La valse des lilas

Dimanche matin, belgique, gildallière, Boxii 2012
Photo/Gilles Dallière

On ne peut pas vivre ainsi que tu le fais
D’un souvenir qui n’est plus qu’un regret
Sans un ami et sans autre secret
Qu’un peu de larmes.
Pour ces quelques pages de mélancolie
Tu as fermé le livre de ta vie
Et tu as cru que tout était fini.
Mais tous les lilas
Tous les lilas de mai
N’en finiront, n’en finiront jamais
De faire la fête au coeur des gens qui s’aiment.
Tant que tournera, que tournera le temps
Jusqu’au dernier, jusqu’au dernier printemps
Le ciel aura, le ciel aura vingt ans
Les amoureux en auront tout autant.
Si tu vois les jours se perdre au fond des nuits
Les souvenirs abandonner ta vie
C’est qu’ils ne peuvent rien contre l’oubli…
Michel Legrand

Clichés/citations, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

La valse des lilas

Image

Évasion

Les Abbesses, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Je suis le piéton du ciel, les nuages couvrent la lourdeur de mes pas. C’est une échappée belle, une suspension des contraintes d’identité et du poids qui les accompagnent. L’émotion est souveraine pour l’homme de la ville que je suis. Loin de la banalité et de la gravité des choses de la vie, il y a le miracle de l’avion immergé dans une zone magnétique où vivre est une évidence lumineuse.

Clichés/photos, Clichés/voyage

Évasion

Image

Je ne vois rien de mieux…

Numa, gildalliere, paris, 2018
Photo/Gilles Dallière

Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux.
Si un jour tu devais t’en aller
Et me quitter
Mon destin changerait tout à coup
Du tout au tout.
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
Plus noir que le noir de mon coeur
La terre en profondeur
N’aurait pas sa noirceur
Plus vide que mes jours sans toi
Aucun gouffre sans fond ne s’en approchera
Plus long que mon chagrin d’amour
Même l’éternité près de lui serait courte
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
On a tort de penser je sais bien
Au lendemain
A quoi bon se compliquer la vie
Puis-qu’aujourd’hui
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois que les rêves
Que m’apportent tes yeux.

Charles Aznavour

Clichés/Inspiration, Clichés/photos

Je ne vois rien de mieux…

Image

Julie…

Sfumato, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Tu t’es doucement endormie. Ton beau sourire s’est effacé. Je suis debout au bord de la Baie des Anges , un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’horizon. Il est comme toi, la beauté et la vie. La maladie a décidé de ton départ et je dois te dire au revoir. Pour Yaël ta fille, pour Emilio ton mari en or, pour Marianne ta grand mère adorée, pour tes parents Marie-Ange et François et pour toute ta famille, jamais plus rien ne sera comme avant. Mais le soleil se lève encore et les étoiles brillent toujours. Tu as rendu ta vie au ciel, à ce ciel d’ambre et de miel. Tu pars, tu montes, tu voles, le ciel est à toi, tu parles aux étoiles, tu planes de soleil en soleil, tu brilles, ce ciel est pour toi, l’infini est bleu, doux et merveilleux. Au revoir Julie…

Clichés/photos, Clichés/voyage

Julie…

Image

Ailleurs

Africa Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

C’est un matin où tout s’oublie. Assise Devant le ciel d’orage, tu regardes la mer bruissante d’un bleu lagon. Tu écoutes le son des galets brassés par les vagues. Tu rêves d’un bal lointain à travers le silence. Tes secrets parfums de femme t’appartiennent et la mer apaisée par ta grâce, s’étire jusqu’aux pieds de ton enfant. L’indéfinissable douceur qui se dégage à travers le ciel tiède noie ton cœur souffrant de n’avoir nul mot à proférer. Pauvre comme une enfant, tu t’es mis à pleurer d’une autre mer…Ailleurs.

Clichés/photos, Clichés/voyage

Ailleurs

Image

La ferraille

décharge, Cythère, gildallière, 2918-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

À l’entrée du village, passé les derniers champs, j’ai pénétré dans ce monde en vibration. J’ai pris le temps d’observer, de m’inviter dans l’univers du ferrailleur qui a réussi l’impossible : souder la forme à la couleur, boulonner le rêve à la réalité, marier désolation et don de soi, mettre en vibration hier et demain. Et dans cette symphonie pastel de l’ultra consommation, je me suis laissé surprendre par cet injuste tableau où chaque chose prend sa place.

Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

La ferraille

Image

La bière qui roule…

Abandon, Nice, 2017-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

T’as pris la vie du bon côté sur le trône de la planète foot et tu rêves de te voir imprimé en bleu blanc rouge sur le papier de tes envies numérisées. Tous ces cris de la rue, tous ces trucs c’est ton style. Quand tu t’y mets c’est pour la nuit. Le premier match France/Australie te fait jouer des coudes avec des pintes et des demis ; la bière qui roule n’amasse pas mousse. On a gagné in extremis 2-1. Mais réveille toi car aujourd’hui l’Allemagne écrase le Mexique. L’amer à boire t’a rétamé au creux d’un lit improvisé sur les galets que t’as semé. Tu mets ton vague à l’âme à marée basse sur le marché du petit matin, recroquevillé sur le bagage de ta nuit déchargée. À la lumière blanche et crue, tu ne fais plus gaffe aux inconnus qui tournent autour de tes yeux bleus. Au yeux du monde t’as l’air out.

Clichés/photos, Clichés/voyage

La bière qui roule…

Image