Clichés/livres

Une femme libre

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Je vous ai regardé ce soir, les yeux dans les yeux, et vous m’avez touché, terriblement. vous revenez sur le devant de la scène avec un livre illustré par des photos de Richard Melloul, « Une femme libre » publié chez Flammarion. Vous êtes belle, moderne, vous vous êtes imposée au milieu de la bande à Lautner. Vous avez joué les fausses timides durant des années. Un emploi qui a fait de vous l’une des comédiennes les plus séduisantes de sa génération. Des « Barbouzes » au « Grand Blond », vous avez gagné votre place dans le panthéon des films populaires devenus cultes. Aujourd’hui vous délivrez vos blessures d’enfance et les nombreuses épreuves que vous avez traversées, sans tabou, votre parcours est derrière vous et vous êtes heureuse de vivre. La vie vous a jouée des tours, ça vous met des larmes aux yeux, mais vous êtes heureuse. Merci Mireille Darc pour tout ça.
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http://www.editions.flammarion.com

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La demeure des amants maudits

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Photo/Gilles Dallière, Portugal.
C’est un voyage de travail et de détente qui démarre entre deux usines au coeur de l’Estrémadure portugaise par la visite du monastère de Santa Maria d’Alcobaça. C’est au début du XIIIe siècle que la construction du bâtiment actuel est entreprise par les moines. La façade, vestige du premier bâtiment est empreinte d’une légère inspiration baroque qui émane de ce contexte de nouveauté. La nef étonne par son gigantisme. Avec plus de 100 mètres de long et 20 mètres de haut, le vaisseau est l’une des plus grandes constructions de l’ordre de Cîteaux. Le transept accueille les tombeaux gothiques d’Inês de Castro et de Pedro Ier, placés de part et d’autre du transept de manière à ce que ‘les deux amants se retrouvent les yeux dans les yeux le jour de la Résurrection. Leur histoire est tragique. Pedro, fils d’Alphonso IV aime Inês, l’une des dames d’honneur de son épouse, Constance de Castille. Le Roi éloigne Inês de la Cour et la place dans un couvent, mais dès la mort de Constance, Pedro part retrouver sa belle. Le Roi, à l’occasion d’une absence de son fils, fait alors assassiner Inês en 1355. Deux ans plus tard, Pedro Ier, devenu roi révèle son mariage secret avec Inês et se venge en faisant arracher le coeur des meurtriers. Il fait exhumer le cadavre d’Inês et impose à chaque membre de la Cour de baiser sa main. Inês reçoit à Alcobaça une sépulture royale. Son tombeau est soutenu par des anges et ses côtés ornés de scènes de la vie du Christ. Celui de Pedro représente des épisodes de la vie de saint Barthélémy. Le cloître du monastère « du Silence », combine avec grâce le style manuélin et la simplicité cistercienne.

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« Mère et fils » s’installent Passage Véro-Dodat


Photos/Denis Dailleux © Galerie du Passage
Denis Dailleux est Né en 1958 à Angers. Il vit aujourd’hui au Caire.
Avec la délicatesse qui le caractérise, il pratique une photographie incroyablement exigeante, traversée par des doutes permanents et mue par l’indispensable relation personnelle qu’il va entretenir avec ce, et ceux, qu’il va installer devant son appareil.
Sa passion pour les gens, l’a naturellement amené à développer le portrait comme mode de figuration privilégié de ceux dont il avait le désir d’approcher davantage ce qu’ils étaient.
Et il l’a fait, avec cette même discrétion qui attend que l’autre lui donne ce qu’il espère, sans le revendiquer, en espérant que cela adviendra. Pierre Passebon met en scène cette exposition étonnante, des poses de mères et de fils décalées, des images christiques par excellence, le fils repose torse nu près de sa mère. Pourquoi cette image du rapport mère-fils nous émeut tant ? Parce que le fils par sa nudité est fragile comme à la naissance, parce que la mère semble comblée par ce fils qui la complète. Les fils, gonflés d’orgueil et de tendresse, sont protecteurs, soumis ou juste vivants au plus près de leur reine de Sabbat, qui les dévorent des yeux depuis leur premier souffle. Les clichés nous troublent, un voyeurisme latent nous renvoie aux scènes tant et tant répétées des cultes et des cultures qui s’entrecroisent, où le péché, le pardon, l’absolution, et la rédemption guident nos chemins de traverse vers un monde affectif qui se dérobe pour mieux renaître. Devant ces mères apparemment dociles, qui prennent le pouvoir à travers leur fils, Denis Dailleux nous signifie que la partition du néant s’écrit toujours au masculin.
« Mère et fils » par Denis Dailleux, exposition du 6 novembre au 11 décembre 2013

