RODIN. L’EXPOSITION DU CENTENAIRE


Photos/Gilles Dalliere

Auguste Rodin au Grand Palais c’est des formes, du volume et de la matière. Cent ans après sa mort, les muscles, la puissance, l’indécence des femmes, les lignes de force restent intactes. L’abondance des plâtres, palpés, bricolés, nerveux, se débarrasse du superflu. Le marbre, inlassablement retravaillé se construit dans l’inachevé. Le bronze exploite les jeux d’ombres et dans ce noir bleuté, le rôle de la lumière y rayonne en permanence. D’entrée, au milieu de toute cette puissance se confrontent les sculptures de Baselitz, Wilhelm Lehmbruck, Ivan Mestrovic, Georg Kolbe, et Ossip Zadkine. De leur côté, Maillol, Bourdelle, Archipenko, Brancusi, Gaudier-Brzeska et Matisse exposent leurs études du torse. À la fin du parcours, on exploite les tensions qu’il a mises à jour. Elles s’accompagnent des œuvres tout en torsions de Markus Lüpertz, Eugène Dodeigne et Willem de Kooning. Et comme un hommage à notre nouvelle république, l’homme de bronze de 2,13 m de haut, musculeux et puissant avance accompagné des formes sèches et énergiques de l’homme qui marche de Giacometti.

22 Mars 2017 – 31 Juillet 2017
Grand Palais, Galeries nationales

Clichés/expositions

RODIN. L’EXPOSITION DU CENTENAIRE

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Entre magie et réalité, Andrea Dall’Olio, esthète de la couleur, mise tout sur le gris et les couleurs sourdes pour mettre en scène dans sa nouvelle maison milanaise, l’exubérance de ses textiles et le mix and match de ses collections et de ses créations contemporaines. Atmosphères.


Photos/Frédéric Ducout/style et texte/Gilles Dallière

Créateur expérimental spécialisé dans le textile de mode et d’ameublement, Andrea Dall’Olio vit entre sa maison, son atelier de fabrication et son bureau de style sur plus de 1000 m2, entre deux voies ferrées de la capitale lombarde. Il y transpose ses voyages, des matériaux innovants, des tissus exclusifs, fleuris ou figuratifs, orientaux ou baroques et surtout l’amour des objets qu’il aime, dans une palette de couleurs raffinée : un univers créatif unique qui lui ressemble.
À quelques kilomètres du centre historique de Milan, cet ancien atelier a été redessiné afin d’y faire entrer la lumière. Dans la cour intérieure plantée d’une nature au raffinement tropical, à droite, une menuiserie de 200 m2 bâtie dans les années 1950 : trois pièces de réception de 4 m de hauteur où le blanc et le gris règne en maître. Au fond, sur 150 m2, sept pièces en enfilade repensées pour jouer entre les espaces et les objets et préserver l’intimité du propriétaire. À gauche le pavillon des invités s’ouvre sur une pièce couverte de tapis et de tableaux fleuris. Ici, les choses ne sont jamais fixées pour l’éternité.
Dans les treize pièces de la maison, afin de mieux rythmer les perspectives, Andrea Dall’Olio a décliné une palette de gris parfois rehaussés de bleu, du plus clair au plus foncé. Loin des mondanités, mais à l’affût de tout ce qui bouge, il aime recevoir. La cuisine est l’endroit où il partage, où il savoure. Elle est le cœur de la demeure, imaginée comme un espace de réception.
En esthète, il panache les styles, superpose les matières, collectionne les objets. Une profusion de créations et de souvenirs qui nourrissent l’imagination de ce grand voyageur. Chez lui tout à une autre allure, les meubles et les objets bougent ; lui, s’approprie l’espace, été comme hiver.

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andreadallolio.com

Clichés/interiors

Un baroque recomposé

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Rive gauche, rive droite.

CASSINA RIVE-DROITE_1

À l’occasion de son 90ème anniversaire Cassina ouvre son deuxième showroom parisien rive droite.
La directrice artistique de la marque, Patricia Urquiola, cloisonne l’espace de 230m2 par la couleur et grâce à des éléments contemporains comme des plaques de verre et des cloisons en aluminium. De part et d’autre d’un axe en terrazzo, les produits emblématiques de la marque sont revisités. Le bleu, l’orange, le rouge, le noir, soulignent des mises en scène accueillantes, séparées par des écrans graphiques en aluminium anodisé créant des perspectives variées au gré de l’éclairage. Une philosophie qui lui permet de s’accaparer l’espace avec générosité tout en développant des capacités de réflexion autour d’un design créatif. Un lieu de vente, oui, mais un regard inspiré qui casse nos codes de perception pour mieux s’ouvrir à une nouvelle créativité imaginative.

