Il pleut de l’ombre sur ce bouquet d’eucalyptus de Gunn, prisonnier du cristal d’un vase signé Daum. Le temps s’arrête, le feuillage bleuté se fige, quelque chose est passé, seule la trace d’une terre brûlée et d’un petit vase de Jonathan Adler est demeurée là. Lorsque l’œil se détourne et revient pour rencontrer à nouveau l’image, ce qui frappe, c’est ce halo de lumière qui cerne le mystère de nos vies. #naturemorte#blackandwhitephotography@gillesdalliere@lamaisondaum@jonathanadler@musemontmartre
Entrer dans l’univers de la nature morte, c’est une sensation étrange, surtout quand ce sont nos propres objets qui s’expriment par ce monochrome presque luisant. Les ombres et la lumière sont enveloppées d’une infinité de dégradés : du plat signé Campos qui trônait dans la vitrine de Romain Ginac à Nice en passant par les mats des céramiques danoises de la galerie Anders Hus rue Charlot et de la coupe en terre d’York chinée aux puces de New York, sans oublier les brillances de la terre émaillée de Sacaven trouvée chez un antiquaire à Lisbonne et de la transparence de la pâte de verre « Tripode » d’Etienne Leperlier exposée par Jeanne Gambert de Loche chez Jansen rue Royale. #naturemortephotography@gillesdalliere
Le plâtre de l’architecte sculpteur italien Aldo Andréani, (1935, galerie Stéphane Deschamps), est terriblement sensuel. Sa silhouette se découpe sur la peinture de Gérard Drouillet ; un monde immense, paisible quiétude de chant de sirènes au fluide qui nous prend au revers. Le noir et blanc succède harmonieusement à la couleur. La lumière ne s’embarrasse pas des détails, la sculpture structure l’image, véritable architecture de la silhouette et transforme l’étude en personnage. #naturemortephotography#sculpture#andreani#peinturre#gerarddrouillet@gillesdalliere
Raku « Béramics », Bi laque Bertrand Pellissier, Pierre de jardin Galerie Souyu, vase strié Jonathan Adler, vase terre chamottée Alain Granet Vallauris 1950 Guilhem Touzelier, plat et coupe porcelaine Christiane perrochon, Gilles Dallière, Paris, hiver 2026
L’idée de la forme, l’idée de la lumière, le flou qui glisse sur les objets et se fait le véhicule d’émotions cérébrales. La composition est simple, rigoureuse, essentielle. Elle part de la pièce maîtresse : le Bi en laque, Bertrand Pellissier. Tout autour, le raku, Béramics, la pierre de jardin, galerie Souyu, le vase strié blanc, Jonathan Adler, La terre chamottée d’Alain Granet, (Vallauris 1950), Guilhem Touzelier, et les plats en porcelaine, Christiane Perrochon. Toute la composition, c’est de la vie faite d’instants. Il faut savoir regarder le monde avec étonnement pour réussir à saisir ces fugaces moments d’enchantement, avant qu’ils ne se referment sur eux-mêmes. #naturemortephotography#stylisme#decoration#blackandwhitephotography@gillesdalliere@beramics@pellissierbertrand_lacquer@souyu.paris@jonathanadler@guilhem_touzellier_nice@christiane_perrochon
La pureté des lignes, le cadrage, le point de fuite composent la syntaxe visuelle où la binarité de l’ombre et de la lumière structure la composition. Le blanc, le noir, pour la table et la chaise de Fronzoni créées en 1964 pour Cappellini. Le grès craquelé blanc pour ce vase 1930. Le blanc éclatant pour la lampe sculpturale et futuriste conçue par les designers danois Brigitte Due Madsen et Jonas Trampedacg pour Cassina. #naturemortephotography#cappellini#cassina#vase#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Mon Dieu, comme Essaouira est loin. Comme nous sommes loin les uns des autres. L’été s’est enfui depuis longtemps déjà. Et comme le chante Barbara, « je m’alanguis, je rêve, je frissonne, je tangue, je chavire ». Le ciel change doucement, il s’est couvert d’un voile. C’était bien, non ? Mon large sourire disparu me colle aux tempes, et je ne sais plus à quoi rime de se tenir là, debout, encombré de moi-même. #summer#maroc#essaouiramorocco#friendsforever❤️
Je préfère la vue en contreplongée à la vue frontale, elle permet de rompre avec la régularité d’un espace fondé sur le rythme des verticales et des horizontales. Je joue des éléments saillants et des puissants effets de contrejour pour structurer rigoureusement l’image.