Portrait : Éric Raffy …

Eric Raffy, peintre et architecte, Le Dramont, ©gildalliere, automne 2023

Je suis riche d’un vaste éventail d’émotions, alternant entre la tristesse et la joie. J’ai peur, je suis courageux, parfois je commets des erreurs, d’autres fois j’accomplis des miracles. Mais ce qui me rend le plus heureux, c’est d’être entouré de mes amis. Éric Raffy a posé pour moi devant une de ses toiles et il a fait le clown. Sa peinture, c’est une histoire d’amour en couleur. C’est la vie, dans ce qu’elle a de plus grand et aussi le contraire. La couleur est une chose naturelle, il s’y vautre parce qu’il a l’esprit tout le temps en action. #ledramont #villaalfonsa #portraitphotography@ericraffy #architecture #design #peinture#blackandwhitephotography @gillesdalliere @villa.alfonsa

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Portrait : Éric Raffy …

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La métamorphose …

Patrick Fernandez, portrait, gildalliere, Paris, hiver 2018

Se métamorphoser est l’apanage des dieux, et nous nous transformons lentement. C’est le blanc qui limite la perception. L’immaculé nous éblouit et notre regard encore violé par l’effet de la rémanence rétinienne voit sur la surface à nouveau sombre des arcs-en-ciel vibrants. Que dire de la profondeur de ces noirs ? 
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La métamorphose …

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La mémoire …

Portrait, Franck Morin, gildalliere, Paris, printemps 2020

Un visage est un miracle. Chaque figure est une construction unique dont la destinée est d’être le miroir de l’âme. Chaque visage est une mémoire, une aventure. Quand je suis face à un visage, j’essaye de deviner l’histoire majeure de sa vie. Ce n’est pas un jeu. C’est une curiosité. Et même si ces yeux profonds me fixent, la grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu, chaque jour, dans le même visage. Une, deux, trois … De face, de profil, en mouvement, tout est fugitif, rien ne s’inscrit sur le marbre de l’oubli, tout est à réinventer. #portrait #portraitphotography #reflexion#distance #regardezmoi #blackandwhitephotography@gillesdalliere

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La mémoire …

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Le repos du guerrier…

Eric, Le warrior, Spartan, reflet, Le Dramont, gildalliere, automne 2022

Éric est un sportif, son équilibre : les spartans du monde entier. Les exigences rythmiques qui dictent cette conduite ne doivent rien à l’esthétique, elles portent le sens, un sens obscur, énigmatique, laconique, peu porté à d’infinis reflets et commentaires de lui-même. Souvent vêtu de noir, il observe les autres d’un air préoccupé. Silencieux, concentré, il s’est immobilisé face à la fenêtre. En le voyant ainsi, dans le reflet du ciel, je me suis dit : c’est un Warrior.

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La pose…

Castro nu masculin exposition, Folegandros, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière/L’atelier/Folegandros/Grèce

Il y a des jours comme ça où il y a un homme, nu, immobile, figé. Dehors, le ciel est immense, si vivant. À l’intérieur, dans une atmosphère silencieuse, méditative et feutrée, la nudité donne de la puissance. Sans un murmure il offre l’indicible perfection de ses muscles, de son sexe, aux crayons, aux fusains, aux pinceaux et pastels. Il bouge le moins possible et il y a si peu de vie entre l’homme et l’artiste que le moindre écart peut tout faire basculer. La pose terminée, le jeune homme s’étire, se dégourdit, regarde ma peinture, se réjouit, s’élance et disparaît. Voilà. Le manque s’efface, s’écarte, s’éteint et l’air se met à circuler.

