Le conte de Fès…

Fontaine, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Peux-tu acheter le parfum d’une rose sans la rose, écouter le son d’une musique sans l’instrument, entendre le chant du rossignol sans l’oiseau ?
L’amour est un mendiant qui cache un trésor dans ses guenilles et celui qui demande l’aumône peut gagner une couronne. Et c’est bien ici l’histoire d’Abdou qui vit et règne à Fès au palais al-Glaoui. Il s’est fait la mémoire de cette demeure abandonnée de la Médina. Il est le garant de l’usage abondant des compositions géométriques de ce monde féérique et plus que jamais il faut l’aider à se battre pour garder en mémoire l’architecture de son islam des lumières.

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Le conte de Fès…

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temps mort

Lac, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Mon travail consiste à découvrir la vérité d’une situation donnée. Sur ce lac, il n’y a pas une vague. La lumière du jour perd en intensité. J’aperçois la blancheur du minaret qui éclabousse la brume et rend la ligne d’horizon incertaine. La vérité est là, au milieu de cette eau trouble, face à ce monde sec et aride. La chaleur est épaisse, le petit village égaré tourne la tête vers le lac. L’espace est infini laissant la part belle au désert. Le temps est comme suspendu.

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temps mort

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La lumière du soir

Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Dans toutes ces limites, je cherche, je regarde, j’ai envie de dessiner un endroit où mes amis, Patricia, Laurence, Michel, s’assoient devant un paysage biblique et se racontent, doucement, les histoires de leurs vies. L’endroit est magique, l’amitié existe, l’architecture est dessinée, le soleil se couche et la lumière et le ciel entier se précipitent dans la pièce.

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La lumière du soir

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la lumière éternelle

Laure Welfling, Tanger, gildalliere, 2005
Photo/Gilles Dallière

Comment pourrais-je oublier ce palais des mille et une nuits ?
Comment ne pas entendre le long silence de tout ce blanc ?
Comment ne pas comprendre que derrière la porte entrouverte le chemin s’élargit progressivement vers la lumière ?
L’ombre se meurt.
Dans cette clarté tout s’achève, tout commence et tout est à venir.
L’image est installée, elle n’a plus besoin d’explications.
Mes yeux s’y accoutument lentement.

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la lumière éternelle

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Évasion

Les Abbesses, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Je suis le piéton du ciel, les nuages couvrent la lourdeur de mes pas. C’est une échappée belle, une suspension des contraintes d’identité et du poids qui les accompagnent. L’émotion est souveraine pour l’homme de la ville que je suis. Loin de la banalité et de la gravité des choses de la vie, il y a le miracle de l’avion immergé dans une zone magnétique où vivre est une évidence lumineuse.

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Photographisme n°1, paysage recomposé

Paleopoli, gildalliere, 2018 copie 4
Photographisme/Gilles Dallière
Je bascule dans une nouvelle esthétique ou les lignes, le vert de gris des couleurs et les formes géométriques ne font plus qu’un avec le noir et blanc du paysage photographié. Dans l’atmosphère sourde de ce champ d’oliviers grecs, je réinvente la lumière. Les figures cubistes se projettent et se bousculent à l’intérieur du tirage A1. La simplicité naïve de ces structures est aussi plate et primitive qu’un dessin, mais à travers ce champ de vision, la matière s’aère, les contours spatialisés marquent une volonté d’échapper à la gravité pour mieux gagner en transparence, en équilibre et en articulation.

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Le passage du temps

Figuier, Grèce, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Ce jeudi matin, 18 octobre 2018, la lumière était belle, pâle, comme effacée. Les allées du MAD qui rendent hommage à Gio Ponti sont presque vides. Comme le dit si bien Olivier Gabet, directeur du musée des Arts décoratifs, « Cette exposition vient à son heure pour rendre à César ce qui lui appartient et à Ponti la place qui lui revient dans l’histoire de l’architecture, du design et des arts décoratifs… Il est ici chez lui ». Ce samedi matin, je me balance sur l’automne de ma vie. Je ne suis plus tout neuf mais je ne suis pas si vieux et surtout je suis libre de faire ce que je veux. Le moindre geste de cette journée sera un souvenir futur. Hier est parti pour toujours, demain ne viendra peut-être jamais, seul aujourd’hui m’appartient. Les feuilles mortes prennent l’or, le pourpre et le violet de ma vie. Le jour de mon anniversaire, Je ne la mesure pas par le nombre de ses respirations mais par le nombre des moments qui m’ont coupé le souffle.

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Le passage du temps

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