La dame et l’impromptu du Palais-Royal.

Vitrine palais royale, Paris, gildalliere, 2018DNG-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Le silence est grand et c’est dans ce silence que tourbillonne la poussière de l’été. La Galerie Montpensier est vide. Le temps est sec. Il invite le vent du dehors à balayer les arcades et les lanternes qui se reflètent dans la perspective de la vitrine abandonnée. En levant la tête vers ces trois étages et demi, Colette trimballe son radeau d’un mur à l’autre. Sous le cintre de l’entresol Cocteau veille la beauté des amants du lieu. Christian Bérard s’attarde sur les perspectives de ce labyrinthe antique et Mireille travaille ses gammes sur un piano à queue bleu ciel.

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La dame et l’impromptu du Palais-Royal.

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Au plaisir des dieux

agios georgios, cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

À l’ombre des trois églises d’Agios Georgios, l’imagination ne s’invente pas. On titille du doigt la terre des dieux. On mesure la beauté du monde. La lumière du soleil qui décline vibre sur le plat-bord longitudinal de l’architecture byzantine. L’éclat formidable du blanc déchire le bleu du ciel et la plaine résonne de douceur et de liberté. À convoquer la perfection, le divin se déploie là, somptueusement vivant.

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Au plaisir des dieux

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La ferraille

décharge, Cythère, gildallière, 2918-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

À l’entrée du village, passé les derniers champs, j’ai pénétré dans ce monde en vibration. J’ai pris le temps d’observer, de m’inviter dans l’univers du ferrailleur qui a réussi l’impossible : souder la forme à la couleur, boulonner le rêve à la réalité, marier désolation et don de soi, mettre en vibration hier et demain. Et dans cette symphonie pastel de l’ultra consommation, je me suis laissé surprendre par cet injuste tableau où chaque chose prend sa place.

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La ferraille

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La marque blanche

Musée Galliera, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Le blanc laisse sa trace sur l’académisme du Palais Galliera. Martin Margiela s’efface derrière le blanc de son anonymat. Sa signature : une étiquette vierge cousue de quatre points au fil blanc. Son univers : un vocabulaire vestimentaire unique, un monde créatif immersif mis en scène dans un labyrinthe tracé pour l’occasion. Cent trente silhouettes qui retracent la carrière du très iconoclaste pionnier belge de la mode minimaliste. Jusqu’au 15 juillet.

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La marque blanche

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L’ocre de tes murs

Les ocres de Nice, gildalliere, 2018.jpg
Photo/Gilles Dallière

À “Nicaea”, sur un ciel essoré, le noir et blanc de mes envies s’incline devant l’épure de ta lumière. Entre les murs, de quoi nourrir mon appétit de couleurs vives, elle tranche comme une lame la beauté de tes aplats. Je saute dans le vide de ta venelle et mon ombre se déshabille dans l’ocre de tes murs. Dans ce crépuscule en couleur annoncé, l’empâtement des jaunes pose au soleil couchant tandis que l’ocre rouge frotte le gris bleuté des marches de l’escalier. Au creux des murs maçonnés un glacis vert pousse l’argile vers sa puissance maximale.

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L’ocre de tes murs

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Son ciel, sous le ciel

Sainte Réparate, Nice-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Loin de la géométrie étroite des ocres jaunes de la rue, Sainte Réparate prend ses aises, grignotant le bleu de l’azur destiné aux mouettes. À la croisée du transept, son ciel sous le ciel, recouvert de tuiles de couleur vernissée, abrite une mosaïque de richesses. Il y plane l’idée de s’enfoncer un bout de ce bleu dans le crâne en ayant la sensation que Dieu a fait le monde et qu’il nous l’a laissé en souvenir. Et vous pouvez tourner la tête, à droite, à gauche, retenter l’expérience à l’infini, une discontinuité de décors s’offre à l’œil nu. Des lignes de stuc, des chutes d’or, des greffes de couleur, des copeaux de marbre, perpétuent l’histoire de la cathédrale. Le présent est son temps, l’instant, mon refuge devant l’infiniment beau de cette coupole presque dépouillée.

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Son ciel, sous le ciel

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Tout fout le camp

Le Negresco, Nice, 2018
Photo/Gilles Dalliere

Que reste-t’il de la Côte d’Azur chère à Stéphen Liégeard ?
Que reste-t’il de la French Riviera ?
Que reste-t’il de la douceur du climat ?
La beauté des paysages du château d’If jusqu’au palais de Gênes est-elle toujours aussi chaude et saturée ?
Il ne flotte plus ce parfum d’oranger.
Il ne souffle plus ce vent de fraîcheur et d’insouciance au pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs.
Et même ce bleu du ciel et de la mer, ce bleu d’azur s’est grisé de l’incivilité des femmes et des hommes d’aujourd’hui.
Nice reste la capitale d’hiver de cet infini troublé, sa promenade reste défigurée à vie par la folie d’un homme et le Negresco, unique et intemporel, échoué au beau milieu des galets de la baie des Démons reste une extravagance de vieille dame, servie sur un plateau d’argent.
Aujourd’hui, les reines, les rois, les artistes, les créateurs de mode, les acteurs, ne s’y amusent plus comme au temps des années folles.
Que reste-t’il de ce subtil équilibre entre élégance et décontraction ?

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Tout fout le camp

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