Le premier où le second Empire…

Pauline Bonaparte, Palais Masséna, gildalliere, Nice

Pauline la scandaleuse, l’air brûle sur ton visage. Tu as offert tes seins que tes vêtements ne suffisent jamais à masquer à Antonio Canova. Tu as livré le velours de ton intimité à Borghese, et aujourd’hui tu me tournes le dos. J’ai vu qu’on t’avait déplacé, mais dès que tu es quelque part, ta sauvagerie envahit tout. Derrière les jardins du Palais Masséna, tes yeux de marbre, pleins de détours, regardent la mer. La brutalité neutre du ciel d’azur te rend molle et ronde. Il faut dire que c’est Napoléon III qu’on met en avant au Palais Masséna aujourd’hui. Alors vive Nice et le Second Empire.

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Le Premier où le Second Empire…

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Ici, au loin…

La pluie sur la promenade des anglais, Nice, gildalliere, 2020

Là où l’œil se pose, le cœur regarde, aime, retiendra, parfois pour toujours l’émotion. Il faut expirer, inspirer et expirer profondément, donner au lieu de prendre, rendre au lieu de garder, lâcher prise. Certaines images nous parlent dans le silence, simples, essentielles. Alors elles nous accompagnent toute la vie. C’est ça : accéder au bonheur. 

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Ici, au loin…

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Le beau est partout…

Escalier du musée national Fernand Leger, Biot, architecte, André Svetchine, gildalliere, 2020

Le transport des forces s’installe au musée Fernand Léger. L’image s’organise au niveau supérieur autour de la volée de l’escalier dessinée par l’architecte André Svetchine. Il souligne les marques du temps sur la pierre dure et sèche. Les formes prennent place, leurs fréquences s’ajustent entre-elles et tissent d’étranges correspondances avec la rigueur graphique et complexe des lignes de force du peintre. Au-dessus, le bleu légèrement perlé du ciel recouvre tout. Le silence glisse, le noir de la rampe luit, les nuages se chargent, Gilbert & George se tiennent debout devant « Les constructeurs », tableau emblématique de Fernand Léger, ils font face à l’étrange, au merveilleux, à l’inexplicable œuvre monumentale « Class War, Militant, Gateway » qu’ils exposent. Il se met à pleuvoir des trombes d’eau.

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Le beau est partout…

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Un aller simple…

contre jour, soleil couchant, Nice, gildallier, 2020

Mon petit chat, la vie est un aller simple. Je l’ai compris hier, au bord de la plage en regardant le voilier passer dans la brise du matin. Il est la beauté, il est la vie, je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. J’ai compris qu’il fallait arrêter de tourner dans la nuit de ma planète, dévoré par ta mort qui brûlait d’angoisse mes entrailles. Hier, enfin, en dispersant tes cendres dans ce jardin, j’ai tourné une page de ma vie. J’ai pris un peu de hauteur pour mieux sentir le vent et partir serein à la conquête de mon espace intérieur. De toute façon je suis trop vieux pour me convaincre que mes chances sont bougrement bonnes, et que ce putain de monde s’intéresse un tant soit peu à mes espoirs et à mes rêves, en supposant qu’il m’en reste. Je suis heureux d’avoir déposé ces dernières roses de l’été, parfumées, sur tes cendres et je te laisse poursuivre ta route.

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Un aller simple…

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Sous les pavés de verre…

La coupole de l’hôtel Volney, Eléphant Paname, Paris, gildalliere, 2020

Sous l’impressionnante coupole en béton et pavé de verre couvrant un espace de 250 m2, ainsi font font font Laurent et Fanny Fiat, trois petits tours et puis s’en vont transformer la demeure en centre artistique. C’est la naissance d’Éléphant Paname. La danse et les arts plastiques y tiennent une grande place. L’hôtel du prince Alexandre Soltykoff, ambassadeur de Russie, a été bâti en 1856 par l’architecte Charles Rohault de Fleury, 10 rue Volney. On y trouve de très beaux décors Napoléon III. Au début du XXe siècle, le comte Greffuhle achète le logis sur la rue dans un but locatif. Les écuries sont acquises par la banque Dupont qui les fait raser. Un immeuble de quatre étages est construit par l’architecte Girod pour accueillir la clientèle et des bureaux. À l’emplacement de la cour une impressionnante coupole en béton et pavés de verre couvre un espace de 250 m2. C’est aujourd’hui une salle de spectacle. 