Galerie du Passage
20/26, Galerie Véro-Dodat – 75001 Paris
http://www.galeriedupassage.com

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Clichés/design

La folie de l’épure


D’ordinaire, il ne se passe pas grand chose, mais la galerie BSL est devenue le coeur anxieux d’une activité de fourmis. Laiton poli, cabossé, brulé, les paravents travaillé en relief, inspirés de motifs tribaux, réalisés à la main de Taher Chemirik font le buzz. Taher est né à Relizane, en Algérie. Après des études d’architecte d’intérieur il se cherche dans la scénographie. Après l’opéra de Paris, l’opéra de Nancy, il se consacre à sa passion, le bijou. Le style est singulier, et pour cet orfèvre designer amoureux de la matière chaque pièce est un rendez-vous unique.
Mystic garden.
http://www.galeriebsl.com

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Indochine des Territoires et des Hommes, 1856-1956



Indochine, des territoires et des hommes de 1856 à 1956 accompagne l’extraordinaire exposition que le musée de l’Armée organise jusqu’au 26 janvier 2014. Chapitre 1, les premiers pas de la France en Asie du Sud-Est avant 1856. Chapitre 2, la formation de l’Indochine française de 1859 à 1907 avec la conquête de la Cochinchine, du Cambodge, du Tonkin et de la chaîne Annamitique (Annam et Laos). Chapitre 3, la participation des troupes venues d’Indochine aux différents engagements de la France dans le monde. Chapitre 4 la remise en cause de la vie coloniale en Indochine dans l’entre-deux guerres. chapitre 5, la seconde guerre mondiale et l’occupation japonaise de 1940 à 1945. Chapitre 6, la reconquête de l’Indochine par la France. Chapitre 7, la guerre d’Indochine de 1950 à 1956. Un sujet majeur jamais vraiment traité qui touche à la question délicate du double processus de colonisation et de décolonisation. Une histoire oubliée, qui fait que la montée en puissance des mouvements nationalistes et communistes au Vietnam, au Cambodge et au Laos, vont entrainer un débat idéologique sans précédent. Je ne parle même pas du rôle de la Chine.
Les auteurs, le lieutenant-colonel Christophe Bertrand, conservateur au musée de l’armée, Jean François Klein, maître de conférences des histoires contemporaines de l’Asie du Sud-Est, et Caroline Herbelin, historienne et maître de conférences à l’université de Toulouse II Le Mirail.
Une histoire passionnante.
320 pages, 39€ chez Gallimard.
http://www.gallimard.fr
http://www.musee-armee.fr

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Clichés/design

L’unique… Laurence Brabant


Photos/ Frédéric Goetz
Laurence Brabant avait déjà signée une collection de cinq gobelets à thé baptisés « Théorème » pour la Cristallerie de Saint-Louis mais là, et je ne la vois plus, elle s’est installée dans la forêt vosgienne pour créer cette pièce unique numérotée 1/1. Le cristal est à l’instar du verre, né de la terre dans un berceau de feu, au sable fin extra-blanc, s’ajoutent la potasse et le minium de plomb. La couleur bleue est obtenue par l’addition de cobalt. La pièce unique est taillée de fin biseaux horizontaux et verticaux, constituée de trois parties emboitables. Un fragile bracelet se cache entre les deux cristaux bleus foncés. Un challenge poétique , commande du collectif « Lorraine, Terre de Luxe » pour une vente aux enchères qui aura lieu le 12 décembre 2013 à l’hôtel Scribe à Paris. Douze designers, douze manufactures sont associés à cette vente dont les bénéfices seront versés à des établissements formant de jeunes artisans garants du savoir-faire des manufactures. la pièce est sublime, appelle moi Laurence 😉
http://www.saint-louis.com
http://www.laurencebrabant.com

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Chaud devant

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Avec Patrick Sarfati, nous nous connaissons depuis très longtemps et même si nous nous sommes perdu de vue, j’ai beaucoup de plaisir à parler de sa nouvelle exposition dans le cadre du mois de la Photographie à la Galerie Alb-Antoine Broccardo. Son nom est associé à l’idée d’une certaine photographie glamour dans les année 80 où il photographie Keith Haring, Jeanne Moreau, Grace Jones, Béatrice Dalle et bien sûr Jean-Paul Gaultier. Il est aussi le premier en France à montrer le corps masculin comme objet du désir homoérotique. Ses noir et blanc sont contrastés et magnifiquement travaillés. Illusions XXL, ce sont des clichés d’une oeuvre déjà classique, merveilleusement remis en lumière par Antoine Broccardo.


Illusions XXL de Patrick Sarfati 12 Novembre au 14 décembre 2013
Alb Antiquités
3, rue de Lille – 75007 Paris
http://www.albantiquites.com

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