J’adore le recoin mystique de cet escalier d’où j’admire les statues votives perdues dans les ténèbres. Il y a, ici, une sonorité de marbre et de cristal. Une applique de bronze éclaire à peine la fluorescence de toutes ces moulures glacées qui encadrent la fenêtre et la lumière semble en apnée. #louvreparis#blackandwhite#leicamonochrom@gillesdalliere
Temple périptère à colonnes corinthiennes, la Madeleine est un des meilleurs exemples de l’architecture néoclassique à Paris. Elle marque la volonté délibérée de Napoléon de retrouver la grandeur antique pour célébrer « le souvenir de la gloire impérissable de l’Empereur, et celle de ses compagnons d’armes ». Tout en la photographiant, tout imprégné de la série « Le maître du haut château » sur Netflix, je me suis mis à supposer qu’un jour les monuments de Paris seront couchés sur la poussière de son peuple, comme sont couchés sur la poussière des Chaldéens et des Arabes ceux de Babylone et de Palmyre. #lamadeleine#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Si vous n’avez jamais partagé le silence inépanché des murs et des ombres, il fait partie intégrante du volume, destinée avec la lumière, à le rendre intelligible sous ses trois dimensions. #grandpalais#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Se promener dans les rues de Paris sur les toits, c’est porter un regard différent sur le monde. Chaque obstacle devient prétexte à une figure, chaque mobilier urbain invite à la galipette. Le sol n’est plus le seul moyen de se déplacer. Murs, murets, rebords de fenêtres et échafaudages rendent le trajet ludique, et c’est tellement plus rapide pour aller à Art Paris, Au PAD voir aussi à unRepresented. #streetphotography_bw@gillesdalliere
Sous la coupole de la Bourse de Commerce – Pinault Collection, la projection de la lumière sur les fresques participe pleinement à la mise en valeur du programme décoratif. La lumière naturelle, filtrée par l’oculus et la verrière, se diffuse progressivement sur la surface peinte et révèle la composition circulaire des scènes allégoriques représentant les échanges commerciaux et les continents. Cette interaction entre lumière et peinture souligne la profondeur des volumes, accentue les contrastes chromatiques et renforce la lisibilité iconographique de l’ensemble. Ainsi, la coupole ne constitue pas seulement un élément architectural, mais un dispositif visuel dans lequel la lumière agit comme un vecteur de perception, mettant en dialogue l’espace, la fresque et le regard du spectateur. #architecturephotography@gillesdalliere@boursedecommerce
Henri Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897, musée de l’Orangerie, Paris, printemps 2026
Peintre sur le tard après une longue carrière aux douanes de Paris, Henri Rousseau n’a pas obtenu de son vivant la reconnaissance dont il rêvait. Mais son imaginaire onirique a durablement marqué l’art moderne. Une œuvre à découvrir au musée de l’Orangerie. @museeorangerie
En allant aux toilettes, la lumière semble se définir par contrastes plus que par véritable éclairage. Il y a donc un jeu entre le corps lumineux et le décor sombre, entre l’essentiel et l’accessoire renvoyé à la part obscure de l’image. C’est tout le thème de cette exposition à la Bourse de Commerce Pinault Collection qui métamorphose les espaces en un paysage crépusculaire où une centaine d’œuvres d’artistes se dévoilent dans un jeu d’ombres et de lumières. #blackandwhitephotography#leicamonochrom@gillesdalliere@boursedecommerce
En entrant à la Bourse de Commerce, je suis toujours soufflé par le projet fou de l’architecte japonais Tadao Ando qui a imaginé au centre de ce monument historique un immense cylindre de béton. 9 m de haut pour 30 m de diamètre réorganise l’enceinte de la bourse de Commerce et crée une vaste salle plus intime sous la coupole, l’un des grands chefs-d’œuvre de ce bâtiment.#streetphotography_bw@gillesdalliere@boursedecommerce
Au musée de Montmartre, une belle exposition met en lumière l’œuvre avant-gardiste et méconnue d’Adya et Otto van Rees où l’amour et la création ne faisaient qu’un. C’est une première en France sur ce couple méconnu de l’avant-garde. À travers une centaine d’œuvres, peintures, arts graphiques, broderies, sculptures, l’exposition retrace l’évolution de leurs parcours artistiques, du divisionnisme au cubisme et au cloisonnisme, jusqu’à l’abstraction en mettant en lumière sa richesse, sa modernité et son évolution tout en explorant les influences mutuelles et le dialogue artistique qui ont nourri leur recherche créative. @museedemontmartre
Je selfie donc je suis. Au bout de mon bras, au bord du vide de béton de Tadao Ando, c’est moi, et moi, et moi… Poésie des gestes fabriqués par une époque qui en disent long sur l’époque elle-même et sur les individus qui évoluent dans ladite époque. #selfie#streetphotography_bw@gillesdalliere@boursedecommerce