©gildalliere, hiver 2025

À Venise, la beauté est patinée par le temps. L’ocre jaune se décolore, le vert s’efface, le rouge s’éteint, mais le marbre blanc continue de tenir tête au temps. La peinture s’écaille, les câbles courent sur les murs, les fenêtres se ferment, mais rien ne disparaît vraiment. San Giorgio terrasse le dragon et, c’est pour ça que la sérénissime reste éternellement belle. @gillesdalliere

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La patine du temps …

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La Rotonde de la Bourse de Commerce est investie par l’artiste japonaise Fujiko Nakaya et une de ses « sculptures de brouillard », intitulée « Cloud #07156 ». ©gildalliere, été 2026

À la Bourse de Commerce – Pinault Collection, au centre de la rotonde, dans la brume de Fujiko Nakaya, sculpture de brouillard, intitulée « Cloud #07156 », les corps disparaissent, les silhouettes flottent, et il cherche son visage. @gillesdalliere @boursedecommerce

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Explore the Misty Sculpture by Fujiko Nakaya at Bourse de Commerce

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La Rotonde de la Bourse de Commerce est investie par l’artiste japonaise Fujiko Nakaya et une de ses « sculptures de brouillard », intitulée « Cloud #07156 ». ©gildalliere, été 2026

Toute foule finit par disparaître. Il suffit parfois d’un peu de brouillard, parfois d’un peu de mémoire. Alors ne reste que ce jeune homme dont la superposition des vêtements et l’élégance résiste au tumulte. Le reste s’efface. À la Bourse de Commerce – Pinault Collection, au centre de la rotonde, Fujiko Nakaya ne sculpte pas le nuage. Elle révèle cet instant où le silence reprend possession du monde. @gillesdalliere @boursedecommerce

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Le nuage …

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Chaton en pleine méditation, Couvent des Récollets, Ciboure, Pays basque, ©gildalliere, été 2026

Le couvent des Récollets retient son souffle. Les fresques architecturées s’effacent sous une brume qui ressemble davantage à un souvenir qu’à un nuage. Chaton est là, immobile, dans la blancheur de sa large robe d’été. Elle n’attend pas un miracle, elle lui fait une place. Les apparitions ne viennent pas toujours à ceux qui les invoquent. Elles préfèrent parfois ceux qui savent demeurer en silence. Le reste appartient au regard de celui qui entre dans l’image. @gillesdalliere

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La Tranquillité Capturée …

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Emile Duhart et sa guitare, Ustaritz, Pays basque, ©gildalliere, été 2026

Il y a des architectes qui bâtissent des maisons. Émile Duhart, lui, construit d’abord des instants. Au Pays basque, lorsque le repas s’achève et que les assiettes gardent encore le souvenir des conversations, il saisit sa guitare. Les plans, les volumes, les chantiers s’effacent. Ne restent que ses filles, leurs regards, leurs voix, leurs rires. La musique prolonge la table comme une lumière qui refuse de quitter le jour. On pourrait croire qu’il joue pour les autres. En réalité, il joue pour retenir le temps. Chaque accord est une manière de dire que le bonheur n’a pas besoin d’apparat lorsqu’il trouve sa place au milieu de sa famille. @gillesdalliere

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Vivre le Pays Basque à Travers la Musique d’Émile Duhart

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