La fenêtre fermée…

Nature morte, l’équilibre des choses,Anvers, gildalliere, 2006

La fenêtre fermée n’en réfléchit pas moins le monde qu’elle tient à l’écart d’elle-même, les gens qui n’en finissent jamais de passer, le ciel qui ne sait s’arrêter d’être ciel, et la maison d’en face à l’ancre de sa végétation envahissante. La fenêtre fermée tournée vers son envers, donne à la nuit des nouvelles du jour et parle à la chaleur du froid qu’il fait dehors.

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La fenêtre fermée…

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Les arts décoratifs…

Détail d’architecture, MAD, Paris, gildalliere, 2020

Les passages, les couloirs, sont, eux aussi, un morceau choisi. Combien de vestibules traversés pour fixer la pureté de l’architecture dans une demi-obscurité. Combien de marches d’escaliers gravies pour saisir telle des épures la texture de la pierre sculptée d’une frise aux géométries certaines. J’arrache l’œuvre de l’architecte de la banalité utilitaire et quotidienne et lui redonne sa qualité d’œuvre d’art.

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Le pied…

Un fleuve, 1759, marbre, sculpture, Jean Jacques Caffieri, le dieu fleuve personnifié est représenté ici à califourchon sur un grand vase déversant de l’eau. Musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

J’effleure du regard « Un Fleuve ». J’écarte la blancheur du marbre de Paros. Je remonte les contours immobilisés de la pierre dure à la chair. La sculpture de Jean-Jacques Caffieri retombe dans la nuit du musée du Louvre et je n’échappe pas à ce silence. À la froideur du marbre, je prends mon pied.

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Le pied…

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Le grand frisson…

Cicéron, plâtre, version du plâtre commandé en 1803 pour la salle des séances du Sénat au palais du Luxembourg, placé au Louvre avant 1857, Jean-Antoine Houdon, Musée du Louvre, gildalliere, Paris, 2021

Cicéron est un athlète de la parole, un styliste de l’émotion. On se presse à ses discours pour admirer un art qui tient en trois principes : éclairer l’assistance, satisfaire son goût du beau, faire passer le grand frisson. Pour le célèbre avocat romain, l’amitié est le bien fondamental : « je me demande si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur ». 
Comment choisir ses amis ?
Comment les mériter ?
Comment les garder ?
Je me pose la question. 
J’ai quelque peu perdu mon goût des rencontres nouvelles, et cette souplesse d’esprit qui me permet de m’associer à la pensée d’autrui.

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Le grand frisson…

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L’esprit d’escalier…

Musée du Louvre,Escalier Lefuel, Aile Richelieu, Paris, gildalliere, 2021

Je suis au pied du grand escalier monumental Lefuel. Je monte quelques marches dans la poussière du temps. C’est une des réalisations les plus emblématiques de l’architecture du XIXe siècle. Il fut édifié entre 1852 et 1858 dans l’aile nord des bâtiments du Nouveau Louvre, appelée désormais aile Richelieu. Par les oculus du haut, tombe un jour pâle dont le faisceau oblique désigne la double volée de pierre blanche richement décorée de multiples sculptures. Il est bon qu’avant de monter cette suite de marches, je puisse donner un peu plus d’élégance à ma démarche.

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Pomone et Cérès…

Pomone et Cérès sur le balcon de la cour Puget, Musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

C’est peut-être ça un chef-d’œuvre : le balcon de la cour Puget, Pomone et Cérès posées sur leur piédestal, altières, couronnées de lauriers et de fleurs d’été. Elles surgissent tranquillement, les bras chargés de fruits. J’oublie qu’elles sont de marbre et que le marbre ne marche pas. Du moins le socle explique l’immobilité. Pour les statues comme pour les hommes, un piédestal c’est un petit espace étroit et honorable, avec du vide tout autour qui te donne de l’importance. L’essentiel de la statue, de sa substance, c’est le silence.

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Pomone et Cérès…

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Victoire…

Un escalier pour la victoire de Samothrace, escalier Daru, Musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Il y a La Joconde, la Vénus de Milo, et sans bras ni tête, la Victoire de Samothrace. Elle est fascinante. « De la mousseline de pierre » écrivait Champoiseau à Napoléon III. De ce corps svelte et tendu, se dégage un sentiment d’élan et de vitalité exceptionnelle. Qu’importe si les ailes déployées sont clonées, la Victoire, posée en majesté en haut de l’escalier monumental, m’accueille comme un pèlerin à Samothrace, à l’époque où elle était installée en hauteur à flanc de colline. Tout le génie du sculpteur réside là, dans un pouvoir de fascination qui traverse les siècles. 

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Victoire…

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Clair obscur …

Ombre portée, les cabines de Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021, 2017

La beauté se réalise par la structure elle même, par l’harmonie des proportions, par celle des pleins et des vides, des ombres et des lumières. Une affirmation des volumes s’allie à une simplicité qui n’est pas toujours exempte de sécheresse, mais qui est rarement sans grandeur. Le clair obscur enlace la géométrie des années 1936. Le soleil brille enfin. Chaud devant, je respire. À deux pas du chemin des planches, les murs ont la couleur du sable fin. Une ligne colorée, bleue, dynamique, mouvante, encadre les cabines. J’ai ouvert les portes et les hublots sur la plage, et laissé entrer l’air et le soleil.

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Clair obscur …

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Et du silence, parfois, sourd une image…

La Touques, la digue, côte fleurie, Trouville-sur-Mer, Deauville, gildalliere, 2017

On ne regarde pas la Touques comme un tableau de Vuillard ou de Bonnard pour des émotions esthétiques. On la vit concrètement. Et même à marée basse, vide, sous un soleil blanc, on s’amuse à observer les mouettes affolées par les reflets de la digue dans ce qu’il reste d’eau. Ces bois noirs, verticaux, alignés mais en désordre, droits, penchés vers l’avant et vers l’arrière en disent long. Choses mates et rugueuses. Mutinées de la matité.
Et du silence, parfois, sourd une image.

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Et du silence, parfois, sourd une image…

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Dédié au bois précieux …

Leggio d’Orsay, Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, PhotographieRichard Alcock, Mise en scène Gilles Dallière

« Leggio d’Orsay » Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda.
Dans la bibliothèque, derrière les lourdes portes tendues de velours de soie, le lutrin déplie ses cadres en poirier massif pour restituer la part de rêve qu’un livre porte en lui. Alors tout devient légitime, et le livre ouvert à une réelle valeur visuelle. Exposé, il porte en lui un potentiel émotionnel formidable et devient une extraordinaire machine à rêve.

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Dédié au bois précieux …

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