Hypnotique…

Hercule gaulois, marbre de Carrare, 1661-1662, Pierre Puget, sculpture, Musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Mi-homme, mi-dieu, Hercule vient de tuer le lion de Némée. Il l’écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace, la nettoie et s’en revêt. Le sculpteur Pierre Puget nous livre un travail à toucher du bout des doigts. La sculpture est aussi faite de chair. Il aime la sensualité. Il l’exprime avec perfection en jouant sur la lumière et les nuances du marbre de Carrare qui embellit la pose. Il révèle ainsi ce qui ne se voit pas forcément. C’est pourquoi Hercule au repos, n’est jamais aussi libre que dans les camaïeux de gris. Le corps devient hypnotique.

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Hypnotique…

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Avé César…

Commode, empereur de 180 à 192, découvert à Gabies, près de Rome, marbre, ancienne collection Borghèse, achat, 1807. Ce type de portrait montre Commode à 14 ans, ayant atteint sa majorité et reçu les titres de Prince de la jeunesse et de Sarmaticus, Musée du Louvre, Paris, gildallière, 2021

À l’envers de la poésie de ce marbre, portrait de l’empereur romain Commode à 14 ans, il y a la réalité. Et le 31 décembre 192, Commode, qui curieusement ne l’était pas vraiment, se fait assassiner par la chrétienne Marcia, sa concubine. L’empereur est connu pour des crucifixions et des pendaisons en tous genres. Il aime mettre en scène d’obscène façon sa virilité. Il établit avec beaucoup d’attentions des listes de personnes à occire. Et lorsque Marcia découvre son propre nom sur la liste de l’empereur, elle lui apporte une coupe de vin empoisonné dans son bain. La robuste et naturelle constitution de Commode n’est cependant pas mise à mal. Il s’effondre mais le plan échoue. Marcia fait appel au géant Narcisse, le benêt de service, pour que celui-ci strangule le moribond.

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Avé César…

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Persiennes…

Un bref instant de splendeur, oeuvre d’art, Anna Ternon & Camille Benarab-Lopez, Montmartre, gildalliere, 2021

C’est dans la fenêtre que réside toute espérance de lumière. Cette ouverture, large, créée par Anna Ternon et Camille Benarab-Lopez, correspond à une mise en scène du réel. C’est à travers leurs regards que je découvre le monde où se mêle une érotisation de l’espace réduite ici au minimum. Le traitement du verre joue un rôle essentiel et motive plusieurs scènes. Ouverture sur un monde abstrait qui symbolise l’espoir toujours renouvelé d’un ailleurs.

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Persiennes…

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Le grand frisson…

Cicéron, plâtre, version du plâtre commandé en 1803 pour la salle des séances du Sénat au palais du Luxembourg, placé au Louvre avant 1857, Jean-Antoine Houdon, Musée du Louvre, gildalliere, Paris, 2021

Cicéron est un athlète de la parole, un styliste de l’émotion. On se presse à ses discours pour admirer un art qui tient en trois principes : éclairer l’assistance, satisfaire son goût du beau, faire passer le grand frisson. Pour le célèbre avocat romain, l’amitié est le bien fondamental : « je me demande si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur ». 
Comment choisir ses amis ?
Comment les mériter ?
Comment les garder ?
Je me pose la question. 
J’ai quelque peu perdu mon goût des rencontres nouvelles, et cette souplesse d’esprit qui me permet de m’associer à la pensée d’autrui.

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Le grand frisson…

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Victoire…

Victoire de Samothrace, Musée du Louvre, gildalliere, 2021

Ah ! Victoire, si sans regards, sans voix, sans pieds, sans bras, tu pouvais m’aimer !
Il y a une symphonie de sensations chez toi qui me fait rêver. Offre à mes tourments ton refuge à cette heure maritime où les proies sont assaillies, où la terreur des captifs vire à la folie. À t’observer, il y a de l’admiration, des navires, des nuages, la mer Égée, le ciel grec, la brise, le vent, la latitude, la longitude, l’île de Rhodes, et Samothrace. C’est qu’au marbre de Paros où le cœur du monde antique vibre, toi, tu as des ailes.

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Victoire…

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Victoire…

Un escalier pour la victoire de Samothrace, escalier Daru, Musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Il y a La Joconde, la Vénus de Milo, et sans bras ni tête, la Victoire de Samothrace. Elle est fascinante. « De la mousseline de pierre » écrivait Champoiseau à Napoléon III. De ce corps svelte et tendu, se dégage un sentiment d’élan et de vitalité exceptionnelle. Qu’importe si les ailes déployées sont clonées, la Victoire, posée en majesté en haut de l’escalier monumental, m’accueille comme un pèlerin à Samothrace, à l’époque où elle était installée en hauteur à flanc de colline. Tout le génie du sculpteur réside là, dans un pouvoir de fascination qui traverse les siècles. 

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Victoire…

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L’art de bien regarder…

Eternité, Nicolas Baier, architecture, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

J’ai levé les yeux sur les chemins du paradis. Je me suis projeté dans la sculpture de Nicolas Baier : Eternity. J’ai observé la lumière des skydomes transpercer les Franciscaines et je me suis trouvé petit. Où suis-je ?
Le judaïsme, le christianisme, et l’Islam se reflètent dans les courbes de l’œuvre monumentale. L’Egypte pharaonique, l’antiquité grecque et romaine, la création et le paradis originel se succèdent dans les replis de l’acier poli, ils interrogent le regard et rendent visible ce lieu mythique dédié à l’ordre de Saint-François, dont on peut, ou pas, rêver.

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Le rêve prémédité…

Les géométries de l’escalier des Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

À Deauville le rêve est prémédité. Loin du grouillement bruyant et coloré des planches, j’observe les géométries d’un escalier à contre-jour immergé dans la lumière qui entre par la baie vitrée du bel été des Franciscaines. Je cherche à capturer l’énigme architecturale en la réduisant à un noir et blanc cadré qui restitue l’atmosphère innovante du projet de l’agence Moatti-Rivière. Dans l’atmosphère onirique des chemins du paradis, les lignes se croisent et servent de rideau de scène à des perspectives où la clarté s’invite pour modeler et dévoiler une culture muséale recherchée et poétique à l’image de la station balnéaire.

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Le rêve prémédité…

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Le sens du vide…

« Cornice d’Orsay », Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, Richard Alcock, Gilles Dallière

Ici, le sens du vide est salutaire. La suppression de presque tout dévoile la vérité du silence. Un jeu de lignes, un clair-obscur, la transparence du laque du Steinway. Tout ça pour mettre en valeur ce bronze en quête d’absolu et le cadre en poirier crée par Gae Aulenti pour le musée d’Orsay. Sa surface en verre est parfaitement alignée au bois permettant une visibilité totale de l’image à l’intérieur : la montée des marches d’un immeuble milanais.

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Le sens du vide…

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L’étagère et le design…

L’étagère, Mario Bellini, 1989, Bottega Ghianda. Richard Alcock, Gilles Dallière

Pour le designer italien, la forme même a sa fonction : apporter la beauté. Dans un univers digne de Luchino Visconti, elle trône au milieu des livres disparates pour mettre en évidence l’ambiguïté de sa fragilité. Dans une cage de hêtre massif, elle enferme quelques titres précis. D’autres fragments de livres sont oubliés. Certains, imaginaires, me font appréhender le monde et le design.

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L’étagère et le design…

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