Je ne vois rien de mieux…

Numa, gildalliere, paris, 2018
Photo/Gilles Dallière

Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux.
Si un jour tu devais t’en aller
Et me quitter
Mon destin changerait tout à coup
Du tout au tout.
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
Plus noir que le noir de mon coeur
La terre en profondeur
N’aurait pas sa noirceur
Plus vide que mes jours sans toi
Aucun gouffre sans fond ne s’en approchera
Plus long que mon chagrin d’amour
Même l’éternité près de lui serait courte
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
On a tort de penser je sais bien
Au lendemain
A quoi bon se compliquer la vie
Puis-qu’aujourd’hui
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois que les rêves
Que m’apportent tes yeux.

Charles Aznavour

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Je ne vois rien de mieux…

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Julie…

Sfumato, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Tu t’es doucement endormie. Ton beau sourire s’est effacé. Je suis debout au bord de la Baie des Anges , un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’horizon. Il est comme toi, la beauté et la vie. La maladie a décidé de ton départ et je dois te dire au revoir. Pour Yaël ta fille, pour Emilio ton mari en or, pour Marianne ta grand mère adorée, pour tes parents Marie-Ange et François et pour toute ta famille, jamais plus rien ne sera comme avant. Mais le soleil se lève encore et les étoiles brillent toujours. Tu as rendu ta vie au ciel, à ce ciel d’ambre et de miel. Tu pars, tu montes, tu voles, le ciel est à toi, tu parles aux étoiles, tu planes de soleil en soleil, tu brilles, ce ciel est pour toi, l’infini est bleu, doux et merveilleux. Au revoir Julie…

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Julie…

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Ailleurs

Africa Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

C’est un matin où tout s’oublie. Assise Devant le ciel d’orage, tu regardes la mer bruissante d’un bleu lagon. Tu écoutes le son des galets brassés par les vagues. Tu rêves d’un bal lointain à travers le silence. Tes secrets parfums de femme t’appartiennent et la mer apaisée par ta grâce, s’étire jusqu’aux pieds de ton enfant. L’indéfinissable douceur qui se dégage à travers le ciel tiède noie ton cœur souffrant de n’avoir nul mot à proférer. Pauvre comme une enfant, tu t’es mis à pleurer d’une autre mer…Ailleurs.

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Ailleurs

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La ferraille

décharge, Cythère, gildallière, 2918-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

À l’entrée du village, passé les derniers champs, j’ai pénétré dans ce monde en vibration. J’ai pris le temps d’observer, de m’inviter dans l’univers du ferrailleur qui a réussi l’impossible : souder la forme à la couleur, boulonner le rêve à la réalité, marier désolation et don de soi, mettre en vibration hier et demain. Et dans cette symphonie pastel de l’ultra consommation, je me suis laissé surprendre par cet injuste tableau où chaque chose prend sa place.

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La ferraille

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La bière qui roule…

Abandon, Nice, 2017-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

T’as pris la vie du bon côté sur le trône de la planète foot et tu rêves de te voir imprimé en bleu blanc rouge sur le papier de tes envies numérisées. Tous ces cris de la rue, tous ces trucs c’est ton style. Quand tu t’y mets c’est pour la nuit. Le premier match France/Australie te fait jouer des coudes avec des pintes et des demis ; la bière qui roule n’amasse pas mousse. On a gagné in extremis 2-1. Mais réveille toi car aujourd’hui l’Allemagne écrase le Mexique. L’amer à boire t’a rétamé au creux d’un lit improvisé sur les galets que t’as semé. Tu mets ton vague à l’âme à marée basse sur le marché du petit matin, recroquevillé sur le bagage de ta nuit déchargée. À la lumière blanche et crue, tu ne fais plus gaffe aux inconnus qui tournent autour de tes yeux bleus. Au yeux du monde t’as l’air out.

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La bière qui roule…

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L’Elevador de Santa Justa

Ascenseur de Santa Justa, Lisbonne, gildalliere, 2007
Photo/Gilles Dallière

Entre le ciel et la mer tu me transportes à la surface de la vie. Elle grouille dans tes poumons d’acier et le désordre de tes câbles. De la Baixa au Chiado, tes ornements mathématiques frissonnent à 360 degrés. Tous ces cris de la rue, ces ombres qui courent, ces bruits qui résonnent, s’agrippent à ta couronne pour écouter la mélodie qui s’élève de la poussière du ciel. Tu restes au cœur de Lisbonne la figure de proue qui au son d’une guitare acoustique rend le Fado plus vivant. La pluie et tant et plus, t’ont marqué, toi, le voilier sans voiles, le quai que tu as déserté a reçu bien des marées nouvelles. Dans le brouillard d’une intuition, dans tout ce gris, aucune amarre ne te retient, ton regard se fixe sur la rivière et tu portes dans l’air glacé la course vive des varinas.

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L’Elevador de Santa Justa

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La table est dressée


Photos/Richard Alcock/Direction artistique/Gilles Dallière

La table est dressée, Eurydice s’amuse du visage d’enfant et les ombres des couverts en profitent. Les porcelaines Raynaud rendent un hommage appuyé au travail de Jean Cocteau. Une très belle collection d’assiettes, de plats, de tasses et de petits cadeaux griffés par la main du poète surréaliste. Je rends hommage à l’angle de réflexion du photographe espagnol Chema Madoz en mettant en scène cette collection. J’ai épié les pastels poudrés, la profondeur des noirs cherchant à deviner leur face cachée. Avec Richard, nous avons manipulé l’image, métamorphosé les lignes, les ombres avec la légèreté liée à l’idée du jeu, parce que pour comprendre la poésie, il faut être capable de retrouver son âme d’enfant.
http://www.raynaud.fr

 

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La table est dressée

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