
Le soleil vide la rue de toute agitation. Il ne reste que cette façade ocre, offerte à la brûlure du ciel, avec ses balcons de fer, ses volets clos et ses murs marqués par les climatisations. La chaleur use les couleurs, ralentit le temps, fait vibrer l’air jusqu’à effacer les distances. La pauvreté n’est pas une absence, mais une manière d’habiter le monde avec peu. Dans cet éclat implacable, les murs murmurent qu’il existe une dignité qui persiste. @gillesdalliere









