(La)Horde…

Ballet national de Marseille, (La)Horde, Théâtre de la Ville, danse, gildalliere, printemps 2022

Tu danses, et là où finit ton corps, commence ta présence. Ta voix, tes yeux, ton front, tes gestes, tu ne peux pas être plus nue. Tes seins, de les toucher, mes mains s’envolent comme des ailes. Tu embellis à vue d’œil tant je rêve de toi. Je me dilue dans ton odeur. Je me répands dans ton cerveau et comme la lune là-haut se lève dans les nuages, tu cours à travers ton enfance avec des ombres à tes pieds, mais tu ne sais pas laquelle suivre avant de me quitter.

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(La)Horde…

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Bruissement…

L’érable du Japon, Italie, gildalliere, été 2014

D’invisibles bourgeons m’entourent par bouquets, les paumes tendues depuis l’éternité. Ces pousses d’érable ont soif de lumière, toutes vouées à en quérir l’aumône. Ce feuillage mouvant, léger, au bruissement inouï, envoie mon rêve éveillé vagabonder au loin.

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Bruissement…

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Ciel gris…

L’érable du japon de la Villa Mapelli, lago di Como, gildalliere, Italie, 2014

Aujourd’hui ce jour de ciel gris est accordé en immobilité. Le nuage en suspens, le vent stationnaire, une pluie légère et bienfaitrice tombe comme un voile sur la face du jour. Le temps semble étale, le ciel sans entraves jusqu’aux points cardinaux, répit sans turbulence. 

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Ciel gris…

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L’arbre de vie…

Ombre et lumière sur le jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, printemps 2022

On m’a offert un livre noir trouvé dans un couvent tibétain. Peu importe si je ne sais le lire, il me suffit de l’ouvrir au souffle du vent et les mots s’envolent et s’accrochent, tout là-haut sur la cime des arbres. Alors, je me suis assis dans l’herbe de mes pensées.

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L’arbre de vie…

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Face à face…

Collection Morosov, icônes de l’art Moderne, Fondation Louis Vuitton, Paris, gildalliere, printemps 2022

Les conservateurs de l’Ermitage, du musée Pouchkine, de la Galerie Tretiakov et les autres établissements prêteurs ont retrouvé les pièces de la collection Morozov présentées à Paris à la Fondation Louis Vuitton à l’exception de trois restées en France. Les Serov de cette photo, les Répine, Melnikov, Malevitch, Golovine, Matisse, Cézanne, Renoir, Gauguin, Van Gogh, ont passé la frontière Russe début mai. Deux œuvres liées à des oligarques restent dans l’immédiat chez nous du fait des sanctions, tout comme une troisième, par mesure de sécurité, car elle appartient à un musée ukrainien.

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Face à face…

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Main courante…

La main courante, MAD, Paris, gildalliere, printemps 2022

L’escalier est le lieu idéal pour cacher un mystère ou se cacher dans le mystère de sa propre existence. Ici, aucune ingérence, aucun contact, ni optique, ni physique, je suis finalement libre de prendre la main courante pour descendre quelques marches et ressentir très fort la sensation que ma solitude de photographe est le meilleur moyen, le plus authentique, le plus honnête de saisir en passant la solitude des autres.

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Main courante…

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Rendez-vous…

Rendez-vous, Liaigre, Paris, gildalliere, printemps 2022

Un rendez-vous, une rencontre, l’escalier d’honneur de cette prestigieuse maison d’architecture intérieure se reflète sur le laque noir de l’entrée. Je parviens à réunir en une seule et même image une présence intense et une profonde sensation de mystère. Voilà comment on construit des histoires en imaginant l’improbable, à la recherche d’une émotion que j’ai bien trouvée là-bas. L’escalier est hors du réel et hors du temps, comme s’il se situait bien au-delà de la beauté.

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Rendez-vous…

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Bibliothèque Richelieu, Paris, gildalliere, printemps 2022

Prestigieuse…

Après l’inauguration de l’Hôtel de la Marine, et de la collection Pinault à la Bourse de Commerce, la bibliothèque Richelieu réouvre cet été à proximité de l’axe transversal de la capitale. La magnifique salle Ovale, l’une des deux plus prestigieuses salles de lecture avec la salle Labrouste, devient une salle publique. Autour, un nouveau musée présente d’exceptionnelles collections. Elles sont exposées dans des espaces patrimoniaux de premier plan ; le salon Louis XV, qui a retrouvé son décor d’origine crème et or, et la galerie Mazarin avec son exubérant plafond à l’Antique, signé de l’italien Romanelli. J’ai cru apercevoir Le cardinal de Richelieu traînant toujours son image austère de trou à rats de bibliothèque, et Gustave Flaubert dans le cabinet des médailles qui examinait des monnaies anciennes.

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Prestigieuse…

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Quel temps fait-il là-haut ?

Passage Vivienne, Paris, gildalliere, printemps 2022

Je scrute l’escalier de l’immeuble. Il me semble que les murs parlent tout à coup, de vos voix emmêlées dans l’écheveau du temps. La vie est un mouvement. Est-ce l’existence qui façonne le destin ou le destin qui façonne l’existence : Dieu a-t-il créé le monde ou est-ce le monde qui a inventé Dieu ? Quel temps fait -il là-haut ?

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Quel temps fait-il là-haut ?

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Le passage, Paris, gildalliere, automne 2021

Où vas-tu ?

Et où vas-tu donc comme ça ? Où vas-tu ; il n’essaie même pas de répondre à la question. Il laisse simplement son cœur se vider de sa douleur. Il s’y autorise très rarement, craignant de succomber. Redoutant ce qu’une telle faiblesse risque de libérer. Redoutant de fondre en larmes. Heureusement il est seul sans personne pour le voir. Où vas-tu donc comme ça ? Là où me conduit la boussole du cœur.

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Où vas-tu ?

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