Percée…

Perseus, Massimiliano Pelletti, onyx rose et micro crystal, 2O20, Galerie Bayart, Biennale des antiquaires, Paris, gildalliere, automne 2021

Persée, né du désir de Zeus pour danaé, se hâte. Protégé par le casque d’Hadès qui le rend invisible, il prend par les sentiers aériens du temps le chemin qui l’amène aux trois Grées. Une épaule de femme couverte de serpents dévie sa rêverie. Tout autour de lui, dans leur fourreau de pierre, s’affûtent les squelettes de ceux qui ont regardé Méduse dans les yeux. Dans les plis de la nuit, il décapite la gorgone et met sa tête persifleuse dans un sac. À son retour, il sauve et épouse Andromède qu’il ramène à Sériphos. Il délivre sa mère de son tyran de mari. Le demi-dieu regagne Argos, mais en chemin il tue involontairement son grand père Acrisios. 

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Persée…

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L’hédonisme…

Les plâtres de Maillol, Musée Maillol, Paris, gildalliere, automne 2021

C’est d’abord un clin d’œil à @jack.garnier 🙏🏻🙏🏻🙏🏻. Une tension paraît traverser ce qui est peut-être le thème unique de cette installation au musée Maillol : le corps. Corps morcelés des premières séries, corps épurés, corps stylisés, corps maniérés, corps sculptés, démembrés, incomplets, dispersés, nimbés d’une lumière zénithale des débuts aux académies de la fin. Du blanc, crayeux, musculeux, révélé par des jeux d’ombre et de poussière.

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L’hédonisme…

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L’arbre couché…

L’arbre des voyelles, Giuseppe Penone, bronze patiné, 1999, jardin des Tuileries, gildalliere, Paris, automne 2021

Dans la ville, il y a le jardin des Tuileries. Il y a des hommes assis sur des chaises, des arbres debout sur leur pied. Il y a des chiens qui aboient leur nom, il y a aussi la pluie qui s’accroche aux vitres pour se réchauffer. Et il y a un arbre couché dans le bronze, tête cuite au soleil de l’été, racines tournées vers un ciel plus bas que plafond. C’est l’arbre des voyelles de Giuseppe Penone.

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L’arbre couché…

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La ville vivante…

Vue du 1quai aux fleurs, Paris, gildalliere, hiver 2021

La ville s’étale. Elle est lourde, obscure et enrhumée. J’ai pris de la hauteur pour apercevoir le fond des brumes avec tous ses étages qui montent jusqu’au ciel. Les ponts se jettent par bonds à travers l’air jusqu’à l’azur fermé de fumée. De réverbère en réverbère, les quais glissent sur une eau trouble. Les façades se dessinent encadrant des rues où les gens marchent avec hâte, quand ils ne sont pas perchés sur des trottinettes et sous des écouteurs qui ne laissent aucune place à la poésie.

Comment s’ouvrir à la ville si nos comportements contemporains créent une barrière entre le monde vivant et le monde urbain ?

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La ville vivante…

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Souvenir…

Vue de la terrasse du Cheval Blanc, Paris, gildalliere, automne 2021

Sur la terrasse du Cheval Blanc, la vie est un éclat de cristal et des nuages. Une veste oubliée, un changement de chambre, un foulard posé sur un dossier de chaise. Des souvenirs, un tas de livres que je n’ai pas eu le temps de lire. un sourire complice. Une envie lumineuse d’avancer.

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Souvenir…

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Baselitz, la rétrospective…

Vue du balcon du centre Pompidou, Montmatre, Paris, gildalliere, automne 2021

De Montmartre au Centre Pompidou, je suis allé voir Georgia O’Keeffe, il y avait trop de monde et les peintures de fleurs toutes gorgées de couleurs, les paysages surréalistes et métaphysiques m’ont ennuyé. Il faut dire que je sortais de la formidable rétrospective de Georg Baselitz. Il y avait peu de monde et l’exposition m’a renversé. Une certaine fragilité émane de ses tableaux. Il y a de la violence, beaucoup de violence. Il y a du sexe, et plus on avance dans le temps plus il y a des rides, une peau tombante, des os saillants, des portraits à l’envers, des traits anguleux. Il y a de la couleur, beaucoup de couleurs, de la force, une vitalité incroyable. À la fin, Baselitz révèle le noir et le blanc. Néanmoins, là où certains voient dégénérescence, tristesse, maladie et mort, j’y ai vu de l’amour, de la tendresse de l’admiration et de la beauté.

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Baselitz, la rétrospective…

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Réflexion…

nature morte, Paris, gildalliere, automne 2021

Une idée qui devient obsédante est celle qui rassemble étrangement dans une seule phrase quelques mots complexes : équilibre, chimère, crise, élévation, libertinage, chaos, orientation, entraves, cohérence, attente, diversité, duo, intrusion, identité, coulisses, loyauté, racines. Par rapport à ma future exposition j’ai déjà un titre : « Clair/Obscur ». La première photo, « Racines », se reflète dans le verre sécurité gris qui protège la « Mauvaise graine » de Francisco Ruiz de Infante, un tirage numérique à trois exemplaires. Tout autour les céramiques sont chargées de mémoire.

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Réflexion…

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L’amphithéâtre…

Le salon des antiques, Grand Trianon, château de Versailles, gildalliere, automne 2021

Le temps est venu où, au bout de leurs tiges, les feuilles de l’automne frissonnent. Au sortir du jardin des Marronniers, face au Grand Trianon, l’Europe regarde l’amphithéâtre des antiques. Vingt et un bustes immobiles et muets posés sur des scabellons de marbre, transmettent les messages de propagande voulus par le roi Louis XIV. Tout autour, le parc est jalonné de points de vue surprenants et de lieux intimes. Un jardin animé par le mouvement des ombres des arbres soigneusement taillés, projetées sur les allées sablées.

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L’amphithéâtre…

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Tout en majesté…

Le péristyle, Grand Trianon, Versailles, gildalliere, automne 2021

Ouvert entre cour et jardins, le péristyle du Grand Trianon pèse sur une terre figée d’histoire, et cette rigidité saisie à la lumière du roi soleil, transforme les marbres roses et blancs en pierres transparentes jusqu’au plus profond de ses profondeurs enflammées. Les colonnades retrouvent leur souffle, comme un râle minéral implore le courant d’une existence pétrifiée par l’ombre de Jules Hardouin-Mansart. La transparence attise la poussière du gravier sablonneux des allées à la française et l’ombre desséchée de quelques graminées argentées projette d’ores et déjà les rigueurs de l’hiver.

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Tout en majesté…

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C’est là que je crois voir un poisson…

les reflets de l’automne dans les eaux de Versailles, gildalliere, automne 2021

Mon œil contemple de plus près ce miroir humide qui enchante tous mes sens. Je vois déjà la terre jointe avec le ciel faire un chaos délicieux de l’onde et de leur image. Je vois les tilleuls et les chênes y mirer leurs couleurs de l’automne. Je vois leurs troncs bien tracés dans les eaux qu’on ne sait si la houle fait trembler leur verdure ou plutôt l’air même et le vent. Ce beau tapis liquide semble enfermer entre ses bords l’or et l’azur des cieux comme un riche mélange dissipant les feuilles mortes et la transparence des fonds. 

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C’est là que je crois voir un poisson…

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