Cassina Rive-Droite
129 rue de Turenne 75003 Paris
cassina.com

Céramique, Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design

Rive gauche, rive droite.

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Matières d’exceptions.


Photos/Jean-Marc Palisse/stylisme/Aurélie Des Robert

Qui se doutait que les créations Métaphores s’installeraient au château de Groussay le temps d’y mettre en scène la collection 2017. Certainement pas Charles de Beistegui. Toutes ces étoffes rigoureusement cernées d’un trait maîtrisé parfois poudré et irisé, paré de somptueuses chatoyances ont une fonction bien précises, installées qu’elles sont dans cet écrin construit en 1815 pour la duchesse de Charost. L’audacieuse Métaphores, l’intemporelle Verel de Belval et l’épurée Le Crin se mettent en représentation ce qui redonne à voir les profondeurs d’une collection qui est l’écho de notre temps. Ce qui est beau dans ces images c’est la force déchaînée des motifs, la violence engendrée par l’affrontement des couleurs, la relation au décor qui nous abuse. Affranchi de l’espace perspectif, le regard se perd à déchiffrer la matière qui s’offre là au premier abord, comme une énigme colorée.

http://www.creations-metaphores.com
http://www.chateaudegroussay.com

Clichés/décoration, Clichés/tendances

Matières d’exceptions.

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Espace intérieur

colonne de marbre,Tunisie, 2011, gildallière - copie-Modifier
Photo/Gilles Dalliere, Tunisie

Cette villa pleinement exposée au soleil, inachevée, abandonnée, à la fois distante et ouverte, suffisamment élevée pour dominer la plage, tout en se laissant protéger par le village auquel elle s’adosse, a atteint un degré d’équilibre miraculeusement juste. Attiré par cet équilibre, le souffle vital qui circule entre terre et ciel y séjourne volontiers. Solitude absolue ? Certes non. Pour un peu que l’on prête l’oreille, on capte le pépiement et le couinement de tout un petit monde. Et si le regard Bascule vers la lumière, on assiste au vol vertigineux des mouettes. Derrière elles, règne le bleu immaculé d’un ciel sans limites.

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Espace intérieur

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De brique et de broc, gildalliere
Photo/Gilles Dalliere

C’est un élément de l’école élémentaire Gustave Rouanet, rue du Ruisseau. Un gigantesque bâtiment dont l’architecture des années 1930 marque le retour de l’utilisation de la brique dans le Paris du 18e arrondissement. Une remise au goût du jour, qui ce fait en phases successives, tour à tour modeste, et plus affirmée sur la rue Gustave Rouanet. On retrouve sur la façade les influences du mouvement moderne. La trame de la brique et la verticalité de l’architecture, apportent une grande élégance. On n’est pas si loin de Mallet Stevens, Mies Van der Rohe, Frank Lloyd Wright ou de Louis Khan. Dans ce quartier de bric et de broc, devant cette façade, le temps paraît suspendu entre les vestiges d’une vie passée et des lendemains incertains.

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De brique et de broc

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Coup de gueule


Photo/Francis Amiand/stylisme/Gilles Dalliere

Dans le monde de la décoration, le stylisme est un métier créatif. C’est l’autre regard.
C’est l’œil qui fait qu’un reportage ne ressemble pas à un autre.
L’œil qui cadre l’instant donné.
L’œil qui fait prendre la pose à des situations et à des objets pour transmettre une certaine image, résultat d’un dialogue, d’une collaboration ou même d’une connivence avec un décorateur et un photographe. Rien d’une photo surprise par ce qu’elle est mise en scène. Pas celle des mots écrits mais celle du beau, de l’essentiel qui transparaît dans ce travail créatif. Par une étrange osmose, elle pénètre l’image et la photographie devient un portrait du styliste autant que du photographe.
Il est difficile de trouver quelque chose de ce sentiment dans les images posées des livres et des magazines, qu’elles soient préparées dans des studios ou bien tirées dans des décors naturels.
Ces instants donnés sont le fruit d’un métier.
Quand un regard fait la différence, ne devrait-il pas être reconnu au même titre que celui d’un photographe.

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Marc Hertrich Nicolas Adnet : Des univers Inspirés
Direction artistique : Brigitte Fitoussi
Éditions Fonds de France

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Coup de gueule

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