
Il faut parfois un mur pour révéler le talent d’un architecte. L’inachèvement de cette maison n’est pas une absence, il devient une intention. Face à son père, Émile Duhart nous rappelle que la beauté naît de la retenue, que le vide est une présence et que l’inachevé peut être plus émouvant que le parfait. Les ouvertures, d’une précision presque musicale, donnent le rythme, la chaux capte la lumière, le reflet du ciel dans l’ouverture qui donne sur ce qui n’existe pas, prolonge le paysage. Rien n’est démonstratif, tout est juste. Émile Duhart ne se contente pas de remplir l’espace, il lui donne une respiration. @gillesdalliere









