Du bleu dans les yeux

FD-ANDREA-DALL'OLIO-17 copie
Photo/Frédéric Ducout/Direction artistique/Gilles Dallière

À l’opposé du jaune, le bleu ne fait pas de bruit. Il est la couleur même de l’âme déshabillée du corps. Dans tout ce blanc, le bleu s’évade et plonge dans la profondeur du ciel. Il dépose sur ses fragments de broderies imprimées comme des paysages, un goût doux-amer, celui de l’enfance dans laquelle on puise la force de s’émanciper et de choisir sa liberté. Je reste là, immobile à le fouiller des yeux.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos

Du bleu dans les yeux

Image

La chaise musicale

Andrea_Dall_Olio, gildalliere,2013
Photo/Francis Amiand/Gilles Dallière

Dans ce jeu de la chaise musicale, je suis l’animateur qui s’occupe de poser un regard toujours lucide et solitaire sur la création. Je me nourris d’architecture et de décors décalés, de détails et d’inventaires. Je donne à ce sujet une atmosphère où le temps est suspendu. Le décor créé par Andrea Dall’Olio se fige dans le noir d’un graphisme immuable. La vrai beauté ne fait pas de bruit, elle reste cachée.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

La chaise musicale

Image

La lumière en liberté

JK-AV-Montaigne-017
Photo/Francis Amiand/Direction Artistique/Gilles Dallière

Contempler la lumière c’est faire un voyage dans l’histoire. On s’avance au bord du miroir pour sonder la profondeur de la perspective. On mesure la dimension de l’espace, la liberté qu’il y a dans la réflexion infinie des lustres. On imagine les vestiges de la fête, les rires et quelques cris qui remplissent nos rêves autour des grandes roues de cristal de roche et l’or des trumeaux. La lumière se faufile jusqu’à nous tout en contraste et en confidence.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos

La lumière en liberté

Image

Le sourire

La joconde, Mathias, F.Amiand, Gilles Dallière, 2007
Photo/Francis Amiand/Gilles Dallière

Tu es accrochée au milieu du mur, immobile et tendue d’un film à bulles au dessus du canapé recouvert d’un lampas de soie céladon. Tu essayes d’imaginer les gens qui t’entourent et tu n’y tiens plus, tu dois voir, tu dois savoir. Soudain tu te figes dans tes bulles, tu n’en crois pas tes yeux. Bouche ouverte, tu t’aperçois que tu ne fais partie que d’un décor. Mais regarde autour de toi, reste bien droite dans ton cadre improvisé, souris comme tu l’as toujours fait. Tu me vois ?
Oui je sais que tu me vois, ton regard me suit et une grimace est passée sur ton visage… Moi je t’offre une autre vie.

Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/photos

Le sourire

Image

Le passage

Mosaiques musée Cernuschi,gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière

Les portes, les seuils, les couloirs, les passages sont parfois dessinés comme si de rien n’était, comme si passer d’un lieu à l’autre était un événement insensé. En passant par là, en marchant sur ce pavement de mosaïque aux motifs grecs et aux lignes étonnamment modernes on rejoint la lumière… L’extase aussi, peut-être.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le passage

Image

La mort du centaure

Musée Bourdelle, le centaure mourant, gildalliere, 2015
Photo/Gilles Dallière

Ce centaure passe des heures à mourir dans la communion parfaite des lumières et des contrastes de l’atelier d’Antoine Bourdelle. L’homme-cheval, rongé de douleurs parce qu’il est immortel, obtint finalement du sculpteur de mourir dans l’enceinte du théâtre des Champs-Élysées. Il meurt sans plainte ni faux-semblants, sans voyeurisme non plus, la tête posée sur son épaule. Jérôme Godeau écrit : «Si les frisons de la robe, l’ondulation des flancs sont d’un modelé sensuel, l’allongement de la taille, l’envasement du torse, l’étirement de la ligne du bras et du cou s’inscrivent dans la perfection d’une figure géométrique». Très haut, il tutoie les étoiles, les sabots profondément ancrés dans son socle de plâtre.

Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

La mort du centaure

Image

Photographisme n°2, architecture recomposée

Cathedrale Antibes Tirage 5 A 1
Photo/graphisme/Gilles Dallière

Ici, c’est un hymne à la couleur. Il y a deux points essentiels : la photo, graphique de la cathédrale d’Antibes et l’abstraction des formes. Je glisse entre l’espace réel et la représentation de cet espace. J’inscris des rectangles sur des champs de couleurs unies, ceux de Notre Dame de la Platea. Les dessins géométriques polychromes s’y déploient et s’adaptent à l’architecture et l’ambiguïté de l’espace. Une théâtralité mesurée.

Clichés/architecture, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos

Photographisme n°2, architecture recomposée

Image

Montserrat Caballe

Capture d_écran 2018-10-06 à 16.09.26

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fgdalliere%2Fposts%2F10156801412069444&width=500

Clichés/Inspiration, Clichés/tendances

Montserrat Caballe

Image

Je ne vois rien de mieux…

Numa, gildalliere, paris, 2018
Photo/Gilles Dallière

Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux.
Si un jour tu devais t’en aller
Et me quitter
Mon destin changerait tout à coup
Du tout au tout.
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
Plus noir que le noir de mon coeur
La terre en profondeur
N’aurait pas sa noirceur
Plus vide que mes jours sans toi
Aucun gouffre sans fond ne s’en approchera
Plus long que mon chagrin d’amour
Même l’éternité près de lui serait courte
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
On a tort de penser je sais bien
Au lendemain
A quoi bon se compliquer la vie
Puis-qu’aujourd’hui
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois que les rêves
Que m’apportent tes yeux.

Charles Aznavour

Clichés/Inspiration, Clichés/photos

Je ne vois rien de mieux…

Image

Belle comme l’antique

Notre Dame du Port, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Notre Dame du Port laisse sa trace dans le paysage architectural de Nice. Dieu seul le sait ; elle est belle comme l’antique. Un seul trait sur l’azur du ciel et le fond outremer du bassin Lympia. Un fronton, un portique et des vagues de chapiteaux, de colonnes, de frises, de rinceaux et de festons, cadrent la perspective s’inspirant du style palladien. Les courbes sont abandonnées. Le clou du spectacle : une façade élancée dont l’ornementation est empruntée au vocabulaire néoclassique. Elle a su épouser la révolution, illustrer le Directoire et le Consulat et offrir son décor à l’Empire. Du bout de la digue, dans l’étroitesse du bassin, il y a de l’immensité.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

Belle comme l’antique

Image