De l’abstrait au figuratif…

Ceramica abbracciata, Brute, Clarisse Tanchard, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

Et même si elle mord des assiettes, Clarisse Tranchard, maîtresse de la forme et de l’ironie, revisite des pièces de céramique iconiques de la maison italienne Ceramiche Rometti. Elle plonge ses mains et ses tatouages dans la surface lisse de la terre cuite. Elle l’étreint, la transperce, la griffe. Elle joue les funambules sur la frontière entre sens et non-sens tout en perpétuant un savoir-faire ancestral. Des paires de vases uniques qui vont de l’abstrait au figuratif. Joyce Gallery Paris.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

De l’abstrait au figuratif…

Image

Totémiques…

Brute, exposition d’objets d’art, Akim Zerouali, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

On se demande pourquoi ces représentations totémiques sont accompagnées de règles d’action ? À première vue, le totémisme déborde le cadre d’un simple langage. Il ne se contente pas de poser des règles de compatibilité ou d’incompatibilité entre des signes, il fonde une éthique. Enfant Akim Zerouali taillait des crayons. Aujourd’hui c’est la matière brute qui semble être à l’origine de son art. Le bois brûlé y règne en maître. 

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Totémique…

Image

Le fil rouge…

Oeuvre de Chiharu Shiota, galerie Templon, gildalliere, été 2020

Regarder travailler Chiharu Shiota est une expérience étonnante. L’artiste japonaise, née à Osaka en 1972, s’est fait connaître avec ses folles géométries de fil rouge, noir et blanc. C’est ce fil qui la guide. Elle le laisse aller, et s’il y a des difficultés, des hésitations, elles font partie de l’œuvre. Il nous entraîne dans un monde pétrifié où résonnent les thèmes de l’absence et du souvenir. Les fils s’enchevêtrent, se déchirent, se nouent et se dénouent. Ils sont le miroir des sentiments de l’artiste. 

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le fil rouge…

Image

Percée…

Perseus, Massimiliano Pelletti, onyx rose et micro crystal, 2O20, Galerie Bayart, Biennale des antiquaires, Paris, gildalliere, automne 2021

Persée, né du désir de Zeus pour danaé, se hâte. Protégé par le casque d’Hadès qui le rend invisible, il prend par les sentiers aériens du temps le chemin qui l’amène aux trois Grées. Une épaule de femme couverte de serpents dévie sa rêverie. Tout autour de lui, dans leur fourreau de pierre, s’affûtent les squelettes de ceux qui ont regardé Méduse dans les yeux. Dans les plis de la nuit, il décapite la gorgone et met sa tête persifleuse dans un sac. À son retour, il sauve et épouse Andromède qu’il ramène à Sériphos. Il délivre sa mère de son tyran de mari. Le demi-dieu regagne Argos, mais en chemin il tue involontairement son grand père Acrisios. 

Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Persée…

Image

L’hédonisme…

Les plâtres de Maillol, Musée Maillol, Paris, gildalliere, automne 2021

C’est d’abord un clin d’œil à @jack.garnier 🙏🏻🙏🏻🙏🏻. Une tension paraît traverser ce qui est peut-être le thème unique de cette installation au musée Maillol : le corps. Corps morcelés des premières séries, corps épurés, corps stylisés, corps maniérés, corps sculptés, démembrés, incomplets, dispersés, nimbés d’une lumière zénithale des débuts aux académies de la fin. Du blanc, crayeux, musculeux, révélé par des jeux d’ombre et de poussière.

Céramique, Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

L’hédonisme…

Image

Réflexion…

nature morte, Paris, gildalliere, automne 2021

Une idée qui devient obsédante est celle qui rassemble étrangement dans une seule phrase quelques mots complexes : équilibre, chimère, crise, élévation, libertinage, chaos, orientation, entraves, cohérence, attente, diversité, duo, intrusion, identité, coulisses, loyauté, racines. Par rapport à ma future exposition j’ai déjà un titre : « Clair/Obscur ». La première photo, « Racines », se reflète dans le verre sécurité gris qui protège la « Mauvaise graine » de Francisco Ruiz de Infante, un tirage numérique à trois exemplaires. Tout autour les céramiques sont chargées de mémoire.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Réflexion…

Image

Contraste…

Claire-obscur #01, épreuve d’artiste, vue N°2, gildalliere, automne 2021

Clair/obscur #01. « Racines », parc du Dramont, Var, France, automne 2021.
Tirage Fine-Art, 70x70cm, sur papier Digigraphie 308g, encres pigmentaires. Passe-partout 3.3mm, 90x90cm. Cadre en bois noir 90x90cm. Verre anti-reflet, anti-UV à 92%.
Tirage d’auteur, Gilles Dalliere 
La franche juxtaposition des branches sombres et claires de « Racines » s’affirme comme une esthétique en soi. Elle s’accorde à l’explosion graphique des noirs saturés et des blancs éclatants de la photo de Jean-Claude Gautrand de la série « Métalopolis » galerie W.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Contraste…

Image

L’amphithéâtre…

Le salon des antiques, Grand Trianon, château de Versailles, gildalliere, automne 2021

Le temps est venu où, au bout de leurs tiges, les feuilles de l’automne frissonnent. Au sortir du jardin des Marronniers, face au Grand Trianon, l’Europe regarde l’amphithéâtre des antiques. Vingt et un bustes immobiles et muets posés sur des scabellons de marbre, transmettent les messages de propagande voulus par le roi Louis XIV. Tout autour, le parc est jalonné de points de vue surprenants et de lieux intimes. Un jardin animé par le mouvement des ombres des arbres soigneusement taillés, projetées sur les allées sablées.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

L’amphithéâtre…

Image

Suivre la lumière…

Le buste de Louis XVI dans l’antichambre du Petit Trianon, Louis-Simon Boisot, 1777, Versailles, gildalliere, Automne 2021

Dans le reflet mercurisé du miroir de l’antichambre du Petit Trianon, la lumière est douce, presque laiteuse. Le buste en marbre du roi Louis XVI, sculpté par Louis-Simon Boisot en 1777, apparaît flouté, irréel, et en un clin d’œil le silence se fait. Tout autour, le décor n’est que douceur et harmonie. Le roi regarde l’ombre écrasante du tableau d’Élisabeth Vigée Le Brun représentant Marie-Antoinette à la rose. Dans les jardins intimes aux couleurs de l’automne, se mêle un reste de chaleur estivale.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Suivre la lumière…

Image

L’écrasement du temps…

Le regard du Nil sur le démontage du défilé Dior, marbre de Lorenzo Ottone, jardin des Tuileries, Paris, automne 2021

Que regarde la statue ? Elle regarde un temps auquel elle n’appartient pas. Une époque que son auteur, Lorenzo Ottone, n’a pu envisager. Elle contemple, stoïque, le chemin qu’elle a parcouru. À moi d’imaginer les événements traversés, les hasards auxquels nous devons sa présence. « Le Nil » sculpté prend alors tout son sens. Le regard de marbre se laisse happer par la destruction des bâches blanches du défilé Dior. Écrasement du temps, ce que cette photo donne à voir n’est pas là mais cela a bien été.

Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

L’écrasement du temps…

Image