Dos à la mode.

Back side, musée Bourdelle, Paris, Martine Sitbon, Prêt-à-porter, automne-hiver 1997-1998, gildalliere, 2019
Photo/gilles Dallière/Musée Bourdelle/Exposition/Back Side/Dos à la mode/Du 5 juillet au 17 novembre/18 rue Antoine Bourdelle 75015 Paris.

« À chaque collection, j’essaie d’introduire la couleur. Le noir finit toujours par gagner. Il rend tout plus direct. Il dessine un profil, un dos…J’aime la ligne du dos des femmes…C’est le point focal de ma construction. Juste là, près des clavicules. C’est ce qui va décider de l’émotion d’un vêtement. »
Yohji Yamamoto
Déroulant une nouvelle fois les liens qui rattachent le vêtement à la sculpture, on se souvient de Balenciaga, l’œuvre au noir, le palais Galliera s’installe au musée Bourdelle. Une centaine de silhouettes, du XVIIIe à nos jours. Un dialogue étonnant entre les œuvres du sculpteur vues de dos et celles des plus grands noms de la mode. La mise en scène est brillante comme un ruban de soie noire, les robes sont surprenantes, dénudées comme une volte-face.

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Dos à la mode.

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La conversation des objets

Andrea Branzi, nature morte, gildalliere, 2010,CZ
Photo/Gilles Dallière

C’est une photographie de la mémoire, du souvenir, de l’histoire. Ici, quasiment un seul objet est cadré, un objet trivial et quotidien au possible, un meuble objet qui est surtout une œuvre d’art. « L’objet doit susciter d’emblée une pensée, bien avant d’être conçu comme fonctionnel, dans l’hypothèse utopique qui se construit en vue d’élaborer une synthèse cohérente », affirme Alessandro Mendini. Je suis ému par ce mouvement anti-design qui remet en cause la vision des choses. Il bouleverse les formes convenues. Je suis heureux de l’assemblage audacieux de ces boîtes peintes, stratifiées, marquetées. Curieux de découvrir qu’au sommet de la pyramide improvisée, une tête de mosaïque d’or m’observe étrangement pour me voler mon âme.

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La conversation des objets

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Elle fait non

Nature morte, gildalliere, 2007
Photo/Gilles Dallière

Au début, c’est pour jouer. On déshabille la poupée mais à force, en voyant ses bras vaciller, ses mains de porcelaine se détacher, ses joues et ses lèvres devenir pâle, on l’abandonne. Cette poupée là, n’a même pas la bouche ouverte pour satisfaire le client. Elle ne réchauffe plus les nuits de personne. Son regard émaillé ne voit plus la vie en rose bonbon. Un pied dans le vide, elle perd son équilibre. Beauté fragile, c’est une poupée qui fait non.

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Elle fait non

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Vous prendrez bien quelque chose ?

uil, sculpture, Belgique, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Une tendance ?
Une astuce pour gagner de la place dans un petit espace ?
Je laisse cette passionnante analyse aux magazines de décoration.
Un shopping sur les dix plus belles tables du marché ?
Et bien non, il n’y a pas d’annonceurs.
J’ai simplement posé un regard poétique sur l’installation de Marc Massa et Roger Liekens. Entre le salon et l’atelier de leur immense espace, la superposition des tables, hautes et basses, s’harmonisent dans un jeu de construction imaginaire qui symbolise les fragments de la vie quotidienne et là, je parle d’esthétisme. Une réalisation qui oblige le regard en perte de repères à constamment se repositionner. C’est la représentation de la mémoire du passé. La lumière s’infiltre avec force pour modeler les courbes de l’ébénisterie. Un jeu de formes et de couleurs qui se moque du temps présent.

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Vous prendrez bien quelque chose ?

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Au fil d’une vie

encriers chinois, Birmanie, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Il faut savoir regarder les choses en face, j’ai hérité de la passion des objets. Je ne sais toujours pas de qui je tiens cette passion, en tout cas ni de maman, ni de papa. Comprenez moi bien, je tombe amoureux des objets et j’ai une dévorante ivresse pour la céramique. Elle est là depuis toujours comme une référence esthétique qui me donne un sentiment de tranquillité. J’aime ses formes, sa matière, ses couleurs. Les gens ne savent plus voir ni entendre et il faut apprendre à regarder. Apprendre à regarder c’est apprendre à trouver. Dans chaque biscuit découvert il y a une histoire, un message, l’objet doit trouver sa place et même si je suis pour l’ordre je suis aussi ouvert à l’imprévu. C’est une histoire d’amour, la plus belle et parfois je la quitte et j’aime en faire don à qui me laisse à penser qu’ils les aimeraient tout autant que moi.

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au fil d’une vie

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LA LUMIÈRE EN APESANTEUR

Le silence règne encore quand le cristal rencontre la lumière. « Folia » créée par Noé Duchaufour-Lawrance invite à ouvrir les yeux sur plus de 400 ans de savoir faire à la manufacture de Saint-Louis. Les vingt-cinq objets de la collection font vaciller la taille et mettent en valeur l’éclat du cristal. Au bout de la nuit, après deux ans de travail, l’indomptable collection associée au bois balance son rai de lumière comme une armure d’ombres portées pour mieux protéger sa fragilité. Il faut le regarder l’orgueilleux cristal si puissant à inspirer les artistes pour faire rêver un futur que j’espère encore passionnant. Lampes à poser, lampadaire, bout de canapé, carafes, flûte à champagne, verre à vin, verre à eau, bougeoirs et miroir vacillent dans un souffle aux formes résolument nouvelles.

saint-louis.com
contact@neonata.fr

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LA LUMIÈRE EN APESANTEUR

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Clichés/design

En verre et contre tout


Photos/Iitalia

Qui n’a pas un vase de la célèbre collection d’Alvar Aalto pour Iitalia ?
Créé en 1936, le voilà détrôné par Ronan et Erwann Bouroulec. La marque finlandaise présentait à Maison & Objet « Ruutu », une collection en verre soufflé née de la collaboration entre Iitalia et les frères Bouroulec. Dix vases disponibles en cinq tailles et sept couleurs. Délicate, c’est la superposition des transparences qui en fait un véritable atout décoratif. Entre 99 et 289 € chaque vase demande le travail de sept artisans verriers pendant 24 heures. A nous d’avoir le génie de composer cette précieuse palette de couleurs pastel et là les fleurs n’auront pas le dernier mot.

https://www.iittala.com

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