Chère Maman…

Maman,Lundi 2 décembre, 2019

Chère Maman, mon petit chat, j’aimais te faire poser, et même si tu bougeais tout le temps, ce jour-là, tu m’as donné du bonheur. J’ai saisi les passions qui marquaient ton beau visage. Ton regard vert voltige sur les fatigues de ton âge. Ton sourire escroque ta solitude. Ta mémoire était devenue aussi distante qu’une déesse et tu as pris le parti de t’en foutre.
Tu t’es mise à planer sur la vie avec drôlerie et élégance. Tu as fumé jusqu’au bout, beaucoup. Tu as picolé, un peu, pour rire, inconsciente du mal qui te rongeait. Tu as surtout été une femme de caractère, ouverte, honnête, insoumise, magnétique, brillante et belle à en crever. Comme tu vas me manquer…

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Chère Maman…

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Mon petit chat…

Maman, portrait, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

Mon petit chat, je ne t’aurai plus dans mes pattes. J’aimais tellement cela. Te savoir à côté. Toujours là. Je n’aurai plus ton écho. Je n’aurai plus ta joie intérieure, ni ta voix, ni tes appels à l’aide. Je suis tellement heureux d’avoir passé tellement de temps avec toi. À quoi vais-je servir maintenant ?
Cet été, tu m’avais demandé quel âge tu avais, et je t’ai répondu que tu aurais 93 ans le 28 novembre. Je te rassure mon petit chat, tu ne les auras jamais.
Je vais me permettre de reprendre les mots de Philippe Claudel, pour toi…
« La mer qui joue à deux pas son tambourin de gris, le sel, le vent t’accompagne ».
Ceux de Jean Cocteau …
« Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants ».
Tu me disais toujours, quand je partais « on ne laisse pas son petit chat tout seul ».
Aujourd’hui, Maman c’est moi qui suis seul.
Je t’embrasse comme je t’aime, très très fort.

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Mon petit chat…

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Ralentir les jours…

Zarziz, Tunisie, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Zarziz/Tunisie

Je voudrais ralentir les jours, marcher presque à reculons. Retrouver cet été et tenir ce bouquet de promesses que nous nous sommes fait. Aujourd’hui une dépression respiratoire te plonge dans une somnolence considérable. La nuit, le jour, le chaud, le froid, la peur, la solitude,sont là. Le plus triste est de voir s’effacer ta voix, ton regard, une foule de petits éclats vifs rien qu’à toi. Demain peut-être, les mots reviendront, minuscules. Peut-être pas…

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La mer est grise à Nice…

Chambre avec vue, Tunisie, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/Tunisie

Soudain la mer est grise à Nice. Il y a de la houle au loin. Des dentelles d’écume. Quelques voiles s’agitent comme des mains qui appellent au-secours. Alors on aime la vie, avec ses défauts, ses banalités, ses petitesses. Tu sais ce que je veux dire. Aime ta vie Maman, immense, flamboyante et unique. Je t’aime…

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Inspiration originelle.

Anvers, Vlaeykensgang, Belgique, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière/Anvers/Belgique

Me voilà plongé au cœur du quartier médiéval de Vlaeykensgang à Anvers. Ma voix passe sur la beauté ocre de la patine écaillée, et le vaste vide pavé, résonne d’un silence magnifique. Il y a cet arbre tourné vers le ciel. Il regarde la terre et ne reconnaît rien. Ce paysage intérieur est un labyrinthe de choses oubliées et sans nom. Un rayon de soleil révèle l’incroyable beauté des piliers de pierre soutenant la structure de la maison.

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Grande ouverte.

Porte ouverte, Belgique, De Uil, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière/De Uil/Belgique

J’ai laissé la porte grande ouverte, et pourtant ce matin les températures ont subitement chuté. Elles sont en deuil d’un mois d’octobre idiot. Interminable. Monolithique. Elle m’aide à revenir au monde actuel grâce à des petits gestes usés, des sarments de bois morts qu’on enfourne à feux lents dans l’idiotie de croire que tout doit s’arranger, se rassembler, se resserrer. Repartir une fois encore. Devenir.

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« Il automne »

Karen Aubroeck, l'atelier, gildalliere, 2011

Karen Aubroeck, l’atelier, gildalliere, 2011


Photo/Gilles Dallière/Belgique

“Il automne”, et pourtant, dans l’atelier de Karel Aubroeck, une fois nettoyé les nuages, j’ai l’œil ébloui, le souffle bloqué devant la luminosité qui agit comme un renouveau sur l’ouverture carrée donnant sur le jardin inspiré du Land Art. Noyé dans tout ce gris, le jeu de lumière s’anime et les couleurs se réactivent dans la réflexion du miroir, œuvre d’art de Günther Förg.

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« Il automne »

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