Riviera au naturel…

Entrée de la villa Alfonsa, réflection, gildalliere, 2020

En toile de fond Sandrine et Éric Raffy. À l’origine, la Villa Alfonsa, posée sur les hauteurs de la plage du Dramont face aux lacs des Carriers et à l’île d’Or. Au commencement, des projets d’architecture, du design, une famille recomposée, des souvenirs qui s’étirent au fil du temps qui passe. À l’arrivée, le rêve moderne d’une Méditerranée méritée. En conclusion, trois appartements et une maison privée, un décor où les gris glacés de vert de Nadine dessinent mille et une perspectives d’une richesse infinie. Les portraits fantasmés d’Éric, conscients de leurs élégances citadines « ex-travesties » que caressent amoureusement les réflexions des miroirs anonymes et des jeux de lumière. In fine, un clic, une réservation, un bol d’air et le confort d’une maison d’hôtes emportée par une soif de création qui n’a pas de frontière.

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Riviera au naturel…

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Le tunnel…

Le tunnel de la plage du Dramont, le passage, gildalliere, 2020

Dans la nuit souterraine de la plage du Dramont, tu marches, le regard vide à la recherche de quelque chose, dont tu ne connais même pas la nature. Dans le ciel de tes jours, les incessants nuages reflètent des ombres suffocant l’air que tu respires. Je vais bien. Quant à toi, jour après jour, tu vis sans vivre, tu subis au lieu de ressentir, tu marches sans avancer. Alors attends. Je suis là. Octobre est là. C’est bientôt ton anniversaire, n’éteins pas tes bougies abruptement avec tes doigts. Souffle plutôt sur elles en ayant toujours un souhait en tête. Un espoir. Tu peux rêver aussi grand que tu désires. C’est cela le secret de la vie.

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Le tunnel…

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Un chemin de sel et d’embruns…

Randonnée autour du cap Dramont, gildalliere, 2020


Sur le massif de l’Estérel, les oxydes rocheux dispersent ça et là des rougeurs tourmentées qui surplombent la mer. Après avoir longé les plages de la Rade d’Agay, face à l’île d’Or, je marche à mi-chemin entre le bleu du ciel et le rouge des rudes pierres qui étalent leurs éclaboussures vermeilles. Le sentier s’enfonce dans l’ombre mouvementée des pins maritimes et des chênes-lièges. Il longe la côte au plus près jusqu’à la pointe du Dramont. Un itinéraire chargé d’histoires, de sel et d’embruns.

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Un chemin de sel et d’embruns…

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Les profondeurs du temps…

Reflet sur le lac des carrières de Dramont, Saint-Raphaël, gildalliere, 2020

Mon regard se fait de plus en plus abstrait, il cherche à surprendre et joue volontairement sur les flous qui plongent dans les eaux noires du Cornet. Du haut des restanques de la belle Alfonsa, les pins et les blocs de porphyre bleu de l’Estérel, se souviennent des mineurs, des tailleurs de pierre, des marqueurs, des forgerons, des mécaniciens, des graisseurs, des gargotiers et des manœuvres qui ont marqué l’histoire des carrières du Dramont. Alors oui, j’écoute ce lac, il me parle du silence.

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Les profondeurs du temps…

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Le premier où le second Empire…

Pauline Bonaparte, Palais Masséna, gildalliere, Nice

Pauline la scandaleuse, l’air brûle sur ton visage. Tu as offert tes seins que tes vêtements ne suffisent jamais à masquer à Antonio Canova. Tu as livré le velours de ton intimité à Borghese, et aujourd’hui tu me tournes le dos. J’ai vu qu’on t’avait déplacé, mais dès que tu es quelque part, ta sauvagerie envahit tout. Derrière les jardins du Palais Masséna, tes yeux de marbre, pleins de détours, regardent la mer. La brutalité neutre du ciel d’azur te rend molle et ronde. Il faut dire que c’est Napoléon III qu’on met en avant au Palais Masséna aujourd’hui. Alors vive Nice et le Second Empire.

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Le Premier où le Second Empire…

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Ici, au loin…

La pluie sur la promenade des anglais, Nice, gildalliere, 2020

Là où l’œil se pose, le cœur regarde, aime, retiendra, parfois pour toujours l’émotion. Il faut expirer, inspirer et expirer profondément, donner au lieu de prendre, rendre au lieu de garder, lâcher prise. Certaines images nous parlent dans le silence, simples, essentielles. Alors elles nous accompagnent toute la vie. C’est ça : accéder au bonheur. 

