La chapelle calcinée…

La petite chapelle d’Aroniadika, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

C’est longtemps après l’incendie que je suis revenu dans cette petite chapelle. La travée, vidée de ses meubles, reste comme un squelette blanchi à la chaux, il n’y reste plus que ce qui est sans valeur. La porte en bois calcinée mais sublime, a été remplacée par cette vulgaire porte en fer. Je ne me suis pas déplacé pour revoir les icônes, j’avais juste envie de tenir dans mes mains ces objets sans valeur, entassés dans un coin. Et l’humilité de ces objets me touche.

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La chapelle calcinée…

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Dans un clair obscur…

intérieur, Kato Hora, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

L’ombre s’est figée sous l’immobilité du soleil au zénith, recueillie, pénétrable et accueillante comme une mère sans jugement. L’ombre rend spirituels les objets les plus banals. Le temps est ralenti et dehors, les fleurs blanches du Sophora du Japon tournent plus lentement dans l’air. L’ombre retient sa respiration, et les choses deviennent mesurables dans une balance qui n’est pas de ce monde.

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Dans un clair obscur…

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L’homme qui se cache…

La fenêtre de Natacha, Hora, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Je me suis adossé à un mur et je regarde la blancheur idéale du rideau. C’est vrai, je n’ai pas regardé mon visage dans le miroir. Je le contemple pourtant chaque matin et je cherche dans mon regard la marque prégnante de ce vide en moi, de ce manque qui me relie à l’enfance. Je regarde la fenêtre, je la considère dans toute sa beauté. Le rideau brodé qui vole au vent, est comme une page à écrire. Je vole dans mes pensées, je souris légèrement, et pour un temps, j’échappe au brouhaha de la rue.

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L’homme qui se cache…

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De l’art byzantin …

De l’art byzantin…

La chapelle de Piso Pigathi, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Grâce à des amis, je suis rentré dans cette église ouverte. C’est une petite nef unique. Son abside présente les aménagements habituels : un autel adossé à la paroi, une banquette longeant le mur, et une petite niche de prothèse. Des peintures polychromes sur enduit couvrent tout l’espace intérieur, associant quelques scènes, des figures de saints et un riche décor ornemental. Le chatoiement des couleurs, la beauté des formes, manifestent de la richesse et du statut social du commanditaire. Elles visent à perpétuer sa mémoire. Je pense dater ces peintures à l’extrême fin du XIIIe siècle. Mais aujourd’hui, qui est là pour les restaurer ? 

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La vitrine…

A qui est cette plante dans la vitrine, Kithira, Grèce, gildalliere, 2té 2022


Il n’y a rien dans la vitrine, juste une plante épuisée et du vide. La boutique médite sur ses jours, tant d’actions inutiles, tant de commerce éloigné du sens, et les foules de touristes brassées pour un ouvrage sans nom ont oublié leur soumission. Il faut dire qu’à cette heure là, ils sont tous à la plage.

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La vitrine…

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Clair-obscur…

Le plafond Art déco des salons de la Villa Igiea, Palerme, Sicile, gildalliere, été 2008

Je vis dans le clair-obscur de la conscience, sans jamais me trouver en accord avec ce que je suis. Les meilleurs d’entre nous abritent la vanité de quelque chose, et il y a une erreur d’angle dont j’ignore la valeur. Il m’arrive parfois, par certaines portes, d’apercevoir ce qui n’est peut-être que décor, mais là je suis subjugué par le style Art-déco, et je lève les yeux au ciel. Autour de moi le monde entier est confus, comme des voix perdues dans le labyrinthe des salons de la Villa Igiea.

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Clair-obscur…

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Bibliothèque Richelieu, Paris, gildalliere, printemps 2022

Prestigieuse…

Après l’inauguration de l’Hôtel de la Marine, et de la collection Pinault à la Bourse de Commerce, la bibliothèque Richelieu réouvre cet été à proximité de l’axe transversal de la capitale. La magnifique salle Ovale, l’une des deux plus prestigieuses salles de lecture avec la salle Labrouste, devient une salle publique. Autour, un nouveau musée présente d’exceptionnelles collections. Elles sont exposées dans des espaces patrimoniaux de premier plan ; le salon Louis XV, qui a retrouvé son décor d’origine crème et or, et la galerie Mazarin avec son exubérant plafond à l’Antique, signé de l’italien Romanelli. J’ai cru apercevoir Le cardinal de Richelieu traînant toujours son image austère de trou à rats de bibliothèque, et Gustave Flaubert dans le cabinet des médailles qui examinait des monnaies anciennes.

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Quel temps fait-il là-haut ?

Passage Vivienne, Paris, gildalliere, printemps 2022

Je scrute l’escalier de l’immeuble. Il me semble que les murs parlent tout à coup, de vos voix emmêlées dans l’écheveau du temps. La vie est un mouvement. Est-ce l’existence qui façonne le destin ou le destin qui façonne l’existence : Dieu a-t-il créé le monde ou est-ce le monde qui a inventé Dieu ? Quel temps fait -il là-haut ?

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Le silence en héritage…

« Photo de Famille »,Ouassila Arras, Paris, institut des cultures d’Islam, gildalliere, printemps 2022

Sous le regard glacé de « l’Épouse » d’Ymane Fakhir, Ouassila Arras enchevêtre des tapis dénoués. Ils représentent tous les non-dits, les mensonges de sa famille et de ses proches algériens. Le besoin de confidentialité de l’artiste et l’alliance que sa présence suscite en France sont autant de raisons de constituer des secrets. Par ailleurs, le besoin de sens qui coïncide avec cette recherche d’identité, les tensions entraînées par des situations de crises sont également autant de raisons de révéler des secrets.

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Durer encore…

Coupole de Saint Sulpice, Paris, Pâques, gildalliere, printemps 2022

Chacun d’entre nous veut durer. Rouler sa pierre, remonter des pontons. Croiser le fer avec avec ses lubies. Connaître et ne pas oublier. Retenir la grâce sous la prière. Se mettre à l’épreuve. Accompagner. Durer à tout prix. Durer encore. 

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