La beauté du Lario

Balcon, lac de Côme, Varenna, Italie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

À quoi bon aller chercher le bonheur, il est là sous mes yeux. Le lac de Côme s’endort sous la brume hivernale, à l’horizon, les sommets encore enneigés des montagnes plongent sur la surface bleue saphir du Lario.

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La beauté du Lario

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En eau profonde

Hôtel Royal, lac de Côme, Italie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Le lac de Côme forme le fond, il étincelle au soleil levant. La lumière tamisée est belle, elle caresse le relief des balcons ocre jaune de la terrasse qui donne sur le large. Une buée continue s’élève des eaux limoneuses du lac qui reflètent l’épaisseur d’un nuage d’hiver chargé de neige. En ligne droite sur Bellagio, la couronne immaculée de blanc des Alpes plonge dans un long silence en eau profonde.

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En eau profonde

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Il Palazzo Crivelli

Palazzo Crivelli,Milan, gildalliere, 2008-Modifier
Photo/Gilles Dalliere

Il Palazzo Crivelli via Pontaccio 12 à Milan est un lieu magique perdu au yeux du monde sauf au moment de la Fashion-Week et du Salone Del Mobile qui commence le 17 avril prochain. Mais là, j’y suis seul face à la beauté de ce palais aristocratique qui me vide la tête. J’aime ce lieu austère. J’aime y retourner à chacun de mes voyages dans la capitale lombarde et me planter là, sans bouger, devant le jeu de l’ombre et de la lumière qui effleure les entrelacs de la rampe d’escalier. Je rentre à pas feutré dans ce décor insolite face à la beauté architecturale de ce détail et j’ai l’impression qu’une chose est claire : à cette minute précise, une page se referme enfin dans ma vie.

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Il Palazzo Crivelli

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La réflexion des miroirs

salle des miroirs
Photo/Gilles Dallière

Dans la salle des miroirs du Samode Palace, la mélancolie à partie liée avec la réflexion et les miroirs. Ce piège de cristal reflète de multiples mises en scène. C’est un chef-d’œuvre architectural qui provoque tous les regards. Concaves, les miroirs se détournent vers d’autres reflets. Ils accrochent la lumière, lui donnent du relief, entretiennent la déformation des ombres de la lune qui s’argente, offensée par tant de mystère.

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La réflexion des miroirs

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La lumière irréelle

Cour Kishangarh, Jodhpur, Inde, gildalliere, 2004
Photo/Gilles Dallière

Tout est silencieux, un air relativement frais arrive de la cour par la porte rouge laissée grande ouverte, et c’est à peine si, de temps à autre, une légère brise fait frissonner le linge étendu. Les couleurs se font immobiles, il y a un vaste silence, un silence qui est une façon d’exprimer une pudeur singulière, une pudeur à l’égard du fait même d’exister devant cette lumière irréelle.

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La lumière irréelle

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La cité de dieu

Pushkar, Inde, gildalliere, 2004
Photo/Gilles Dallière

Vu du ciel, Pushkar est un cratère d’eau dessiné dans le sable du désert du Thar. La couronne immaculée qui l’encadre vit au rythme des battements du cœur de Brahma, le premier des dieux indiens. Un dieu dormant, d’une puissance prodigieuse noyé au fond des eaux, qui s’ignore et que nous ignorons. Oui, dans le ciel de Pushkar, le soleil est suspendu au zénith et pas un nuage ne vient tempérer son ardeur. Tout ici est en suspension. Cadré, capté, le lac encadré de ses ghâts est un miroir oublié.

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La cité de dieu

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Ganga

Le Gange, Varanasi, gildalliere, 2008
Photo/Gilles Dallière

Les eaux du Gange sont devenues grises. Au ciel, une brume opaque laisse entrevoir les rives lointaines et plates n’offrant aucun point de repère comme si le paysage était annihilé dans une grisaille pastel qui paraît emplir le monde entier. Là où le ciel se confond avec la terre et l’eau, les eaux raclent le bois de la coque de l’embarcation, la griffe plus qu’elle ne la caresse de ses vaguelettes courtes et pressées.

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Ganga

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