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sculpture grecque, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Athènes

Nous sommes dans l’air des yeux vides. Dans ce monde là, ceux qui regardent à travers l’écran de leur téléphone portable, n’observent plus, ne pensent plus, tuent ceux qui pensent. Dans l’air mauve et aseptisé de ce musée, ils ne voient pas la lumière se battre contre les ombres, là où toutes les nervures de son marbre ressemblent à du ciel bleu.

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Éclaire ce que tu aimes sans toucher à son ombre.

sculpture, musée, gildalliere, 2016
Photo/Gilles Dallière/Athènes

Je goûte un silence recherché que le soleil fait tinter comme du cristal. Ce silence est secrètement troublé par la présence d’une sculpture éblouissante de lumière. La lumière mène à bien plus haut que nous, là où plus rien n’est à saisir, sinon l’insaisissable.

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Éclaire ce que tu aimes sans toucher à son ombre.

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De la place où l’on est…

Perspective, Malakoff, J.K., gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Dans le panorama des grands décors, la galerie occupe la place la plus prestigieuse et la plus admirée. Elle est le lieu de passage où l’on s’arrête, pas à cause de la richesse des boiseries, mais parce que les décors de miroirs se répondent l’un à l’autre, et multiplient ainsi les perspectives. Chaque glace renvoie aux autres la figure du cristal de roche qu’elle reçoit, et ce que l’une n’a pas directement, elle l’emprunte à l’autre. Ainsi, l’œil y retrouve presque partout l’image de bien des choses qu’il a vues réellement, mais qui ne se peuvent plus voir de la place où l’on est. Même pas moi.

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De la place où l’on est…

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Soufflé bouche.

Accroché au plafond, gildalliere, Malakoff, 2019
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Le verre soufflé bouche de cette suspension trône, flamboyant, au centre des symboles de la haute décoration à la Française. L’élégante prend ses aises. Seule, elle expose ses courbes dans une mise en scène qui adopte l’esthétique d’un passé recomposé. Mais au milieu de cette composition serrée, elle n’est que le jouet du destin, sa beauté est déjà embaumée dans une histoire qui la dépasse.

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Soufflé bouche.

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La présence et l’absence.

Ombre et lumière, J.K. Avenue Malakoff, Paris, gildalliere, 2019L1015582-Modifier
Photo/Gilles Dallière/Avenue Malakoff/Paris

Je regarde autour de moi tout ce qui s’illumine. Mais comment écrire la réalité?
Comment parler de la présence et de l’absence?
La lumière scintille dans le vestibule du ciel, et les gypseries, ivres de vie semblent me sourire. N’y aurait-il pas de lustres dans le réel ?
Le verre de Murano se vrille et la clarté qui monte le long des murs révèle les contours luxueux d’un décor secret.

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La présence et l’absence.

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Les éclats de Délos.

Athena, Delos, Grèce, gildalliere, 2007
Photo/Gilles Dallière/Létò/Mére d’Apollon/Délos/Gréce

La lumière du ciel, le vent dans les arbres, les ombres sur la mer : je perçois Les échos de l’héraldique antique. Létò, mère d’Apollon, tu es frappée de vent, traversée de lumière, carapaçonnée d’affleurements. Tu portes des vêtements divins, parfumés de l’odeur des herbes brûlées par le soleil. Tu ne peux plus relever la tête, mais ton col est environné des éclats de Délos.

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Les éclats de Délos.

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Dos à la mode.

Back side, musée Bourdelle, Paris, Martine Sitbon, Prêt-à-porter, automne-hiver 1997-1998, gildalliere, 2019
Photo/gilles Dallière/Musée Bourdelle/Exposition/Back Side/Dos à la mode/Du 5 juillet au 17 novembre/18 rue Antoine Bourdelle 75015 Paris.

« À chaque collection, j’essaie d’introduire la couleur. Le noir finit toujours par gagner. Il rend tout plus direct. Il dessine un profil, un dos…J’aime la ligne du dos des femmes…C’est le point focal de ma construction. Juste là, près des clavicules. C’est ce qui va décider de l’émotion d’un vêtement. »
Yohji Yamamoto
Déroulant une nouvelle fois les liens qui rattachent le vêtement à la sculpture, on se souvient de Balenciaga, l’œuvre au noir, le palais Galliera s’installe au musée Bourdelle. Une centaine de silhouettes, du XVIIIe à nos jours. Un dialogue étonnant entre les œuvres du sculpteur vues de dos et celles des plus grands noms de la mode. La mise en scène est brillante comme un ruban de soie noire, les robes sont surprenantes, dénudées comme une volte-face.

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Dos à la mode.

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Le bon goût.

Homesweethome, circulation,gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Home sweet home/Paris

Au fil des images, je tourne autour de ce mur protecteur, gris orage. Sur fond d’échafaudages du périphérique de la ville de Paris, le « Bi », luxueux, se laque de noir. Je vous parle ici de tout et de rien, jamais je ne m’appesantis, Je feins la futilité quand pointe la gravité. Je m’indigne et je m’amuse dans une même phrase. Mais qu’est-ce que le bon goût ?
Pour Diana Vreeland : « la vulgarité est un ingrédient indispensable dans la vie, dès lors qu’elle va de pair avec une forme de vitalité. Un petit peu de mauvais goût, c’est comme une pincée de paprika. On a tous besoin d’une pincée de mauvais goût, c’est chaleureux, c’est sain, c’est charnel. Je pense qu’on devrait même y avoir recours plus souvent. L’absence de goût, voilà ce que je ne tolère pas. »
Il faut que j’achète du paprika.

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Le bon goût.

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Mille et un paysage.

Deep_South,_(Weyanoke)
Photo/Sally Mann/Deep South/ Jeu de Paume/Paris

Véritable travail sur le temps, l’œuvre Sally Mann réfère souvent au fait que la mort a « modelé ce paysage enchanteur » qu’elle observe quotidiennement dans sa propriété. La mort a également modelé plusieurs séries de photographies qu’elle a réalisées dans la première décennie des années 2000, méditations sur la condition de mortel, la vieillesse, la fragilité de la vie et la famille. Ces images reflètent la conviction de Sally Mann selon laquelle on ne peut pleinement apprécier la vie qu’en regardant la mort en face. La mort, a-t-elle déclaré, est « l’élément catalyseur d’une appréciation plus intense de ce qui nous est offert ici et maintenant ». Si les titres donnés par Mann à ses photographies sont principalement descriptifs, ceux qu’elle choisit pour les images de Larry s’inspirent souvent de sources littéraires et artistiques – de la mythologie grecque à l’art classique, la Bible, en passant par ses auteurs favoris, dont T. S. Eliot, Ezra Pound et Eudora Welty. Toutes ces œuvres évoquent l’instabilité de la mémoire, la vulnérabilité du corps, les ravages du temps et le fossé indicible creusé entre la matière et l’esprit.

4.2.7
Photo/Sally Mann/Deep South/ Jeu de Paume/Paris

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Mille et un paysage.

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Vers l’infini…

Home sweet home, Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Home sweet home/Paris

Je suis à la recherche d’un lieu de haute solitude, habité d’un silence originel, pour réveiller en moi l’envie de pouvoir tout abandonner. Je ne parle pas de fugue, ni d’un simple vague à l’âme. Je ne parle pas, ni de nostalgie ni de rêvasserie. Je parle d’un irrépressible élan de l’être, d’un appel inexplicable, urgent, profond, extravagant, à tout abandonner. Et partir loin des incompétents sur l’infini du large.

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Vers l’infini…

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