Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

La main courante…

La main courante…

La montée d’escalier 2 de la villa Alfonsa, le Dramont; Saint-Raphaël, gildalliere, automne 2021

C’est la même petite photo sans fards. De la fenêtre le ciel est vaste et noir, irisé de rayons de lumière intense. C’est la lumière du clair découpant l’obscur, du brillant scarifiant le mat, le dur zébrant le mou, lumière d’une irrépressible exigence de pureté.

Par défaut

Sans fards…

La montée d’escalier de la villa Alfonsa, le Dramont; Saint-Raphaël, gildalliere, automne 2021

C’est une photo sans fards, un Rembrandt-Soutine sans peinture, une crucifixion sans croix. À peine (mais c’est l’à peine qui fait la force de l’image), peut-on lire ainsi tel détail de la rampe ou du sol en ciment, le tout surplombé par la croix que dessine la structure de la porte.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Sans fards…

Image

Réflexion…

nature morte, Paris, gildalliere, automne 2021

Une idée qui devient obsédante est celle qui rassemble étrangement dans une seule phrase quelques mots complexes : équilibre, chimère, crise, élévation, libertinage, chaos, orientation, entraves, cohérence, attente, diversité, duo, intrusion, identité, coulisses, loyauté, racines. Par rapport à ma future exposition j’ai déjà un titre : « Clair/Obscur ». La première photo, « Racines », se reflète dans le verre sécurité gris qui protège la « Mauvaise graine » de Francisco Ruiz de Infante, un tirage numérique à trois exemplaires. Tout autour les céramiques sont chargées de mémoire.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Réflexion…

Image

Contraste…

Claire-obscur #01, épreuve d’artiste, vue N°2, gildalliere, automne 2021

Clair/obscur #01. « Racines », parc du Dramont, Var, France, automne 2021.
Tirage Fine-Art, 70x70cm, sur papier Digigraphie 308g, encres pigmentaires. Passe-partout 3.3mm, 90x90cm. Cadre en bois noir 90x90cm. Verre anti-reflet, anti-UV à 92%.
Tirage d’auteur, Gilles Dalliere 
La franche juxtaposition des branches sombres et claires de « Racines » s’affirme comme une esthétique en soi. Elle s’accorde à l’explosion graphique des noirs saturés et des blancs éclatants de la photo de Jean-Claude Gautrand de la série « Métalopolis » galerie W.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Contraste…

Image

Tout en majesté…

Le péristyle, Grand Trianon, Versailles, gildalliere, automne 2021

Ouvert entre cour et jardins, le péristyle du Grand Trianon pèse sur une terre figée d’histoire, et cette rigidité saisie à la lumière du roi soleil, transforme les marbres roses et blancs en pierres transparentes jusqu’au plus profond de ses profondeurs enflammées. Les colonnades retrouvent leur souffle, comme un râle minéral implore le courant d’une existence pétrifiée par l’ombre de Jules Hardouin-Mansart. La transparence attise la poussière du gravier sablonneux des allées à la française et l’ombre desséchée de quelques graminées argentées projette d’ores et déjà les rigueurs de l’hiver.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Tout en majesté…

Image

Le style à la française…

Le Pavillon Français, Trianon, Versailles, gildalliere, automne 2021

Le Pavillon Français est une fabrique de jeu et de conversation construite en 1750 pour le roi Louis XV et Madame de Pompadour par Ange-Jacques Gabriel au sein du domaine du Petit Trianon. Pour la reine Marie-Antoinette, Trianon est un jouet qui la ravira et occupera son désœuvrement pendant plus de dix ans. Un hennissement franchit une à une les haies devant le pavillon, et des feuilles tombent au vent d’automne. L’architecture est simple. À travers un voile de verdure je vois luire l’octogone blanc. Sa lumière est comme de l’ambre sur les paupières du soleil, et tout cela est uni et fondu avec tant de goût que le jardin s’incline tremblant dans l’air de toutes ses ombres. 

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le style à la française…

Image

Du passage à la comédie…

Le passage, Trianon, Versailles, gildalliere, automne 2021

C’est un couloir végétal, une armature de treillage qui conduit de Trianon au petit théâtre de la reine à l’abri du soleil. Cette petite salle parée de soie, de velours bleus et de sculptures dorées, est pour Marie-Antoinette un lieu secret. Elle vient y jouer la comédie au sein d’une troupe réduite à son entourage intime. Couchée dans sa beauté, dégageant une épaule d’un rêve tissé de ses cheveux, elle sera ce soir l’héroïne du « Devin du Village » de Jean -Jacques Rousseau. Qui a franchi le mur du rêve ?
Les mots lui viennent comme l’eau à la bouche, sourire aux lèvres, énigme au cœur, et tant de nudité au visage.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Du passage à la comédie…

Image

Versailles…

Les chaises musicales, Trianon, Versailles, gildalliere, automne 2021

Au Trianon, en regardant par la fenêtre, je suis entré dans l’Empire. J’y ai trouvé un drôle et tendre bestiaire, comme une variation nourrie du passage de Lewis Carroll. D’ailleurs les sculptures des Lalanne devraient rester sur place tellement elles y sont intégrées. Quant aux photos de Patrick Hourcade exposées au petit Trianon, elles nous plongent dans l’obscurité froide de l’hiver. Sur d’immenses tirages la nuit noire s’étire laissant à peine apparaître les flous d’une fontaine, l’horizon d’un soleil roi, les blancs de l’or de La chapelle restaurée, le rai de lumière qui écrase la gigantesque prise de la Smalah d’Horace Vernet. Dans des écrins de charbon , les lampas de soie dorée de la chambre de Marie-Antoinette et l’ornement ciselé de son petit théâtre réveillent le royaume des mythes.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Versailles…

Image

Work in progress…

Tempête sur la Promenade des Anglais, Nice, gildalliere, 2018.

Je pense à cette vision comme à un décor, le vent en plus. Dedans, dehors, un spectacle permanent. Le décor est hanté, celui qui y pénètre ne le quitte jamais complètement, celui qui entre, entre dans le labyrinthe de la vie. Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner.

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Work in progress…

Image

Abstraction …

Le reflet de la villa Alfonsa dans les eaux du lac du Dramont, gildalliere, automne 2021

Mon regard se fait de plus en plus abstrait, il cherche à surprendre et joue volontairement sur les flous qui plongent dans les eaux noires du Cornet. Du haut des restanques de la belle Alfonsa, les pins et les blocs de porphyre bleu de l’Estérel, se souviennent des mineurs, des tailleurs de pierre, des marqueurs, des forgerons, des mécaniciens, des graisseurs, des gargotiers et des manœuvres qui ont marqué l’histoire des carrières du Dramont. Alors oui, j’écoute ce lac, il me parle du silence.

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Abstraction …

Image