Le silence

Nogushi, réflection, gildalliere, 2008
Photo/Gilles Dallière

Il n’y a rien de tel qu’un espace vide. Dans le vide il y a le silence. C’est ce qu’il y a de mieux… le silence… L’obscurité de l’ombre dépend de la clarté de la lumière de la colonne Akari d’Isamu Noguchi. Son reflet infini n’a pas d’envers, il est au delà de l’ombre comme une subtilité qui plus que la lumière directe semble favoriser le silence.

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Le silence

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Le fonctionnalisme

Villa Savoye, gildalliere,  2007
Photo/Gilles Dallière

Le noir et blanc nous transporte dans les recoins obscurs du fonctionnalisme de l’escalier de la Villa Savoye. Dans cette photo il y a le silence. Le béton déploie sa volée unique, étroite et linéaire au centre même de la structure, il se mêle à l’architecture en une vigoureuse théâtralité scénographique. La lumière vole un peu d’espace au blanc, elle se pose sur les courbes, les souligne et leur invente une autre vie.

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Le fonctionnalisme

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Du bleu dans les yeux

FD-ANDREA-DALL'OLIO-17 copie
Photo/Frédéric Ducout/Direction artistique/Gilles Dallière

À l’opposé du jaune, le bleu ne fait pas de bruit. Il est la couleur même de l’âme déshabillée du corps. Dans tout ce blanc, le bleu s’évade et plonge dans la profondeur du ciel. Il dépose sur ses fragments de broderies imprimées comme des paysages, un goût doux-amer, celui de l’enfance dans laquelle on puise la force de s’émanciper et de choisir sa liberté. Je reste là, immobile à le fouiller des yeux.

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Du bleu dans les yeux

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La chaise musicale

Andrea_Dall_Olio, gildalliere,2013
Photo/Francis Amiand/Gilles Dallière

Dans ce jeu de la chaise musicale, je suis l’animateur qui s’occupe de poser un regard toujours lucide et solitaire sur la création. Je me nourris d’architecture et de décors décalés, de détails et d’inventaires. Je donne à ce sujet une atmosphère où le temps est suspendu. Le décor créé par Andrea Dall’Olio se fige dans le noir d’un graphisme immuable. La vrai beauté ne fait pas de bruit, elle reste cachée.

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La chaise musicale

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Le temps suspendu

Boulevard Lannes, gildallière, 2014
Photo/Gilles Dallière

Sous une lumière plus intellectuelle que sensible, l’acier se fige comme privé d’air et plongé dans un espace vide. Ce temps suspendu donne une dimension mystérieuse à l’ensemble de l’architecture métallique. Cette installation, sur quatre étages, est l’illustration du passage, un ascenseur livré à l’action dissolvante de la lumière qui l’empêche de se figer et qui en jouant de sa masse, l’absorbe dans son jeu. Le moment est un faux présent, un présent qui renvoie au passé du souvenir et qui s’enracine dans le fantasme.

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Le temps suspendu

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Le passage

Mosaiques musée Cernuschi,gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière

Les portes, les seuils, les couloirs, les passages sont parfois dessinés comme si de rien n’était, comme si passer d’un lieu à l’autre était un événement insensé. En passant par là, en marchant sur ce pavement de mosaïque aux motifs grecs et aux lignes étonnamment modernes on rejoint la lumière… L’extase aussi, peut-être.

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Le passage

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Épure

Uil-72dpi
Photo/Gilles Dallière

Tout est dessiné dans cette épure et je n’ai laissé à l’obscur que des croisées d’architecture. Dans cet équilibre où le blanc devient noir et le rien devient tout, une lumière diaphane venue du ciel souligne l’élan d’une ligne qui marque les angles de son trait. Elle se gonfle de clarté et soudain s’immobilise, d’abrège et disparaît dans la palette des gris qui soulignent l’acuité de sa géométrie.

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Épure

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Vous prendrez bien quelque chose ?

uil, sculpture, Belgique, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Une tendance ?
Une astuce pour gagner de la place dans un petit espace ?
Je laisse cette passionnante analyse aux magazines de décoration.
Un shopping sur les dix plus belles tables du marché ?
Et bien non, il n’y a pas d’annonceurs.
J’ai simplement posé un regard poétique sur l’installation de Marc Massa et Roger Liekens. Entre le salon et l’atelier de leur immense espace, la superposition des tables, hautes et basses, s’harmonisent dans un jeu de construction imaginaire qui symbolise les fragments de la vie quotidienne et là, je parle d’esthétisme. Une réalisation qui oblige le regard en perte de repères à constamment se repositionner. C’est la représentation de la mémoire du passé. La lumière s’infiltre avec force pour modeler les courbes de l’ébénisterie. Un jeu de formes et de couleurs qui se moque du temps présent.

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Vous prendrez bien quelque chose ?

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La mémoire de l’effacement

Rue des Saules, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

J’ai accroché ce tableau de Mighele Raffaelli dans le silence de la perspective, là où je n’aurais jamais rien accroché. Il existe dans cette œuvre à l’encre de Chine des années 50 une dialectique entre l’espace vide et l’espace plein du cadre du XVIIe siècle. Un travail sur la matière orientée d’un lyrisme abstrait et d’un expressionnisme intérieur codé. Cette abstention géométrique et son austérité chromatique alourdie d’encre noire, se définissent comme la lumière de mes rêves. Une recherche intérieure qui bouscule l’ordre des choses. Une envie qui me gagne de partir loin de tout ce qui a été accompli. Il est temps de s’interroger sur la mémoire de l’effacement vers la révélation de nouvelles apparitions d’espaces et de lumière.

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La mémoire de l’effacement

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Philanthropie

Melik Ohanian, AD rue de la Bûcherie, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La compagnie des Philanthropes est un lieu de rencontre unique. Un patrimoine architectural extraordinaire. Avant d’ouvrir ses portes au premier semestre 2019, AD Intérieurs 2018 y organise l’exposition phare de la rentrée sous la thématique « Brut et Précieux ». L’exposition met en lumière les réalisations des plus grands décorateurs du moment développées avec l’aide des meilleurs artisans. Dans l’amphithéâtre de cet hôtel particulier du XVIIe siècle encore jamais ouvert au public, entre zones inachevées et décors précieux, l’artiste Melik Ohanian, Galerie Chantal Crousel, prend l’espace. Il évoque avec poésie un futur impalpable qui prend forme sous nos yeux sur l’idée que la Voie Lactée et la galaxie d’Andromède devraient entrer en collision dans 4 milliards d’années. Le miroir hémisphérique devient l’épicentre de l’espace, reflétant en une seule image l’œuvre et les personnes présentes.

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Philanthropie

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