Dans l’intimité de la chapelle Saint-Roch, l’escalier de fer s’enroule sur lui-même, entre ombre et lumière. Il monte vers on ne sait quel secret, tandis qu’à la fenêtre, un peu de ciel s’attarde. Les marches semblent garder la mémoire de ceux qui les ont gravies. Ici, même le porphyre bleu se tait, et le fer prend des airs de prière. @gillesdalliere
Aux Roches Rouges, l’architecture semble suspendue entre le ciel et la mer. Les escaliers s’enroulent sur la façade, les balcons s’avancent dans le vide, et la lumière du soir découpe des lignes blanches sur la nuit étoilée. Au loin, l’île d’Or veille sur l’horizon. Tout est affaire de seuils, de passages, d’équilibre. L’hôtel retient le jour tandis que la mer s’apprête à l’engloutir. Et dans ce face-à-face à géométrie variable, le soleil disparaît sans bruit, laissant à la nuit le soin d’achever la photographie. @gillesdalliere@lesrochesrouges
La guerre est finie, les corps sont encore debout. La peau porte les traces de l’effort, les muscles la mémoire de la souffrance. Autour du cou, les médailles pèsent leur poids de sueur, de boue et de volonté. Mais dans les bras qui s’enlacent, il n’y a plus de combat. Seulement la fraternité de ceux qui sont allés chercher leurs limites et qui en reviennent ensemble. Deux guerriers, deux sourires, une même fierté. La victoire se mesure peut-être au chrono, mais elle se reconnaît à la façon dont on tient encore debout, et dont on tient l’autre. @gillesdalliere
Spartan Estérel Saint-Raphaël clôture la saison Spartan en France. Idéalement placée dans le calendrier – le premier week-end d’octobre – cette course s’intègre parfaitement dans l’agenda des sportifs mais aussi de leur famille qui viennent profiter de l’été indien dans le sud de la France. À travers un paysage unique, entre la Méditerranée et les reliefs abrupts des roches rouges, l’évasion est à portée de main sur cette terre de sport et d’aventures : traversés de lacs et rivières, collines abruptes, points de vue à couper le souffle, plages et mer turquoise. @gillesdalliere
La Spartan Race Estérel à Saint-Raphaël clôture la saison des courses à obstacles en France dans un cadre exceptionnel, entre mer Méditerranée et roches rouges du massif de l’Estérel. Cette course emblématique plonge les amateurs de course à obstacles et course à pied au cœur d’un paysage naturel et ensoleillé : forêts de pins, sentiers rocheux, montées abruptes avec en prime vue imprenable sur le littoral. Le terrain, à la fois technique et spectaculaire, en fait une épreuve prisée des compétiteurs et des passionnés d’aventure. Les participants traversent des forêts denses, des étroits sentiers et des collines avec du dénivelé : une course Spartan où la beauté naturelle et l’intensité de l’effort se conjuguent pour offrir une expérience sportive inoubliable sur la Côte d’Azur. @gillesdalliere
André Malraux inaugure la Fondation Maeght. Il dit : « Lorsque nous regardions tout à l’heure le morceau de jardin où sont les Miró, il se passait la même chose que lorsque nous regardions la salle où étaient les Chagall. Ces petites cornes que Miró réinvente avec leur incroyable puissance onirique sont en train de créer dans votre jardin, avec la nature au sens des arbres, un rapport qui n’a jamais été créé. » @gillesdalliere@fondationmaeght
À la fondation des Maeght, Aimé et Marguerite, dans la pinède chauffée par le soleil méditerranéen, le temps s’arrête entre les murets de pierre et les terrasses de pins. Joan Miró a pensé ce domaine comme un parcours onirique. Un fil d’Ariane blanc trace le chemin sur les murets, serpentant entre les tommettes, les bassins de mosaïques bleues, le gravier et l’herbe verte. Les céramiques monumentales, les monstres rieurs, les oiseaux et les figures lunaires habitent les sous-bois comme des créatures de contes. @gillesdalliere@fondationmaeght
Merci Frédéric de nous avoir initiés à la relation entre forme, couleur, ligne et espace de cet artiste inclassable de l’art abstrait qu’est Ellsworth Kelly. Du coup je me suis amusé à brouiller les frontières entre figuration et abstraction dans le jardin de la Fondation Marguerite et Aimé Maeght. La pierre dessine, l’eau reflète, les lignes s’étirent et se répondent. « Aux bords de l’eau », le paysage se dépouille jusqu’à l’essentiel : une géométrie silencieuse où la matière, en noir et blanc, devient lumière. @gillesdalliere@fondationmaeght@fred_hubin
Dans la Villa Alfonsa, la bibliothèque « Triplan », conçue par Éric Raffy en 1988 et éditée par Farjon, est véritablement pensée comme un élément d’architecture et le portrait de Maria Callas semble y avoir trouvé sa voie. Éric a peint son visage dans un éclat de jaune, de blanc et de rouge, comme une apparition surgie de la lumière. Autour d’elle, le rose poudré du mur lui répond en silence. @gillesdalliere@ericraffy
À la Villa Alfonsa, au Dramont, sous le regard de Maria by Raffy, Nadine et Éric Raffy ont imaginé une maison qui leur ressemble : singulière, joyeuse, profondément personnelle. Nadine est la couleur, celle qui éclate, qui réchauffe, qui donne à chaque pièce son émotion. Éric, lui, compose avec les volumes, les matières, les œuvres et les lignes, comme on construit un décor où chaque chose trouve naturellement sa place. Deux sensibilités, deux écritures, qui ne cherchent pas à se confondre mais à se répondre. Et dans cette maison nouvellement rénovée, leur complicité devient presque palpable : l’architecture intérieure comme un dialogue amoureux, où chacun apporte à l’autre ce qui lui manque. @gillesdalliere@ericraffy