Composition

Photo/Gilles Dallière
Laisser une chose incomplète la rend intéressante et procure le sentiment qu’il reste de la place pour son développement.
Yoshida Kendo
Composition

Photo/Gilles Dallière
Laisser une chose incomplète la rend intéressante et procure le sentiment qu’il reste de la place pour son développement.
Yoshida Kendo
Dans l’ultime éclat du soleil

Photo/Gilles Dallière
C’est la fin du voyage mais la ville ne sera jamais loin de mon esprit. De cette vaste étendue d’eau tendant vers l’infini, s’abîmant dans sa profondeur aussi, Nice est le belvédère. Elle fabrique une poétique de la lumière qui m’envoûte. Dans le port, nulles chaînes mouillées ne scintillent dans l’ultime éclat du soleil, seul témoin éternel de tout ce petit monde. Il pourrait me raconter encore bien des choses…
Le palais Lascaris

Photo/Gilles Dallière
Dans ce palais solide et pittoresque, perdu au cœur du vieux-Nice, les dissonantes et âpres notes baroques nous mènent dès l’entrée à l’escalier monumental. Entourés d’arcades de marbre, de trompe l’œil et de statues, les murs aquarellés d’ocre rose répandent un jour mystérieux qui invite à la méditation. Et même si les pierres s’étiolent distillant un charme fugace, c’est un bijou de grand seigneur italien aux allures de palais.
L’autorité néoclassique

Photo/Gilles Dallière
En édifiant l’église Notre-Dame-des-Grâces, Charles Mosca s’est inspiré de l’extrême simplicité architecturale des villas palladienne. Le fronton ajoute beaucoup à la grandeur et à la magnificence de l’édifice mais c’est le parallélisme austère des lignes qui en fait une pureté néoclassique. Elles marquent l’influence de l’architecture turinoise sur l’urbanisme niçois. Sur la taille lisse et la nudité des matériaux, l’introduction du blanc sur un enduit de plâtre rehaussé d’ocre jaune, crée une mise en scène autoritaire où les ombres se jouent de la lumière.
L’élégance

Photo/Gilles Dallière
À la recherche d’un nouvel art de vivre dans lequel domine la simplicité des formes, les architectes vont réinterpréter les volumes et géométriser le décor. Nous sommes en 1922 et en descendant ces quelques marches, je me mets à rêver de sentir les effluves de « Ambre Antique », « Émeraude », « L’Origan », « L’Aimant », « Le Jasmin de Corse », où le premier parfum de François Coty, industriel, parfumeur, propriétaire du château Saint-Hélène, « La rose jacqueminot ». C’est bien ça l’élégance. Aucun autre débordement n’est permis sinon imaginer entendre le craquement d’une soie froissée, fantôme parmi les fantômes où l’ombre portée de mes années profondes.
Belle Époque

Photo/Gilles Dallière
Éclectisme est bien le terme que peut le mieux définir l’architecture de Nice. Sur des camaïeux de beiges et d’ocres rosés, quelle étourdissante cacophonie architecturale. Loin des lignes pures et sensuelles, l’extravagance des bas reliefs, les arabesques et les rinceaux transforment radicalement l’aspect de cette villa qui devient passablement excentrique sans beaucoup d’humour ni de grâce. On cherche à épater, mais aussi à prouver et faire étalage de sa puissance. Et tout compte fait, cette maison style Belle Époque, un peu folle, n’a rien d’une amusante folie.
La fièvre jaune

Photo/Gilles Dallière
Le soir du 1er janvier 2019, William Turner aurait été heureux de voir ce coucher de soleil sur la baie des Anges. Le jaune était la couleur souveraine de sa palette. Chaque tableau était immergé dans un voile doré où la lumière semblait irradier de l’intérieur. Ce jaune, couleur de l’or, est synonyme de vitalité et de force. Il flotte langoureusement avec l’abstraction. Il épouse l’astre solaire, le ciel et la mer se mélangent, dansent ensemble et se confondent dans cette précieuse matière : la fièvre jaune.
2019

Photo/Gilles Dallière
Bonjour 2019, bonjour la mer endormeuse et douce de mon enfance. Le lever de soleil est un spectacle prodigieux. Elle est belle à regarder cette mer qui se réveille. Les goélands et les mouettes effleurent les vagues de l’extrémité de leurs ailes. Le vent fouette par petites rafales l’écume bondissante des vagues. Pendant que tu apprivoises ce matelas de galets, je m’en vais prendre de nouvelles résolutions, commencer des taches neuves et boire des bulles de bonheur à la santé de tous mes amis.
2018

Photo/Gilles Dallière
Nous sommes le 31 décembre et tout au long de cette année 2018, j’ai dispersé des photos en osmose avec ce qui ne se voit pas à l’œil nu mais se ressent. J’ai accroché mes images, jour après jour, les une derrière les autres, à hauteur de regard, vos regards. J’ai mis des mots sur mes émotions, j’ai échangé avec les fidèles et parfois plus encore. Ce qu’il y a de bien dans ce miroir photographique c’est que c’est du passage, de l’audace, un trait d’union, une bulle d’art, donc des vies, des gens, des histoires et en cette fin d’année socialement très difficile, c’est ce qui m’intéresse… Alors merci à toutes et à tous pour vos like, je vous embrasse. Bonne fin d’année. L’année prochaine c’est l’année du cochon ça promet…
La roue de la fortune

Photo/Gilles Dallière
La vie est un manège et elle tourne, il tourne, ils n’en finissent plus de tourner. La roue tourne sans arrêt, le jour et la nuit, vie après vie. Elle touche au cœur aussi bien les adultes que les enfants. Étonnant spectacle, où se fondent en un seul geste le fond, la forme, le décor et une philosophie profonde enchantée où désenchantée. L’essentiel est là, il ne se commente pas, il ne se montre pas, il se vit.