Ça va couper.

Réflection, chez-moi, gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Home sweet home/Paris

Dans l’obscurité recherchée de son appartement, il fait face à la chaleur revenue. Il l’observe à travers les persiennes tandis que des silhouettes, blanches, pétrifiées, surgissent dans la pénombre. On lui reproche dernièrement d’écrire à la première personne. Quelqu’un qui n’a pas compris que son Instagram est son autoportrait, un rituel.
Journaliste, il a longtemps eu peur d’écrire. Il avait peur des mots, trop intellectuels, trop explicites, et naturellement, il s’est adressé au pouvoir des images. Il faut que les choses le touchent d’abord à l’estomac puis montent au cerveau, c’est là que les émotions prennent sens. Il doit y avoir des gens qui n’éprouvent rien. Il aime aussi laisser des vides pour ouvrir un espace destiné à l’imaginaire. Il aime cette démarche, car il s’interroge toujours sur ce que la vie lui apprend. Cela demande plus de travail, mais c’est aussi une approche philosophique nécessaire. Ce qu’il n’aime pas, c’est l’inconvenance, l’hypocrisie et le mensonge. Les critiques perpétuelles et infondées qui viennent souvent de gens qui ne font rien. Alors ça va couper : les réflexions, la censure ça empoisonne la vie. Il continuera coûte que coûte à dire « JE » quand il se raconte.
Instagram doit être un art dynamique et surprenant et j’ai la chance de découvrir tous les jours des galeries étonnantes. Mes images et mes textes ne sont pas un rituel figé mais une démarche personnelle qui m’engage à vous faire plaisir, mais si je vous emmerde lâchez-moi et dégagez de ma vie.

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Ça va couper.

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Pile ou face

Claude  Rutault, Musée Picasso, gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Claude Rutault/Pile ou Face/Musée Picasso/Paris

100 toiles, brutes, peintes, tendues sur châssis, de tailles toutes différentes dans des formats standards, appuyées en piles contre un mur. L’œuvre de Claude Rutault est importante, car elle ne propose rien d’autre qu’une nouvelle politique de la peinture. Politique non par son contenu, mais à un niveau plus profond : par la pratique nouvelle qu’elle induit, par la redistribution radicale des rôles qu’elle propose sur la scène de l’art.

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Pile ou face

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Corps & Âmes

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Photo reproduction/Gilles Dallière/exposition Corps & Âmes/Du 15 mars au 08 septembre 2019/Georges Dorignac/Musée de Montmartre jardins Renoir

Georges Dorignac réinvente le NOIR. 50 œuvres au fusain, sanguines, et lavis s’exposent au musée Montmartre. Des visages, des corps, le corps d’une femme, sa femme. Et puis le NOIR, un NOIR plein de gris que la lumière ne traverse plus. Ce portrait de femme nue, fait en 1914 au crayon NOIR met en exergue le paradoxe stylistique d’un rendu tridimensionnel si obscur qu’il peut faire apparaître le corps comme une véritable silhouette plane, à contre-jour. Pourtant, si on regarde bien il sculpte le trait de son crayon, et dans le NOIR, la chair vit, corps et âmes.

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Corps & Âmes

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Un lieu dans l’autre.

Architecture, Montmartre, Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Montmartre/Paris

Enfin un peu de fraîcheur… à moi les paysages, l’architecture et la lumière. Les arbres renferment des millions d’oiseaux et de sons étranges. Ils enferment aussi les villes. Là où il y a un mur, c’est le commencement de l’architecture. Un mur sépare un lieu d’un autre, mais parfois un mur ne suffit pas. Il faut un arbre où alors des fenêtres pour regarder d’un lieu dans l’autre. Imaginer derrière les baies des présences mystérieuses, fantomatiques, des âmes errantes.

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Un lieu dans l’autre.

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