Le parfait achèvement du marbre…

Pierre Julien exécute le nu du gladiateur mourant en 1804 qui démontre sa parfaite maîtrise de l’anatomie : l’élégance des proportions, le moelleux du modelé, la délicatesse d’exécution, le parfait achèvement du marbre blanc et le rendu des textures. L’œuvre témoigne de la renaissance du sentiment classique. Le sculpteur exalte l’héroïsme de l’homme qui maîtrise sa douceur et meurt silencieux. L’équilibre de la composition, la dignité de la pose, la discrétion de la plaie, la retenue de l’expression répondent plastiquement à cette sérénité héroïque. Le gladiateur gaulois souffre mais ne crie pas.