Le bâtiment Perret…

Détail, architecture, façade du Mobilier National, Paris, gildalliere, 2021

J’ai fait beaucoup de photos de murs. Pour moi, là où il y a un mur c’est le commencement de l’architecture, et quelle architecture : le Mobilier National installé depuis 1937 dans un bâtiment construit par Auguste Perret sur les anciens jardins de la Manufacture des Gobelins. Un mur sépare un lieu d’un autre. Construit en béton armé le bâtiment Perret est coloré d’un badigeon ocre jaune essuyé après séchage et légèrement brossé. Le mur est lourd et tiède. On y cache derrière des tapisseries et toutes les prestigieuses collections du mobilier français.

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Le bâtiment Perret…

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Exposé…

Détail, fauteuils Premier Empire, 1804_1815, Jacob Frères, Palais des Tuileries, Mobilier National, Paris, gildalliere, 2021

Je suis toujours là, avec mes déchirures, à peine masquées par le flou artistique du plastique qui me protège de la poussière ambiante de la réserve Perret. Je pose sur mon étagère au cœur des prestigieuses collections du Mobilier National. J’ai quand même meublé la cour impériale ! Alors regardez moi bien dans les yeux. Mes lignes sont claires, mes proportions parfaites. Parfois injustement taxé de rigidité, j’étonne par la variété des détails que l’on découvre et qui, souvent discrets, contribuent à une harmonie d’ensemble. Mon parti décoratif : le joli ton de l’or où se détachent des ornements sculptés qui forcent l’admiration.

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Exposé…

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Estampille…

Fauteuils Premier Empire, 1804_1815, Jacob Frères, Palais des Tuileries, Mobilier National, Paris, gildalliere, 2021

Je suis un fauteuil, enfin, un ensemble de fauteuils. Je ne ressemble pas à mon image et pourtant, derrière la transparence opaque du plastique qui m’emballe, j’appartiens aux prestigieuses collections du Mobilier National. Vous me croisez presque démasqué comme une envie post-confinement noyé dans l’architecture d’Auguste Perret, et je donne l’illusion de m’exposer à l’air libre. Il n’en est rien. Il s’avère que mon humeur se révèle délicate. Certes, je joue avec les étiquettes, le genre estampillé Jacob Frères, mais je suis comme je suis ; une histoire sans frontière, fragile. Je fais partie d’un ensemble prestigieux livré sous le Premier Empire au Palais des Tuileries. Aujourd’hui, je suis ailleurs.

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Estampille…

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La fenêtre fermée…

Nature morte, l’équilibre des choses,Anvers, gildalliere, 2006

La fenêtre fermée n’en réfléchit pas moins le monde qu’elle tient à l’écart d’elle-même, les gens qui n’en finissent jamais de passer, le ciel qui ne sait s’arrêter d’être ciel, et la maison d’en face à l’ancre de sa végétation envahissante. La fenêtre fermée tournée vers son envers, donne à la nuit des nouvelles du jour et parle à la chaleur du froid qu’il fait dehors.

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La fenêtre fermée…

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Quelqu’un a vu passer le jour ?

Ne pas voir la pluie tomber, Paris, gildalliere, 2021

Le mur est percé d’une fenêtre. Dehors, le vent encercle mon champ de vision. Je repousse des deux mains l’obscurité pour vivre de flou et de vestiges, pour ne pas sentir la tristesse de la pluie à l’extérieur. Accroupi sur mon ombre, je ferme les persiennes et la fenêtre se dessine alors d’air opaque. Le silence qui naît du bruit de la pluie s’éparpille dans la rue étroite que je contemple, debout, contre la vitre à laquelle je m’appuie.

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Quelqu’un a vu passer le jour ?

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La pluie d’été…

La pluie d’été, gildalliere, Montmartre, Paris, 2021

Il y a toujours, dans les villes, des vieux immeubles construits autour d’une cour intérieure où le soleil peine à descendre. Percées d’une multitude de fenêtres, les façades de ces constructions constituent comme les parois d’un grand puit d’ombre humide. Parfois, une branche épuisée par le manque de lumière et la solitude, s’élève tristement. Dehors, le léger souffle du vent déchire en dénivellements aériens la chute rectiligne de la pluie. Il reste sur le carreau une poussière de diamants minuscules, comme si, de là-haut, le ciel secouait les miettes d’une grande nappe azurée.

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Hypnotique…

Hercule gaulois, marbre de Carrare, 1661-1662, Pierre Puget, sculpture, Musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Mi-homme, mi-dieu, Hercule vient de tuer le lion de Némée. Il l’écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace, la nettoie et s’en revêt. Le sculpteur Pierre Puget nous livre un travail à toucher du bout des doigts. La sculpture est aussi faite de chair. Il aime la sensualité. Il l’exprime avec perfection en jouant sur la lumière et les nuances du marbre de Carrare qui embellit la pose. Il révèle ainsi ce qui ne se voit pas forcément. C’est pourquoi Hercule au repos, n’est jamais aussi libre que dans les camaïeux de gris. Le corps devient hypnotique.

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Hypnotique…

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Les arts décoratifs…

Détail d’architecture, MAD, Paris, gildalliere, 2020

Les passages, les couloirs, sont, eux aussi, un morceau choisi. Combien de vestibules traversés pour fixer la pureté de l’architecture dans une demi-obscurité. Combien de marches d’escaliers gravies pour saisir telle des épures la texture de la pierre sculptée d’une frise aux géométries certaines. J’arrache l’œuvre de l’architecte de la banalité utilitaire et quotidienne et lui redonne sa qualité d’œuvre d’art.

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Persiennes…

Un bref instant de splendeur, oeuvre d’art, Anna Ternon & Camille Benarab-Lopez, Montmartre, gildalliere, 2021

C’est dans la fenêtre que réside toute espérance de lumière. Cette ouverture, large, créée par Anna Ternon et Camille Benarab-Lopez, correspond à une mise en scène du réel. C’est à travers leurs regards que je découvre le monde où se mêle une érotisation de l’espace réduite ici au minimum. Le traitement du verre joue un rôle essentiel et motive plusieurs scènes. Ouverture sur un monde abstrait qui symbolise l’espoir toujours renouvelé d’un ailleurs.

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Persiennes…

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Que de la beauté…

Les colonnes du Palais Galliera, Paris, gildalliere, 2021

C’est comme un travelling de cinéma, on voit venir sur la droite et sur la gauche deux galeries ouvertes suivant les courbes de la cour, scandées par des colonnes à bossage et des chapiteaux d’ordre corinthien. Sur le toit, une balustrade traditionnelle laisse la vue se perdre face à l’étendue vaste et fuyante du palais de Chaillot. Alors, puisqu’on ne sait pas où passe le passé et que le temps ne revient pas, que fait-on quand on restaure ?
Avant l’exposition Gabrielle Chanel, on vise à mettre dans la vie de tous les jours, un peu de beauté, de liberté, et l’élégance de la duchesse Maria de Ferrari de Galliera, qui brilla un temps ici à l’abri des regards.

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Que de la beauté…

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