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Sous les pavés de verre…

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La bibliothèque Mazarine…

L’escalier de la bibliothèqueMazarine, Institut de France, Paris, gildalliere, 2020

La bibliothèque Mazarine : regardez là l’orgueilleuse, la sérénissime, si puissante à inspirer l’Institut de France. On y entre par un escalier couronné d’une galerie de bustes antiques, éclairés par une verrière. Au milieu de l’admirable décor datant du 17ème siècle, le silence me trouble. C’est le silence de toutes les solitudes, où seuls se font entendre les craquements des boiseries de l’époque. Cette harmonie secrète mène à l’indolence, l’envie vous gagne de laisser le temps couler, de céder à la belle endormie, de sombrer avec elle. Ambiguïté et richesse humaine de l’académie : sa fierté, sa capacité de vous refuser puis de vous accepter, de vous faire languir, douter et parfois, enfin, de vous aimer le temps des journées européennes du patrimoine.

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La bibliothèque Mazarine…

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Secret d’alcôve …

La porte dérobée de l’hôtel de Soubise, Paris, gildalliere, 2020

Depuis que la princesse Anne de Rohan-Chabot, maîtresse du roi soleil, et le cardinal Louis de Rohan et sa vilaine affaire du collier de la reine, ont quitté l’hôtel de Soubise, les boiseries ont vécu le temps des secrets. Une vision romanesque s’est complu au spectacle de la grandeur déchue. Alors gardons-nous bien d’ouvrir la porte dérobée derrière les volutes patinées d’histoire. Le secret qui y est renfermé suffit pour nous prouver que nos desseins sont exactement remplis. Nous savons de quoi il est question et cela suffit. Rien ne transpire, nous pouvons arriver, tout est prêt. Mais taisons-nous.

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Secret d’alcôve …

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L’eau à la bouche…

L’office du musée Nissim de Camondo, Paris, gildalliere, 2020

Je suis revenu sur les traces de mes années estudiantines. Au musée Nissim de Camondo, j’ai toujours été fasciné par les différentes pièces du service de la bouche. C’est dans cette partie principalement que l’on connaît si l’architecte est savant dans la distribution. C’est par la commodité de ces lieux que chaque chose se trouve dans sa place. Il y règne ce solennel silence qui est de l’ambition de toutes les grandes maisons. Je ne perçois guère qu’un cliquetis de service à thé, un mot ici ou là, à peine un murmure.

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L’eau à la bouche…

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Le brutalisme…

Façade de verre, la CRAMIF, rue du Maroc, Paris, gildalliere, 2020

Ici, enfermé dans cette cour, sous la fuite tumultueuse des cumulus au dessus de la barrière de verre et de béton, je sens une force dans mon corps, un mouvement sous mes pieds ; oui peu à peu, une route se dessine à mes yeux. Si je devine déjà vers qui elle me mène, cependant j’ignore encore vers quoi.

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Le brutalisme…

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Là ou l’ombre confond la lumière…

L’atelier de Bourdelle, musée Bourdelle, Paris, gildalliere, 2020

Passer trois heures à baguenauder dans l’atelier d’Antoine Bourdelle… J’aime l’obscurité de cette pièce. La pierre sculptée capte l’extrême pointe de la clarté du jardin. Les reflets blanchâtres du buste, comme s’ils étaient impuissants à entamer les ténèbres épaisses des panneaux de boiseries, rebondissent en quelque sorte sur cette obscurité, révélant un univers ambigu où l’ombre et la lumière se confondent. Ce n’est pas une clarté ordinaire, elle possède une qualité rare, une apesanteur particulière, accentuée par le rythme visuel de son œuvre aux effets archaïques.

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Là ou l’ombre confond la lumière…

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