L’hédonisme…

Les plâtres de Maillol, Musée Maillol, Paris, gildalliere, automne 2021

C’est d’abord un clin d’œil à @jack.garnier 🙏🏻🙏🏻🙏🏻. Une tension paraît traverser ce qui est peut-être le thème unique de cette installation au musée Maillol : le corps. Corps morcelés des premières séries, corps épurés, corps stylisés, corps maniérés, corps sculptés, démembrés, incomplets, dispersés, nimbés d’une lumière zénithale des débuts aux académies de la fin. Du blanc, crayeux, musculeux, révélé par des jeux d’ombre et de poussière.

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L’hédonisme…

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Le tag…

Le passage du Dramont, Agay, gildalliere, automne 2021

Dans la nuit souterraine de la plage du Dramont, tu marches, le regard vide à la recherche de quelque chose, dont tu ne connais même pas la nature. Dans le ciel de tes jours, les incessants nuages reflètent des ombres suffocant l’air que tu respires. Un an après un homme heureux a tagué l’arche de lumière pensant faire une œuvre d’art. Tu restes imperturbable, tu marches du même pas que ton ombre dans le sens contraire du jour. Le soleil moqueur perce tes pensées, tu voudrais te réveiller alors que tu l’es déjà. Disparus les murs autour de toi, ton lit sur le trottoir, ton corps enjambé par les passants. La mort est un simple trébuchement.

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Le tag…

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L’illusion de la vie…

Les mosaïques du Petit Palais, Paris, gildalliere, automne 2021

La légende dit qu’il faut savoir lever les yeux pour percer tous les secrets de Paris. Le plus beau des spectacles se joue parfois à terre, juste sous mes pieds. Il prend la forme de splendides mosaïques. J’ai posé mon regard sur les sols du Petit Palais. Un carrelage à motifs géométriques en grès-cérame signé Giandomenico Facchina. Il existe des cultures dans lesquelles une mosaïque ne finit pas par devenir un produit mais se contente de rapporter des histoires secrètes, des mémoires, des mystères, qui sans cela, ne seraient jamais apparus. Ces volutes ont été inventées pour accompagner les gens dans les illusions de la vie.

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L’illusion de la vie…

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Quelqu’un a vu passer le jour ?

Ne pas voir la pluie tomber, Paris, gildalliere, 2021

Le mur est percé d’une fenêtre. Dehors, le vent encercle mon champ de vision. Je repousse des deux mains l’obscurité pour vivre de flou et de vestiges, pour ne pas sentir la tristesse de la pluie à l’extérieur. Accroupi sur mon ombre, je ferme les persiennes et la fenêtre se dessine alors d’air opaque. Le silence qui naît du bruit de la pluie s’éparpille dans la rue étroite que je contemple, debout, contre la vitre à laquelle je m’appuie.

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Quelqu’un a vu passer le jour ?

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la tactilité des toiles et du sable…

Rayure soleil, parasol de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

Dans un ciel d’azur, assez rare à Deauville, une mer de couleurs ouvre la marche en file indienne. Le photographe John Batho a dit : « photographier ces parasols, leurs formes et leurs couleurs, c’est construire des rythmes et les partager sur un mode joyeux, en retrouvant la même spontanéité que susciterait une boîte de peinture renversée sur la plage ». Je ne connais aucun autre endroit où l’ordre de la couleur éprouve à ce point le regard et attire autant l’horizon.

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La lumière suspendue…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Dans une maison néoclassique abandonnée, quatre murs d’une chambre éclairée par une fenêtre en hauteur. Elle donne sur un champ de blé. À main droite des planches, un bâti, un vieux canapé cramoisi et de la poussière comme suspendue à la structure des poutrelles de bois saturant l’espace. Un tableau ? Une photo ? Une présence, une tension, une densité que peut-être la peinture ne permet plus. Sur le mur du fond, sur la fenêtre, un châssis métallique auquel est suspendue la lumière. Le sacré, le malaise, l’odeur fade, le rouge sensuel du velours, la chair ouverte.

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La lumière suspendue…

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Le Bharata- Natyam…

Les pieds dansant de Raghunath Manet, Paris, jardin d’acclimatation, gildalliere, 2007

Jean-Claude Carrière a dit : « En Inde, la tâche du musicien et du danseur est difficile, car il doit en même temps respecter le plus étroitement possible la tradition, qui est complexe, et laisser sa personnalité s’épanouir, c’est à dire improviser. Il lui est impossible de tricher. Raghunath Manet, instrumentiste et danseur, chorégraphe, chef d’école, voyageur infatigable, est sans doute le guide idéal pour nous emmener dans les subtilités de ce voyage initiatique ». J’ai suivi ses pieds autour du Bharata- Natyam en 2007 et il m’a fait le grand honneur de venir visiter mon exposition sur l’Inde chez Hyppolite Romain au jardin d’acclimatation.

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Où que me porte mon voyage…

C’est la suite de la promotion du livre « LE LIVRE DES INVOCATIONS » de Philippe Siméon illustré par mes images. Mais ce soir je devrais être sous ces oliviers en Grèce dans mon île préférée et malheureusement un accident m’oblige à rester à Paris . Cette photo ouvre le premier chapitre du livre dont voici le texte.

« Apprends-moi à vivre avec le monde 
Sans vies passées
Sans sentiment de finitude 
Et sans convoitise entre les pieds
Apprends-moi à renaître simple et frêle 
Comme un oiseau 
Qui ne s’effarouche que devant les défis des vents et des eaux ». 

Poème de Philippe Siméon, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre I ; SUITES CHAMANIQUES, aux éditions St. Honoré. Parution fin juillet.

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Le parfait achèvement du marbre…

Le gladiateur mourant, Pierre Julien, 1779, marbre, musée du Louvre, Paris, gildalliere, 2021

Pierre Julien exécute le nu du gladiateur mourant en 1804 qui démontre sa parfaite maîtrise de l’anatomie : l’élégance des proportions, le moelleux du modelé, la délicatesse d’exécution, le parfait achèvement du marbre blanc et le rendu des textures. L’œuvre témoigne de la renaissance du sentiment classique. Le sculpteur exalte l’héroïsme de l’homme qui maîtrise sa douceur et meurt silencieux. L’équilibre de la composition, la dignité de la pose, la discrétion de la plaie, la retenue de l’expression répondent plastiquement à cette sérénité héroïque. Le gladiateur gaulois souffre mais ne crie pas.

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Le parfait achèvement du marbre…

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Entrer en tentation…

L’abîme, vers 1901, Just Becquet, marbre, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, 2021

La tentation n’est-elle pas la dramatisation du rapport du sujet à l’objet de son désir quand celui-ci est vécu comme une épreuve. Épreuve de la béance et du vertige face à ce qu’on est tout près de voir s’ouvrir et qui est presque à portée de main. « L’Abîme » du sculpteur Just Becquet au musée d’Orsay, fait éclore l’imaginaire et m’entraîne dans la profondeur du vide. Un vertige qui me fait toucher l’infini.

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Entrer en tentation…

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