Le miroir d’eau…

Reflets sur les eaux du lac du Dramont, Saint-Raphael, gildalliere, automne 2022

En face, une haie d’arbres élancés, enchâssés dans une frange de buissons, dresse une muraille en ruine que le contre-jour noircit. Dans le miroir d’eau, je ne peux toucher de la main la plus haute aiguille de pin, cette faveur est réservée au ciel, à la pluie, aux vents et aux oiseaux. Mais l’étang me permet de l’atteindre à l’œil de mon Leica, de prendre en main l’eau vert-feuille, de la traiter, de la maîtriser comme deux images jumelles qui se reconstituent sur un papier mat.

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Le miroir d’eau…

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Action…

Oubliez votre tenue impeccable, dès l’échauffement, les burpees – une pompe suivie d’un saut de grenouille – se chargent de salir vos vêtements. Et ce n’est que le début. 100 mètres de course et déjà un premier fossé rempli de boue à franchir. Facile ! Quelques mètres plus loin, ce sont des collines et des murs qu’il faut grimper avant de les dévaler sur le cul pour atterrir dans la poussière. Petite séance de nettoyage avec un passage dans la mer où il faut longer une corde en portant un bidon de quarante kilos sur l’épaule. Mais le pire reste à venir. Alors, les dossards s’arrachent, les t-shirt se déchirent, la peau s’égratigne, les membres se tendent, se tordent, cassent, le calvaire prend fin dans la douleur.

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Action…

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L’esprit d’équipe…

Si le temps ne compte pas forcément et que les sanctions ne tombent pas lorsque vous marchez au lieu de courir, les kilomètres sont épuisants. Et les autres épreuves font travailler votre équilibre-obstacle de la poutre et de la lanière, votre adresse quand il s’agit de lancer le javelot, et surtout de la force lorsque vous devez porter un sac de sable, un rondin de bois, une chaîne énorme, une boule de 40 kilos ou traîner derrière vous une brique sur plusieurs mètres. Et n’oublions pas les fameuses palissades, l’esprit d’équipe est alors de rigueur pour franchir les plus hautes. 

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L’esprit d’équipe…

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Repousser les limites…

Estérel Saint-Raphael Spartan Trifecta, Le Dramont, gildalliere, automne 2022

Repousser les limites de ses limites, c’est l’événement d’extrême endurance, « Estérel Saint-Raphaël Spartan », qui te fait changer d’avis sur ce que tu pensais être possible. Qu’il s’agisse d’épreuves en équipe de 4, 12 ou 24 heures ou d’expéditions de plus de 60 heures, les formats peuvent varier mais les résultats sont les mêmes : on en revient différent ! C’est un entraînement militaire de haut niveau, une course d’obstacles aux épreuves de Trail, en passant par des défis de fitness fonctionnel violent.

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Un bout de poésie…

Les rue du vieux Nice, gildalliere, été 2022

Nice est une ville où l’on se promène volontiers. Sur le « camin dei Anglès », comme dans les ruelles ombragées de la vieille ville, les hauteurs ou les quartiers où les touristes se gardent bien de s’aventurer, à petite foulée, à grandes enjambées, on flâne, on prend l’air, on dérive, ou l’on erre. La marche affûte le corps et l’esprit. De la majorité de ces quartiers il n’existe pas de carte postale. Ils sont pourtant le cœur de Nice. Celui où je recherche joliment quelques mirages un peu périmés, des bouts de poésie .

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De la polychromie des murs…

Le Vieux-Nice, gildalliere, été 2022

Dans la vieille ville polychrome, je rentre dans le vif de la couleur, rouge antique, ocre jaune, rose ancien, bleu fané ou vert de gris, toutes soulignées de trompe-l’œil, « a fresco », caractéristique d’une véritable communauté de culture à la fois alpine et méditerranéenne. Dans tout ce rouge « sarde », l’azur disparaît sous les bandeaux et les frises linéaires de style Néo-classique et Art-nouveau.

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De la polychromie des murs…

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Les ocres de Cimiez…

La cour du couvent de Cimiez, Nice, gildalliere, été 2022

Dans le cadre magnifique qu’offre le cloître du monastère de Cimiez, il y a d’abord la couleur, pure, éclatante. Ensuite viennent les formes, l’architecture, la spiritualité, l’art, l’histoire, l’exception à l’état brut. Et puis il y a le jardin, considéré comme un projet global allant du plan d’urbanisme au choix des essences des espaces de nature. Les arbres de hautes tiges sont en harmonie avec les haies de plantes grimpantes variées, bougainvilliers, bégonias, rosiers, jasmins, chèvrefeuilles, volubilis, pittosporum. Pour les zones les plus sauvages, la palette est plus rustique, arbousiers, chênes verts, pins d’Alep, romarins, genêts, cyprès, pins parasols et oliviers.

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Ombre portée…

Façade sur le parc Gustavin, Nice, gildalliere, été 2022

Quand j’obture les ouvertures, portes ou fenêtres, par des stores, les interstices laissent filtrer la lumière. Elle est une incision dans les ténèbres. Et puis il y a cette façade, cette dialectique du vide dans le plein et du plein dans le vide, de l’aveuglement et de la lumière, celle de la liberté d’esprit créateur.

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SOS…

La Promenade sous la pluie, Nice, gildalliere, été 2022

La main, elle trace un trait SOS. La main dit le cœur, elle trahit l’émotion qui la porte. Choses vues, instants d’existence, cette image dit : je suis là, je me souviens. Du temps est caché dedans. Non pas un temps abstrait, théorique, idéal, mais du temps vécu. Elle est là, enfouie au fond du ciel. La réveiller est l’affaire du spectateur. Il faut savoir regarder, frotter sa lampe d’Aladin

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SOS…

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L’encre qui chante et se promène…

Promenade des anglais, Nice, gildalliere, été 2022

J’ai versé l’encre, produisant une flaque un peu aléatoire qu’avec les doigts des deux mains j’étale vivement pour lui donner une forme, créer une silhouette. L’encre gicle en taches et gouttelettes qui maculent la Promenade. Je ménage habilement des blancs qui dessinent le ciel, puis j’opère les derniers grattages afin d’éclaircir la flaque aux endroits voulus. Il y a juste la silhouette qui chante, très noire, elle semble émerger d’un fond préalablement bouché.

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L’encre qui chante et se promène…

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