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La fête des mères…

Maman, portrait, Nice, 2019
Photo/Gilles Dallière/Nice

C’est la fête des mères. Je voudrais te dire que tu es belle. Aujourd’hui, il y a des choses de toi que je peux prendre. Pas d’argenterie ni de diamants, mais l’éclat du cristal taillé d’un vase signé Daum, ton vieil Opinel, une cuillère en bois usée jusqu’au manche, des torchons en lin, en veux-tu en voilà, quelques assiettes en porcelaine, un galet ramassé sur la plage du Ruhl, un coucher de soleil sur fond de Promenade des Anglais. Une façon de tenir ta cigarette Philip Morris rouge. Un pull en mohair Sonia Rykiel oublié. Un pashmina blanc, posé sur le dossier d’une chaise qui disparaît sous ton parfum. Shalimar de Guerlain. Tes clés, et des albums de photographies, du moins ce qu’il en reste. J’ai aussi retrouvé un tas de livres que tu n’as pas eu le temps de lire. Le souvenir de ton sourire mutin, ton envie de me voir m’installer à Nice. « Mais quand est-ce-que tu viens ? On ne laisse pas un petit chat tout seul ! »
Ce jour là, j’ai accroché ton regard à mon cœur. Aujourd’hui c’est foutrement difficile. Tu me manques Maman.

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L’avenir protégé …

Protection et Avenir, sculpture en marbre d'Honoré Picard, Musée Galliera, Paris, 2017
Photo/Gilles Dallière/Palais Galliera

Le photographe fait de l’architecture ce qu’il fait d’un visage. Le marbre qui représente la protection et l’avenir, se redessine dans des effleurements de lumière dont l’objet n’est plus tout à fait l’équilibre, ni cette alliance de l’ampleur et de l’exiguïté. Elle déshabille la matière avec précision. La statue d’Honoré picard s’offre et se dénude. Elle vit face au jardin du Palais Galliera. Elle se régénère lentement en puisant dans son vide architecturé.

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Le moment du vide…

Altan, flou artistique, gildalliere, mars 2020
Photo/Gilles Dallière/Portrait/Altan

Confiné, je m’aventure à la limite du genre avec une inclinaison croissante pour la pureté du noir, du flou, et une sensibilité particulière pour la lumière. Le temps de pose était bien trop long pour le modèle photographié sur fond gris orage. Seule la lumière naturelle qui entre par la fenêtre transforme le personnage comme s’il flottait dans un univers intemporel et hypnotisant. Reste le moment de vide, et pour moi, ce vide devient un instant de plénitude.

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Le portrait.

Thibault Massina, portrait, noir et blanc, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Portrait Thibault Massina

On a tout son temps. Ici, la lumière vous fait signe. Là, du coin de l’œil on surprend quelque chose : l’attente reposante devant une porte muette, la lumière qui savonne son visage. L’outre-noir qui s’étale sur le mur, la transparence du regard, fixe et pénétrant, qui se détache dans un noir et blanc contrasté.

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Le portrait.

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Pierre Yovanovitch.

Pierre-yovanovitch
Monographie/Pierre Yovanovitch/Édition Rizzoli

Cher Pierre, est-ce un livre sur la décoration ou la monographie d’un architecte d’intérieur ?
En fait, peu importe. L’essentiel est la poésie qui s’en dégage. Il faut commencer par lire la lettre à Mademoiselle Oops, écrite par Olivier Gabet. Elle parle de liberté, de fantaisie, d’espace, d’art, et d’objets pensés et posés par vous avec rigueur. Et puis elle parle de vous, des arbres qui vous protègent, d’escaliers, cœurs battants de vos intérieurs. Elle parle de cette exigence, de cet amour de la ligne minimum, et de l’Art en majuscule. Vous nous faites voyager de Paris à New York, de Porto à Londres. Vous nous faites rêver des Étangs d’Ixelles et quand on quitte Tel Aviv, on marque la pause, chez vous, au château de Fabrègues. Il donne l’exemple de l’absurde entêtement magnifique des végétaux et de l’architecture recomposée.
C’est là où vous apprenez à attendre et ça se voit.
On ferme le livre sur votre histoire, votre famille et Nice où vous avez grandi. Je suis très heureux que vous ayez choisi mes photos pour illustrer votre et notre amour de cette région. Merci Pierre.

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Pierre Yovanovitch.

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