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Haute cour, Chandigarh, inde, gildalliere, 2010
Photo/Gilles Dallière

« Ce mot pour te dire que le palais de la Haute Cour où près de 1000 ouvriers et femmes et ânes s’activent est tout simplement extraordinaire. C’est une symphonie architecturale qui dépasse tous mes espoirs, qui éclate et se développe sous la lumière de façon inimaginable et inlassable. De près, de loin, c’est une surprise et une provocation d’étonnement (…) »
Le Corbusier. Chandigarh 1954

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J’ai rêvé

Géométries sud, fondation cartier, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

Jorge Luis Borgès a dit : « j’ai rêvé la géométrie, j’ai rêvé la ligne, j’ai rêvé le plan et le volume. Le jaune, le rouge et le bleu. J’ai rêvé les mappemondes et les royaumes et le deuil à l’aube ». Hier après-midi, j’ai rêvé dépasser cette géométrie unique et je me suis perdu dans l’entre deux. J’ai rêvé de beauté, j’ai rêvé de bonheur, j’ai rêvé de se qui se voit parce qu’un nuage a disparu. J’ai rêvé de ce qui doit changer parce que des raisons fortuites entraînent ce changement. J’ai rêvé du reflet de la beauté et de l’élan de vie, j’ai rêvé…

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J’ai rêvé…

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La valse des lilas

Dimanche matin, belgique, gildallière, Boxii 2012
Photo/Gilles Dallière

On ne peut pas vivre ainsi que tu le fais
D’un souvenir qui n’est plus qu’un regret
Sans un ami et sans autre secret
Qu’un peu de larmes.
Pour ces quelques pages de mélancolie
Tu as fermé le livre de ta vie
Et tu as cru que tout était fini.
Mais tous les lilas
Tous les lilas de mai
N’en finiront, n’en finiront jamais
De faire la fête au coeur des gens qui s’aiment.
Tant que tournera, que tournera le temps
Jusqu’au dernier, jusqu’au dernier printemps
Le ciel aura, le ciel aura vingt ans
Les amoureux en auront tout autant.
Si tu vois les jours se perdre au fond des nuits
Les souvenirs abandonner ta vie
C’est qu’ils ne peuvent rien contre l’oubli…
Michel Legrand

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La valse des lilas

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Le 11 novembre 2018

Washmachine, Trouville, gildallière, 2017
Photo/Gilles Dallière

Arrêt sur image. La pluie tombe, elle ruisselle en nappe très mince sur la tôle des voitures. L’horizon s’enfuit dans un flou artistique. Les grands arbres dansent à la lisière du bois et l’averse tisse la terre avec le ciel. Les gouttes chantent sur les uniformes, l’image se dilue comme un lavis abstrait. Le ciel pleure ses morts et ses larmes apportent du bonheur. En ce jour de commémoration, tout est lumière et eau. Je vais me permettre de citer quelques phrases de Monsieur le président de la république française, Emmanuel Macron.
« Que ce jour d’anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences »…
« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume Apollinaire…
« Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme »…
« Le seul combat qui vaille c’est le combat de la paix, le combat d’un monde meilleur »…

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Le 11 novembre 2018

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Bien plus qu’un voyage

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Photo/Richard Alcock/Style/Gilles Dallière/Forges Barriol Dallière

C’est en faisant entendre mes silences que j’en ai les « mots » au ventre.
Tu es parti surfer sur les nuages avec Brock Little dans un ciel qui a été bien gourmand ce début d’année 2016. Tu es mort par surprise dans un monde déjà en berne, ça m’a pincé le cœur comme si les beaux jours s’en allaient vraiment … Aujourd’hui, il me reste la beauté de ces jours passés ensemble dans l’espace-temps de mes souvenirs.
Toi, tu vas te régaler a revoir « La belle noiseuse » de Jacques Rivette, tu vas rêver devant la beauté émouvante de Romy Schneider dans « L’important c’est d’aimer » de Zulawski, ou du moins hésiteras-tu entre « Le nom de la Rose » d’Umberto Eco et « Une journée particulière » d’Ettore Scola.
Tu as laissé ton livre de chevet, « Winston – comme un seul homme a fait l’histoire », à son marque page pour prendre le temps d’apprécier ce que nous avons tant de mal à atteindre.
Ta poésie était plus ancrée dans la langue de Delpech que dans celle de Bowie. Tu vas chercher l’introuvable, c’est à dire toi… Toi, qui n’a jamais cessé de bien travailler. Sensible, tu nous as figé les traces de ton passé comme pour exorciser l’absence de ton père, notre grand père. Tu as surtout vécu heureux jusqu’au bout de ta vie, mais si jamais tu as un passage à vide sur cette route inconnue, n’oublie pas que tu peux revisiter tes classiques dans les comédies populaires de Michel Galabru où les directions musicales de Pierre Boulez. Et comme la écrit Henry Scott Holland, « La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, et tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas un ton indifférent. Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Prie, souris, pense à moi, prie pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre. La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, parce que je suis hors de ta vue ? Je t’attends, je ne suis pas loin. Juste de l’autre côté du chemin ».
Tu vois, tout est bien.

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Bien plus qu’un voyage

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Pour la liberté d’expression assassinée aujourd’hui.
http://boutique.charliehebdo.fr

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Assassins

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Illustration/Federico Babina

Álvaro Joaquim de Melo Siza Vieira, né le 25 juin 1933 à Matosinhos dans la banlieue de Porto (Portugal) fait partie des grandes figures de l’architecture contemporaine. Le restaurant Boa Nova, construit entre 1958 et 1963 à Leça da Palmeira, aujourd’hui appelé Casa de Cha, est la première réalisation notable d’Alvaro Siza. Ce bâtiment est remarquable car il s’intègre soigneusement à un affleurement rocheux qui, à certains endroits, semble presque envahir l’espace intérieur. Une succession de murs rectilignes définissent l’espace et orientent le visiteur vers l’escalier d’entrée qui offre une vue sur l’océan. La métaphore de la ruine accompagne son travail, lié à l’idée aux principes de Le Corbusier. Pour Siza, modifier signifie révéler les préexistences, les intégrer dans un nouveau dessin, mais aussi mettre en évidence les murets, les pierres et les objets abandonnés sur le site comme de discrets vestiges archéologiques. Son deuxième grand projet est La faculté d’architecture de l’université de Porto, construite de 1987 à 1993, elle se situe au-dessus de l’estuaire du Douro qui traverse la ville. C’est la réalisation la plus significative de Siza parce qu’elle concerne l’école où il a étudié et enseigné. Son but est de se projeter dans le temps, et non contre le temps, en s’immergeant dans le territoire pour le renouveler en profondeur, sans rien détruire, en ajoutant et en superposant, en gardant la conscience d’être en harmonie avec le territoire existant et donc de vouloir l’améliorer. L’architecture de Siza est pensée pour durer, pour résister à toute consommation rapide, et accueillir l’éventualité de modifications futures.

« Je pense qu’il doit y avoir une certaine distance entre le naturel et ce qui est fait par l’homme. »

Álvaro Siza

Clichés/citations

Archiportrait : Álvaro Siza

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