Persiennes…

Un bref instant de splendeur, oeuvre d’art, Anna Ternon & Camille Benarab-Lopez, Montmartre, gildalliere, 2021

C’est dans la fenêtre que réside toute espérance de lumière. Cette ouverture, large, créée par Anna Ternon et Camille Benarab-Lopez, correspond à une mise en scène du réel. C’est à travers leurs regards que je découvre le monde où se mêle une érotisation de l’espace réduite ici au minimum. Le traitement du verre joue un rôle essentiel et motive plusieurs scènes. Ouverture sur un monde abstrait qui symbolise l’espoir toujours renouvelé d’un ailleurs.

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Persiennes…

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Le grand frisson…

Cicéron, plâtre, version du plâtre commandé en 1803 pour la salle des séances du Sénat au palais du Luxembourg, placé au Louvre avant 1857, Jean-Antoine Houdon, Musée du Louvre, gildalliere, Paris, 2021

Cicéron est un athlète de la parole, un styliste de l’émotion. On se presse à ses discours pour admirer un art qui tient en trois principes : éclairer l’assistance, satisfaire son goût du beau, faire passer le grand frisson. Pour le célèbre avocat romain, l’amitié est le bien fondamental : « je me demande si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur ». 
Comment choisir ses amis ?
Comment les mériter ?
Comment les garder ?
Je me pose la question. 
J’ai quelque peu perdu mon goût des rencontres nouvelles, et cette souplesse d’esprit qui me permet de m’associer à la pensée d’autrui.

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Le grand frisson…

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L’esprit d’escalier…

Musée du Louvre,Escalier Lefuel, Aile Richelieu, Paris, gildalliere, 2021

Je suis au pied du grand escalier monumental Lefuel. Je monte quelques marches dans la poussière du temps. C’est une des réalisations les plus emblématiques de l’architecture du XIXe siècle. Il fut édifié entre 1852 et 1858 dans l’aile nord des bâtiments du Nouveau Louvre, appelée désormais aile Richelieu. Par les oculus du haut, tombe un jour pâle dont le faisceau oblique désigne la double volée de pierre blanche richement décorée de multiples sculptures. Il est bon qu’avant de monter cette suite de marches, je puisse donner un peu plus d’élégance à ma démarche.

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L’esprit d’escalier…

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Féérique…

Le lustre surdimensionné, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

En architecture, j’aime la lumière, la pénombre et l’obscurité. Ce sont des choses en rapport, complémentaires. L’agence Moatti-Rivière a utilisé la lumière comme matière. Dans l’ancienne cour du cloître des Franciscaines, un lustre monumental capte la clarté du jour et la conduit à travers 14 285 tubes de polycarbonate translucides qui distribuent des rayons lumineux de manière à créer une bonne répartition sur une surface de 400m2. Malgré sa forte présence et sa visibilité, il offre au passant la fluidité d’une matière mouvante jusqu’à l’indétermination formelle.

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féérique…

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Le rêve prémédité…

Les géométries de l’escalier des Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

À Deauville le rêve est prémédité. Loin du grouillement bruyant et coloré des planches, j’observe les géométries d’un escalier à contre-jour immergé dans la lumière qui entre par la baie vitrée du bel été des Franciscaines. Je cherche à capturer l’énigme architecturale en la réduisant à un noir et blanc cadré qui restitue l’atmosphère innovante du projet de l’agence Moatti-Rivière. Dans l’atmosphère onirique des chemins du paradis, les lignes se croisent et servent de rideau de scène à des perspectives où la clarté s’invite pour modeler et dévoiler une culture muséale recherchée et poétique à l’image de la station balnéaire.

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Le rêve prémédité…

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Contre-jour…

Ouverture, abandon, Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Ne jamais perdre de vue la mesure de l’homme, clé ultime. La figure humaine est souvent suggérée par une ampoule, un volet, une ombre, la lumière, de simples proportions. Ici, la proposition visuelle est brutale et sans concessions. Elle porte en elle le souvenir des murets de pierres sèches qui en Grèce délimitent depuis toujours les champs. La Grèce fait partie de notre passé à tous, qu’on y soit né ou non.

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Les traces de l’abandon…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, chambre avec vue, Grèce, gildalliere, 2015

J’ai regardé la trace incertaine et aléatoire que la moisissure laisse au plafond. Le monochrome renforce le noir de la salissure, le blanc des murs, l’étouffante chaleur de l’été à travers la fenêtre, l’asymétrie des battants qui obturent l’espace parce que c’est la Grèce toute entière qui passe à travers le bâti. J’accentue la blancheur d’une ampoule, celle-là même qui se pend, seul et dérisoire rempart contre l’abandon.

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La lumière suspendue…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Dans une maison néoclassique abandonnée, quatre murs d’une chambre éclairée par une fenêtre en hauteur. Elle donne sur un champ de blé. À main droite des planches, un bâti, un vieux canapé cramoisi et de la poussière comme suspendue à la structure des poutrelles de bois saturant l’espace. Un tableau ? Une photo ? Une présence, une tension, une densité que peut-être la peinture ne permet plus. Sur le mur du fond, sur la fenêtre, un châssis métallique auquel est suspendue la lumière. Le sacré, le malaise, l’odeur fade, le rouge sensuel du velours, la chair ouverte.

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La lumière suspendue…

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Le sens du vide…

« Cornice d’Orsay », Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, Richard Alcock, Gilles Dallière

Ici, le sens du vide est salutaire. La suppression de presque tout dévoile la vérité du silence. Un jeu de lignes, un clair-obscur, la transparence du laque du Steinway. Tout ça pour mettre en valeur ce bronze en quête d’absolu et le cadre en poirier crée par Gae Aulenti pour le musée d’Orsay. Sa surface en verre est parfaitement alignée au bois permettant une visibilité totale de l’image à l’intérieur : la montée des marches d’un immeuble milanais.

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Dédié au bois précieux …

Leggio d’Orsay, Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, PhotographieRichard Alcock, Mise en scène Gilles Dallière

« Leggio d’Orsay » Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda.
Dans la bibliothèque, derrière les lourdes portes tendues de velours de soie, le lutrin déplie ses cadres en poirier massif pour restituer la part de rêve qu’un livre porte en lui. Alors tout devient légitime, et le livre ouvert à une réelle valeur visuelle. Exposé, il porte en lui un potentiel émotionnel formidable et devient une extraordinaire machine à rêve.

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Dédié au bois précieux …

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