Pour toi…

Muse Montmatre, chez moi, Paris, gildalliere, 2019 L1016745-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

J’ai acheté ces fleurs pour toi. Au fond de la pièce, ton portrait solitaire se laisse gagner par la lenteur. Je sais aujourd’hui que le futur qui m’attend ressemble à une encombrante décharge à ciel ouvert, riche de souvenirs mal empilés. Ce matin, le ciel hivernal s’est subitement pétrifié et tout mouvement est paré d’immobilité.

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Pour toi…

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L’ombre et la lumière.

L'ombre et la lumière, Niki de Saint Phalle, Centre d'art la Malmaison, Cannes, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Niki de Saint Phalle/Ombre et lumière/La Malmaison/Cannes

“À travers les images, je piétine mon père, je l’humilie de toute mes forces et je le tue”.
Ce qu’une femme a fait, seule une femme peut le défaire.
De l’une venait toute consolation, (Jackie, 1965).
De l’autre, en arrière-plan, vient l’inconsolable, (Daddy : Crucifix, 1972).
À Cannes, la Malmaison et la Villa Domergue mettent en lumière les tourments de Niki de Saint Phalle. C’est l’amer et le suave. Deux gestes dans le même geste. Celui qui enfonce son couteau aux jointures, et celui qui croise la laine sur le tissu. Une main de brute pour saisir l’immense, une main de fée pour saisir l’infime.
C’est l’ombre et la lumière.

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L’ombre et la lumière.

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Soufflé bouche.

Accroché au plafond, gildalliere, Malakoff, 2019
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Le verre soufflé bouche de cette suspension trône, flamboyant, au centre des symboles de la haute décoration à la Française. L’élégante prend ses aises. Seule, elle expose ses courbes dans une mise en scène qui adopte l’esthétique d’un passé recomposé. Mais au milieu de cette composition serrée, elle n’est que le jouet du destin, sa beauté est déjà embaumée dans une histoire qui la dépasse.

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Soufflé bouche.

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Nature morte.

Nature morte, home, Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Nature morte/Home sweet home/Paris

Il y a des heures d’été, des silences, des soupirs, des natures mortes qui tanguent en désordre, chavirent, et aiment la dérive des compositions imparfaites. Il y a des céramiques blanches imperturbées de regard croisé, posées sur l’horizontalité. Il y a le trait noir, et le rouille, corrosion du dessin. Il y a une conversation qui prend du plaisir, profite du moment, mesure le résultat. Il y a du désaturé, il y a du vide, la maison vide son vide, mon cœur se vide aussi. Impossible de sortir du tableau, et c’est tant mieux comme ça.

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Nature morte.

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La solitude

Entrée, Sawaya Moroni, Milan, 2008
Photo/Gilles Dallière/Milan/Sawaya&Moroni/Chaise Ollwood/William Sawaya

Lorsqu’on habite depuis longtemps dans un immense appartement, en retrait de la société, dans l’ampleur retrouvée de sa propre vie, on devient peu à peu conscient de la présence d’un autre solitaire, d’une solitude identique à la sienne, quelque part, en marge du monde et de la foule. Je me souviens encore de la stupeur qui m’a saisi dans le noir en voyant cette chaise, posée là, seule, perdue devant la porte d’entrée grande ouverte. Pourquoi cette chaise ?
Pourquoi utilise t’elle cette lumière pour donner voix à ma propre nuit?
Je suis resté là, dans le noir, seul avec la chaise et je me suis laissé subjuguer par un tourbillon d’images et de souvenirs.

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La solitude

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Le nouvel âge

Passion de fleurs, gildallière, Alain Gelberger
Photo/Gilles Dallière/Alain Gelberger

Que dit la passiflore coulée dans son vase de bronze ? Elle émerge à grand peine, aspirant au soleil, la pauvre solitaire. Dans cet alliage de cuivre et d’étain tes jours n’ont qu’une courte aurore. Patiné par l’histoire le vase est immortel. D’abord, il y a la matière, elle en impose par son poids, habite l’espace tout en se pliant aux formes modernes. Sa résistance est fascinante. Puis vient le geste, modelé avec passion par Laurence Montano, le matériau appelle la caresse, le plaisir tactile, la patine, le poli. De tout temps le bronze est en dehors des modes. Quand à toi pauvre petite fleur, tu exhales avec peine tes passions de grimpante.

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Le nouvel âge

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Transparence

Le verre d'eau, gildalliere, 2008,A. de Vilmorin
Photo/Gilles Dallière

Il faut se dépouiller du superflu. Il faut concentrer son regard sur l’objet. Il faut travailler le silence tout comme le rythme. J’aime le silence, j’aime le rythme. Que peux être l’envers, que peut être l’endroit ? Je sais que je me suis tellement effacé devant la prétention des autres que j’en suis devenu transparent.

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Transparence

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