L’air du soir.

Jeu de portes, Malakoff, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock/Avenue Malakoff

C’est un moment de suspension et d’air du soir. Un moment voulu, organisé. Dans la chaleur parisienne, la lumière a jailli à la manière d’un ciel d’été, alternant les fausses teintes, les petits bouts de jaune craie et les rayons crevant le gris des murs. Dans cette cacophonie de portes et de reflets, il me vient ce goût d’un sentiment mystique qui rôde dans l’entre-deux de cet espace irréel.

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L’air du soir.

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La présence et l’absence.

Ombre et lumière, J.K. Avenue Malakoff, Paris, gildalliere, 2019L1015582-Modifier
Photo/Gilles Dallière/Avenue Malakoff/Paris

Je regarde autour de moi tout ce qui s’illumine. Mais comment écrire la réalité?
Comment parler de la présence et de l’absence?
La lumière scintille dans le vestibule du ciel, et les gypseries, ivres de vie semblent me sourire. N’y aurait-il pas de lustres dans le réel ?
Le verre de Murano se vrille et la clarté qui monte le long des murs révèle les contours luxueux d’un décor secret.

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La présence et l’absence.

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Mon autre réel.

Réflexion, avenue Malakoff, Paris, gildalliere, J.Karam, 2019
Photo/Gilles Dallière/Avenue Malakoff/Paris

Je me demande de qui je tiens la volupté du simple. Ce goût du silence. D’où vient cet amour du détail ? Celui de la démesure pour le fou rire qu’il procure ? La lucidité du pire comme du meilleur ? L’ascèse luxueuse du beau ?
Je sais que le miroir de ce marbre poli brillant me sépare de l’infini. Mais il y a une petite chose que personne ne voit, et qui ne fait pas vraiment l’affaire d’un monde soucieux d’efficacité, de pouvoir, et de rendement. Ma place est bien ici, dans la marge de cet espace ouvert : un autre réel.

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Mon autre réel.

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Les éclats de Délos.

Athena, Delos, Grèce, gildalliere, 2007
Photo/Gilles Dallière/Létò/Mére d’Apollon/Délos/Gréce

La lumière du ciel, le vent dans les arbres, les ombres sur la mer : je perçois Les échos de l’héraldique antique. Létò, mère d’Apollon, tu es frappée de vent, traversée de lumière, carapaçonnée d’affleurements. Tu portes des vêtements divins, parfumés de l’odeur des herbes brûlées par le soleil. Tu ne peux plus relever la tête, mais ton col est environné des éclats de Délos.

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Les éclats de Délos.

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La coulisse.

Ombre portée, Cythère, gildalliere, 2013
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Grèce

L’azur triomphe enfin, et je l’entends qui chante dans les cloches. La corde du campanile observe la froideur stérile de l’anneau dans lequel coulisse son ombre écorchée de lumière. Quand elle menace de bouger contre le fer épais, je l’enferme tout entière au creux de mon cadrage, et les oiseaux font un écho à leur silence. Un peu plus de soleil penche sa tête et le jardin s’incline dans le parfum des fleurs.

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La coulisse.

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Au-delà des mots.

Sieste, Cythère, 2013, gildalliere
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Gréce

Il y a silence et silence, mais le véritable silence, je l’ai trouvé dans cette chambre, au-delà des mots et de l’absence des mots. Le décor est si bien dessiné qu’il me met à l’écart. J’ai l’impression que je ne peux pas fabriquer l’image parce que tout est en place. En accentuant le flou et les contrastes entre l’ombre et la lumière, je transforme la moustiquaire en un nuage de rêve plongé dans le soir, juste éclairé par un trait d’amour mystérieux.

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Au-delà des mots.

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Dos à la mode.

Back side, musée Bourdelle, Paris, Martine Sitbon, Prêt-à-porter, automne-hiver 1997-1998, gildalliere, 2019
Photo/gilles Dallière/Musée Bourdelle/Exposition/Back Side/Dos à la mode/Du 5 juillet au 17 novembre/18 rue Antoine Bourdelle 75015 Paris.

« À chaque collection, j’essaie d’introduire la couleur. Le noir finit toujours par gagner. Il rend tout plus direct. Il dessine un profil, un dos…J’aime la ligne du dos des femmes…C’est le point focal de ma construction. Juste là, près des clavicules. C’est ce qui va décider de l’émotion d’un vêtement. »
Yohji Yamamoto
Déroulant une nouvelle fois les liens qui rattachent le vêtement à la sculpture, on se souvient de Balenciaga, l’œuvre au noir, le palais Galliera s’installe au musée Bourdelle. Une centaine de silhouettes, du XVIIIe à nos jours. Un dialogue étonnant entre les œuvres du sculpteur vues de dos et celles des plus grands noms de la mode. La mise en scène est brillante comme un ruban de soie noire, les robes sont surprenantes, dénudées comme une volte-face.

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Dos à la mode.

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