Belle Époque

bas relief, Nice, gildallière, 2019
Photo/Gilles Dallière

Éclectisme est bien le terme que peut le mieux définir l’architecture de Nice. Sur des camaïeux de beiges et d’ocres rosés, quelle étourdissante cacophonie architecturale. Loin des lignes pures et sensuelles, l’extravagance des bas reliefs, les arabesques et les rinceaux transforment radicalement l’aspect de cette villa qui devient passablement excentrique sans beaucoup d’humour ni de grâce. On cherche à épater, mais aussi à prouver et faire étalage de sa puissance. Et tout compte fait, cette maison style Belle Époque, un peu folle, n’a rien d’une amusante folie.

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Belle Époque

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Le conte de Fès…

Fontaine, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Peux-tu acheter le parfum d’une rose sans la rose, écouter le son d’une musique sans l’instrument, entendre le chant du rossignol sans l’oiseau ?
L’amour est un mendiant qui cache un trésor dans ses guenilles et celui qui demande l’aumône peut gagner une couronne. Et c’est bien ici l’histoire d’Abdou qui vit et règne à Fès au palais al-Glaoui. Il s’est fait la mémoire de cette demeure abandonnée de la Médina. Il est le garant de l’usage abondant des compositions géométriques de ce monde féérique et plus que jamais il faut l’aider à se battre pour garder en mémoire l’architecture de son islam des lumières.

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Le conte de Fès…

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la lumière éternelle

Laure Welfling, Tanger, gildalliere, 2005
Photo/Gilles Dallière

Comment pourrais-je oublier ce palais des mille et une nuits ?
Comment ne pas entendre le long silence de tout ce blanc ?
Comment ne pas comprendre que derrière la porte entrouverte le chemin s’élargit progressivement vers la lumière ?
L’ombre se meurt.
Dans cette clarté tout s’achève, tout commence et tout est à venir.
L’image est installée, elle n’a plus besoin d’explications.
Mes yeux s’y accoutument lentement.

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la lumière éternelle

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Objet d’exil

Coloquinte,Michel Biehn. 2008, gildalliere
Photo/Gilles Dallière

Le silence est long pour cet objet d’exil. Il y a des fêlures qui ne mentent pas. À regarder cette cucurbitacée, je décèle dans l’archaïsme de ses formes un souffle de vie. Il suffit de palper son galbe généreux et suivre de l’œil les nuances d’ocres rouges de ses traits pour admettre que seule la vie manque à cet objet qui n’a jamais dépassé le stade de l’utilitaire.

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Objet d’exil

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Le silence

Nogushi, réflection, gildalliere, 2008
Photo/Gilles Dallière

Il n’y a rien de tel qu’un espace vide. Dans le vide il y a le silence. C’est ce qu’il y a de mieux… le silence… L’obscurité de l’ombre dépend de la clarté de la lumière de la colonne Akari d’Isamu Noguchi. Son reflet infini n’a pas d’envers, il est au delà de l’ombre comme une subtilité qui plus que la lumière directe semble favoriser le silence.

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Le silence

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Le fonctionnalisme

Villa Savoye, gildalliere,  2007
Photo/Gilles Dallière

Le noir et blanc nous transporte dans les recoins obscurs du fonctionnalisme de l’escalier de la Villa Savoye. Dans cette photo il y a le silence. Le béton déploie sa volée unique, étroite et linéaire au centre même de la structure, il se mêle à l’architecture en une vigoureuse théâtralité scénographique. La lumière vole un peu d’espace au blanc, elle se pose sur les courbes, les souligne et leur invente une autre vie.

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Le fonctionnalisme

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Du bleu dans les yeux

FD-ANDREA-DALL'OLIO-17 copie
Photo/Frédéric Ducout/Direction artistique/Gilles Dallière

À l’opposé du jaune, le bleu ne fait pas de bruit. Il est la couleur même de l’âme déshabillée du corps. Dans tout ce blanc, le bleu s’évade et plonge dans la profondeur du ciel. Il dépose sur ses fragments de broderies imprimées comme des paysages, un goût doux-amer, celui de l’enfance dans laquelle on puise la force de s’émanciper et de choisir sa liberté. Je reste là, immobile à le fouiller des yeux.

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Du bleu dans les yeux

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