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Ici, au loin…

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Le beau est partout…

Escalier du musée national Fernand Leger, Biot, architecte, André Svetchine, gildalliere, 2020

Le transport des forces s’installe au musée Fernand Léger. L’image s’organise au niveau supérieur autour de la volée de l’escalier dessinée par l’architecte André Svetchine. Il souligne les marques du temps sur la pierre dure et sèche. Les formes prennent place, leurs fréquences s’ajustent entre-elles et tissent d’étranges correspondances avec la rigueur graphique et complexe des lignes de force du peintre. Au-dessus, le bleu légèrement perlé du ciel recouvre tout. Le silence glisse, le noir de la rampe luit, les nuages se chargent, Gilbert & George se tiennent debout devant « Les constructeurs », tableau emblématique de Fernand Léger, ils font face à l’étrange, au merveilleux, à l’inexplicable œuvre monumentale « Class War, Militant, Gateway » qu’ils exposent. Il se met à pleuvoir des trombes d’eau.

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Un aller simple…

contre jour, soleil couchant, Nice, gildallier, 2020

Mon petit chat, la vie est un aller simple. Je l’ai compris hier, au bord de la plage en regardant le voilier passer dans la brise du matin. Il est la beauté, il est la vie, je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. J’ai compris qu’il fallait arrêter de tourner dans la nuit de ma planète, dévoré par ta mort qui brûlait d’angoisse mes entrailles. Hier, enfin, en dispersant tes cendres dans ce jardin, j’ai tourné une page de ma vie. J’ai pris un peu de hauteur pour mieux sentir le vent et partir serein à la conquête de mon espace intérieur. De toute façon je suis trop vieux pour me convaincre que mes chances sont bougrement bonnes, et que ce putain de monde s’intéresse un tant soit peu à mes espoirs et à mes rêves, en supposant qu’il m’en reste. Je suis heureux d’avoir déposé ces dernières roses de l’été, parfumées, sur tes cendres et je te laisse poursuivre ta route.

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Un aller simple…

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Sous les pavés de verre…

La coupole de l’hôtel Volney, Eléphant Paname, Paris, gildalliere, 2020

Sous l’impressionnante coupole en béton et pavé de verre couvrant un espace de 250 m2, ainsi font font font Laurent et Fanny Fiat, trois petits tours et puis s’en vont transformer la demeure en centre artistique. C’est la naissance d’Éléphant Paname. La danse et les arts plastiques y tiennent une grande place. L’hôtel du prince Alexandre Soltykoff, ambassadeur de Russie, a été bâti en 1856 par l’architecte Charles Rohault de Fleury, 10 rue Volney. On y trouve de très beaux décors Napoléon III. Au début du XXe siècle, le comte Greffuhle achète le logis sur la rue dans un but locatif. Les écuries sont acquises par la banque Dupont qui les fait raser. Un immeuble de quatre étages est construit par l’architecte Girod pour accueillir la clientèle et des bureaux. À l’emplacement de la cour une impressionnante coupole en béton et pavés de verre couvre un espace de 250 m2. C’est aujourd’hui une salle de spectacle. 

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Sous les pavés de verre…

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La bibliothèque Mazarine…

L’escalier de la bibliothèqueMazarine, Institut de France, Paris, gildalliere, 2020

La bibliothèque Mazarine : regardez là l’orgueilleuse, la sérénissime, si puissante à inspirer l’Institut de France. On y entre par un escalier couronné d’une galerie de bustes antiques, éclairés par une verrière. Au milieu de l’admirable décor datant du 17ème siècle, le silence me trouble. C’est le silence de toutes les solitudes, où seuls se font entendre les craquements des boiseries de l’époque. Cette harmonie secrète mène à l’indolence, l’envie vous gagne de laisser le temps couler, de céder à la belle endormie, de sombrer avec elle. Ambiguïté et richesse humaine de l’académie : sa fierté, sa capacité de vous refuser puis de vous accepter, de vous faire languir, douter et parfois, enfin, de vous aimer le temps des journées européennes du patrimoine.

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La bibliothèque Mazarine…

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