De l’abstrait au figuratif…

Ceramica abbracciata, Brute, Clarisse Tanchard, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

Et même si elle mord des assiettes, Clarisse Tranchard, maîtresse de la forme et de l’ironie, revisite des pièces de céramique iconiques de la maison italienne Ceramiche Rometti. Elle plonge ses mains et ses tatouages dans la surface lisse de la terre cuite. Elle l’étreint, la transperce, la griffe. Elle joue les funambules sur la frontière entre sens et non-sens tout en perpétuant un savoir-faire ancestral. Des paires de vases uniques qui vont de l’abstrait au figuratif. Joyce Gallery Paris.

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De l’abstrait au figuratif…

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Totémiques…

Brute, exposition d’objets d’art, Akim Zerouali, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

On se demande pourquoi ces représentations totémiques sont accompagnées de règles d’action ? À première vue, le totémisme déborde le cadre d’un simple langage. Il ne se contente pas de poser des règles de compatibilité ou d’incompatibilité entre des signes, il fonde une éthique. Enfant Akim Zerouali taillait des crayons. Aujourd’hui c’est la matière brute qui semble être à l’origine de son art. Le bois brûlé y règne en maître. 

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Totémique…

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Géométrie des lignes…

Détail d’architecture de la Haute Cour, Chandigarh, Le Corbusier architecte, Inde, gildalliere, printemps 2010

« Ce mot pour te dire que le Palais de la Haute Cour où près de 1000 ouvriers et femmes et ânes s’activent est tout simplement extraordinaire. C’est une symphonie architecturale qui dépasse tous mes espoirs, qui éclate et se développe sous la lumière d’une façon inimaginable et inlassable. De près, de loin, c’est une surprise et une provocation d’étonnement (…) »
Le Corbusier 1954

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Géométrie des lignes…

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Rigueur architecturale…

Site du Capitole, Chandigarh, Le Corbusier architecte, Inde, gildalliere, printemps 2010

« Que la stupéfaction règne souvent à Chandigarh est une chose naturelle, mais dès que les aménagements du parc, les arbres, les fleurs, les greens, les grands dallages de pierre et de ciment, les monuments prévus au plan seront achevés, réunis tous ensemble en une symphonie rigoureusement concertée, alors, à ce moment, les gens me diront merci ! » 
Le Corbusier

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Rigueur architecturale…

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Éloge de la lumière…

L’architecture des Roches Rouges, le Dramont, Saint-Raphaël, gildalliere, automne 2021

Dans ce jeu de clair-obscur, la blancheur des murs peut paraître translucide, évidente et banale, alors qu’elle est détachée de l’ombre. Il se peut qu’une lumière ainsi définie n’ait aucune existence réelle. Il se peut qu’elle ne soit qu’un jeu trompeur et éphémère d’ombre et de lumière. Je le veux bien, et elle me suffit, car il m’est interdit d’espérer mieux.

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Éloge de la lumière…

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L’hédonisme…

Les plâtres de Maillol, Musée Maillol, Paris, gildalliere, automne 2021

C’est d’abord un clin d’œil à @jack.garnier 🙏🏻🙏🏻🙏🏻. Une tension paraît traverser ce qui est peut-être le thème unique de cette installation au musée Maillol : le corps. Corps morcelés des premières séries, corps épurés, corps stylisés, corps maniérés, corps sculptés, démembrés, incomplets, dispersés, nimbés d’une lumière zénithale des débuts aux académies de la fin. Du blanc, crayeux, musculeux, révélé par des jeux d’ombre et de poussière.

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L’hédonisme…

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Rouge éclatant…

Noël à la maison, Paris, gildalliere, automne 2021

Nous sommes en décembre et c’est bientôt Noël. J’éclabousse de rouge mon univers en noir et blanc pour provoquer l’étonnement. D’arbres en arbres la couleur rend les noirs plus profonds et les blancs plus éclatants deviennent presque métalliques.

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Rouge éclatant…

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L’arbre couché…

L’arbre des voyelles, Giuseppe Penone, bronze patiné, 1999, jardin des Tuileries, gildalliere, Paris, automne 2021

Dans la ville, il y a le jardin des Tuileries. Il y a des hommes assis sur des chaises, des arbres debout sur leur pied. Il y a des chiens qui aboient leur nom, il y a aussi la pluie qui s’accroche aux vitres pour se réchauffer. Et il y a un arbre couché dans le bronze, tête cuite au soleil de l’été, racines tournées vers un ciel plus bas que plafond. C’est l’arbre des voyelles de Giuseppe Penone.

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L’arbre couché…

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Baselitz, la rétrospective…

Vue du balcon du centre Pompidou, Montmatre, Paris, gildalliere, automne 2021

De Montmartre au Centre Pompidou, je suis allé voir Georgia O’Keeffe, il y avait trop de monde et les peintures de fleurs toutes gorgées de couleurs, les paysages surréalistes et métaphysiques m’ont ennuyé. Il faut dire que je sortais de la formidable rétrospective de Georg Baselitz. Il y avait peu de monde et l’exposition m’a renversé. Une certaine fragilité émane de ses tableaux. Il y a de la violence, beaucoup de violence. Il y a du sexe, et plus on avance dans le temps plus il y a des rides, une peau tombante, des os saillants, des portraits à l’envers, des traits anguleux. Il y a de la couleur, beaucoup de couleurs, de la force, une vitalité incroyable. À la fin, Baselitz révèle le noir et le blanc. Néanmoins, là où certains voient dégénérescence, tristesse, maladie et mort, j’y ai vu de l’amour, de la tendresse de l’admiration et de la beauté.

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Baselitz, la rétrospective…

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Réflexion…

nature morte, Paris, gildalliere, automne 2021

Une idée qui devient obsédante est celle qui rassemble étrangement dans une seule phrase quelques mots complexes : équilibre, chimère, crise, élévation, libertinage, chaos, orientation, entraves, cohérence, attente, diversité, duo, intrusion, identité, coulisses, loyauté, racines. Par rapport à ma future exposition j’ai déjà un titre : « Clair/Obscur ». La première photo, « Racines », se reflète dans le verre sécurité gris qui protège la « Mauvaise graine » de Francisco Ruiz de Infante, un tirage numérique à trois exemplaires. Tout autour les céramiques sont chargées de mémoire.

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Réflexion…

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