Le temps suspendu

Boulevard Lannes, gildallière, 2014
Photo/Gilles Dallière

Sous une lumière plus intellectuelle que sensible, l’acier se fige comme privé d’air et plongé dans un espace vide. Ce temps suspendu donne une dimension mystérieuse à l’ensemble de l’architecture métallique. Cette installation, sur quatre étages, est l’illustration du passage, un ascenseur livré à l’action dissolvante de la lumière qui l’empêche de se figer et qui en jouant de sa masse, l’absorbe dans son jeu. Le moment est un faux présent, un présent qui renvoie au passé du souvenir et qui s’enracine dans le fantasme.

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Le temps suspendu

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La lumière en liberté

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Photo/Francis Amiand/Direction Artistique/Gilles Dallière

Contempler la lumière c’est faire un voyage dans l’histoire. On s’avance au bord du miroir pour sonder la profondeur de la perspective. On mesure la dimension de l’espace, la liberté qu’il y a dans la réflexion infinie des lustres. On imagine les vestiges de la fête, les rires et quelques cris qui remplissent nos rêves autour des grandes roues de cristal de roche et l’or des trumeaux. La lumière se faufile jusqu’à nous tout en contraste et en confidence.

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La lumière en liberté

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Quête d’unité

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Photo/Francis Amiand/Direction Artistique/Gilles Dallière

Dans ce jeu de réflexion, le temps échappe à l’histoire. Le cristal de roche se perd dans le passé et surgit dans le présent comme un signe sans signifié, sans autre signifié que le sentiment du temps qui passe et qui dure à la fois. Quelle prodigieuse distance renvoie la portion du ciel que je perçois dans le reflet trouble de la table ?
Comme l’a dit Diderot, « le temps s’arrête pour celui qui admire ».

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Quête d’unité

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Épure

Uil-72dpi
Photo/Gilles Dallière

Tout est dessiné dans cette épure et je n’ai laissé à l’obscur que des croisées d’architecture. Dans cet équilibre où le blanc devient noir et le rien devient tout, une lumière diaphane venue du ciel souligne l’élan d’une ligne qui marque les angles de son trait. Elle se gonfle de clarté et soudain s’immobilise, d’abrège et disparaît dans la palette des gris qui soulignent l’acuité de sa géométrie.

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Épure

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Vous prendrez bien quelque chose ?

uil, sculpture, Belgique, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Une tendance ?
Une astuce pour gagner de la place dans un petit espace ?
Je laisse cette passionnante analyse aux magazines de décoration.
Un shopping sur les dix plus belles tables du marché ?
Et bien non, il n’y a pas d’annonceurs.
J’ai simplement posé un regard poétique sur l’installation de Marc Massa et Roger Liekens. Entre le salon et l’atelier de leur immense espace, la superposition des tables, hautes et basses, s’harmonisent dans un jeu de construction imaginaire qui symbolise les fragments de la vie quotidienne et là, je parle d’esthétisme. Une réalisation qui oblige le regard en perte de repères à constamment se repositionner. C’est la représentation de la mémoire du passé. La lumière s’infiltre avec force pour modeler les courbes de l’ébénisterie. Un jeu de formes et de couleurs qui se moque du temps présent.

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Vous prendrez bien quelque chose ?

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Ornementation

Banc Axel, Anvers, gildalliere, 2012
Photo/Gilles Dallière

Dans cette photo du détail ornemental d’un dossier de banc du château de ‘s-Gravenwezel, il y a le silence, le calme de l’instant qui précède la création ou qui peut-être suit sa fin. Tout cela semble une épave de civilisation abandonnée, l’ocre du mur, un fragment oublié du monde, éclairé par la lumière du Nord qui les dérobe à l’obscurité. La lumière vole un peu d’espace au noir qui creuse la profondeur de champ. Elle se pose sur les choses et réinvente une autre vie.

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La mémoire de l’effacement

Rue des Saules, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

J’ai accroché ce tableau de Mighele Raffaelli dans le silence de la perspective, là où je n’aurais jamais rien accroché. Il existe dans cette œuvre à l’encre de Chine des années 50 une dialectique entre l’espace vide et l’espace plein du cadre du XVIIe siècle. Un travail sur la matière orientée d’un lyrisme abstrait et d’un expressionnisme intérieur codé. Cette abstention géométrique et son austérité chromatique alourdie d’encre noire, se définissent comme la lumière de mes rêves. Une recherche intérieure qui bouscule l’ordre des choses. Une envie qui me gagne de partir loin de tout ce qui a été accompli. Il est temps de s’interroger sur la mémoire de l’effacement vers la révélation de nouvelles apparitions d’espaces et de lumière.

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La mémoire de l’effacement

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Philanthropie

Melik Ohanian, AD rue de la Bûcherie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La compagnie des Philanthropes est un lieu de rencontre unique. Un patrimoine architectural extraordinaire. Avant d’ouvrir ses portes au premier semestre 2019, AD Intérieurs 2018 y organise l’exposition phare de la rentrée sous la thématique « Brut et Précieux ». L’exposition met en lumière les réalisations des plus grands décorateurs du moment développées avec l’aide des meilleurs artisans. Dans l’amphithéâtre de cet hôtel particulier du XVIIe siècle encore jamais ouvert au public, entre zones inachevées et décors précieux, l’artiste Melik Ohanian, Galerie Chantal Crousel, prend l’espace. Il évoque avec poésie un futur impalpable qui prend forme sous nos yeux sur l’idée que la Voie Lactée et la galaxie d’Andromède devraient entrer en collision dans 4 milliards d’années. Le miroir hémisphérique devient l’épicentre de l’espace, reflétant en une seule image l’œuvre et les personnes présentes.

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Dans la splendeur de ses murs

Blv.Dubouchage, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

À l’époque de Matisse Nice était une ville d’hiver pour riches retraités ou exilés. Aujourd’hui c’est une ville cosmopolite et accueillante. En architecture elle fait partie des villes qui possèdent les plus beaux immeubles Art Déco de France. L’ancien musée de la photographie Charles Nègre était situé dans cet immeuble du boulevard Dubouchage. Il se détache du style « French Riviera » par ses éléments structurels décoratifs de qualité tout à fait typique de la période entre-deux-guerres. Son crépi rouge est en communion parfaite avec le ciel d’azur. La façade épurée privilégie le rythme décalé des fenêtres de la cage d’escalier. Le toit terrasse est couronné de balcons arrondis. Mais mes mots s’empilent et deviennent récurrents… La ville est lumineuse dans la splendeur de ses murs.

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Dans la splendeur de ses murs

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Je surfe sur la vague du béton

Balcony, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Vue sur mer, quartier des Baumettes, les balcons de la villa Gloria Mansion surfent sur la vague Art déco. C’est l’art du modernisme, de la géométrie, de l’ordre, de la symétrie, de la sobriété qui me sont si chers. C’est l’art des angles, des pans coupés, des cercles et des arrondis. L’art du retour en grâce de la technique, de la science, des découvertes, des voyages, de l’automobile, de l’aviation et du béton. Sur cet immeuble d’habitation, les balcons projettent le relief de leurs vagues sur une mer sans rives dans l’espace infini de la Promenade des Anglais.

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Je surfe sur la vague du béton

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