Le chemin de la vie…

Le sentier de la plage du Dramont, gildalliere, automne 2021

Dans la vie, on chemine à la recherche de soi. Au bout du chemin qui mène au sémaphore, le jour s’éteint. Un an déjà. Les saisons se succèdent, la roue des nuits et des jours tourne sans fin. Le soleil et les nuages au-dessus jouent avec leurs jouets d’ombres depuis toujours. Je sonde l’espace, je l’interroge. Le sentier s’obscurcit. La brume de l’automne descend, fraîchement baignée dans la mer du Dramont.

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Le chemin de la vie…

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Quercus coccifera…

Quercus coccifera, massif de l’Esterel, le Dramont, gildalliere, automne 2021

Le chêne s’étire entre le clair-obscur de la nuit et l’aube transparente dans un remuement bruissant de branches rugueuses et de feuillage persistant. Le regard du jour fait frémir la nuit exténuée sur l’écriteau des nuages. À l’horizon, le voile d’ombre de l’infini glisse sur le rivage vermeil de la mer du levant et l’arbre, immense, l’habille de sa robe d’or vert et de son étole de vents.

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Quercus coccifera…

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Abstraction …

Le reflet de la villa Alfonsa dans les eaux du lac du Dramont, gildalliere, automne 2021

Mon regard se fait de plus en plus abstrait, il cherche à surprendre et joue volontairement sur les flous qui plongent dans les eaux noires du Cornet. Du haut des restanques de la belle Alfonsa, les pins et les blocs de porphyre bleu de l’Estérel, se souviennent des mineurs, des tailleurs de pierre, des marqueurs, des forgerons, des mécaniciens, des graisseurs, des gargotiers et des manœuvres qui ont marqué l’histoire des carrières du Dramont. Alors oui, j’écoute ce lac, il me parle du silence.

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Happy day…

Des ronds dans l’eau, lac du Dramont, Saint-Raphael, gildalliere, automne 2021

C’est mon anniversaire. Je regarde l’indéfini du côté du lac, et je ballotte dans des eaux moins tranquilles. La brume descend fraîchement baignée par la mer du Dramont. Le lac sans rive répond aux doux remuements des flots d’une aria et la risée frémissante des battements de mon cœur l’enlace de tous côtés. Sur la feuille du temps, ce jour laisse une empreinte légère qui pâlira à vue d’œil.

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Happy day…

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Le miroir d’eau…

Le reflet des mâts des voiles de Saint-Tropez dans le port, gildalliere, automne 2021

Rien de plus fascinant que ce miroir naturel, insolite, et changeant qu’est une surface d’eau réfléchissante. À quoi tient ce goût de la vision indirecte et de la réalité redoublée ?
Elle transforme le visible en image, m’en rendant l’apparence seule, délivrée de son poids de matière. Elle insère l’irréel dans le réel et le fantastique dans le quotidien. Elle nous présente un monde que je reconnais mais projeté dans un espace qui n’est plus le mien, où je n’ai accès que par mon regard, par ma pensée, comme s’il était rêvé.

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Qui voit le ciel dans l’eau…

Quand on regarde le ciel dans l’eau, Agay, le lac du Dramont, gildalliere, automne 2021

Le lac est si profond que le ciel s’y est mis. En rêvant le vent, l’écho des nuages et de l’eau qui les dédouble se trouble, et les vagues qui glissent à ma rencontre, reflètent le vide qui m’emporte tout en haut de la falaise de porphyre bleu qui dévide mille sentiers autour de l’Estérel. Il y a une ombre au tableau et il y a de la lumière. Elle dévisse jour et nuit les collines de pins d’Alep et de chênes de Cork.

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Qui voit le ciel dans l’eau…

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Dans le vent…

Les voiles de Saint-Tropez, gildalliere, automne 2021

Les mâts des voiles de Saint-Tropez découpent leur espace, leur perspective, dans l’épaisseur d’un ciel d’automne. La pluie menace. De ponton à ponton, la cité de Suffren résonne de touristes. La beauté des maxis se faufile le long du chenal et les sirènes des bateaux retournent à quai pour y dormir.

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Dans le vent…

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Le temps désarmé…

Saint-Aygulf, le palmier du port, gildalliere, automne 2021

C’est le cœur d’un palmier harassé qui hésite à franchir la ligne d’horizon et se dissout dans un temps désarmé, arrêté en douce, vidé de ses minutes et de ses heures. Ce sont les nuages qui sont éclairés par un soleil que l’on devine à défaut de le voir. C’est un soleil qui est à bout de souffle dont les reflets se dessinent dans le blanc du ciel. Tout est à sa place. La lumière est là pour déposer du charme à la place du crépuscule.

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Le temps désarmé…

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Bouleversant…

Je casse le rythme de mes photos pour vous faire partager une grande émotion. Au théâtre de l’Atelier, à Paris, Samy Frey incarne Claude Lanzmann et le médecin suisse Maurice Rossel délégué du comité de La Croix-Rouge pour inspecter le camp d’Auschwitz en 1943, puis celui de Theresienstadt en 1944. Il se laissa abuser par la mise en scène qu’avaient organisée les nazis. Il ne vit pas l’horreur au-delà de la parodie. Claude Lanzmann l’avait interviewé en 1979. Il en avait tiré un film et un livre : « Un vivant qui passe ». Ce sont ces mots-là que lit Sami Frey pendant une heure, témoignant dans sa lecture d’un respect infini. Pourquoi et comment ce médecin se laissa-t-il aveugler, sans rien déceler de la combinaison inouïe de violence et de mensonge qui culminait dans les camps de concentration ? Telle est la question fondamentale posée par Lanzmann dans ce document exceptionnel. Cet aveuglement renvoie aujourd’hui aux nôtres dans trop de domaines, politiques, sociaux, et écologiques. Bouleversant. 

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Bouleversant…

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La fenêtre fermée…

Nature morte, l’équilibre des choses,Anvers, gildalliere, 2006

La fenêtre fermée n’en réfléchit pas moins le monde qu’elle tient à l’écart d’elle-même, les gens qui n’en finissent jamais de passer, le ciel qui ne sait s’arrêter d’être ciel, et la maison d’en face à l’ancre de sa végétation envahissante. La fenêtre fermée tournée vers son envers, donne à la nuit des nouvelles du jour et parle à la chaleur du froid qu’il fait dehors.

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La fenêtre fermée…

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