la lumière éternelle

Laure Welfling, Tanger, gildalliere, 2005
Photo/Gilles Dallière

Comment pourrais-je oublier ce palais des mille et une nuits ?
Comment ne pas entendre le long silence de tout ce blanc ?
Comment ne pas comprendre que derrière la porte entrouverte le chemin s’élargit progressivement vers la lumière ?
L’ombre se meurt.
Dans cette clarté tout s’achève, tout commence et tout est à venir.
L’image est installée, elle n’a plus besoin d’explications.
Mes yeux s’y accoutument lentement.

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la lumière éternelle

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Le fonctionnalisme

Villa Savoye, gildalliere,  2007
Photo/Gilles Dallière

Le noir et blanc nous transporte dans les recoins obscurs du fonctionnalisme de l’escalier de la Villa Savoye. Dans cette photo il y a le silence. Le béton déploie sa volée unique, étroite et linéaire au centre même de la structure, il se mêle à l’architecture en une vigoureuse théâtralité scénographique. La lumière vole un peu d’espace au blanc, elle se pose sur les courbes, les souligne et leur invente une autre vie.

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Le fonctionnalisme

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Du bleu dans les yeux

FD-ANDREA-DALL'OLIO-17 copie
Photo/Frédéric Ducout/Direction artistique/Gilles Dallière

À l’opposé du jaune, le bleu ne fait pas de bruit. Il est la couleur même de l’âme déshabillée du corps. Dans tout ce blanc, le bleu s’évade et plonge dans la profondeur du ciel. Il dépose sur ses fragments de broderies imprimées comme des paysages, un goût doux-amer, celui de l’enfance dans laquelle on puise la force de s’émanciper et de choisir sa liberté. Je reste là, immobile à le fouiller des yeux.

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Du bleu dans les yeux

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De haut en bas

Escalier, projection, j.karamgildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Dans mon monde en noir et blanc, j’aime capter l’insolite au quotidien. Tout est dans le regard, il faut avoir l’esprit et l’œil vifs. Il faut retrouver l’étonnement de la vision de l’enfance, une attention qui ne tient rien pour insignifiant mais qui sait découvrir la possibilité d’une nouvelle vision. C’est une image silencieuse, une image énigmatique habitée du mystère et du secret que je possède encore en moi. Une image de hauts et de bas.

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De haut en bas

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Une géométrie complexe

Malakof, J Karam, gildalliere, 2018
Photo/Richard Alcock/Gilles Dallière

Il y a tant de précisions dans cette image. La réflexion des ors du plafond que j’ai adouci, divisés par les lignes marquetées d’un meuble d’inspiration syrienne. Puis le reflet dans l’eau de la table roulante. C’est lui qui déséquilibre la composition. C’est lui qui laisse entendre que dans la vie tout ne peut pas être parfait. Un instant, oui, quelques jours peut-être, mais ça ne dure jamais. Alors nos yeux cherchent le bon cadrage. Notre cœur se met à battre et c’est la preuve d’un possible équilibre dans une géométrie complexe.

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Une géométrie complexe

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Le temps suspendu

Boulevard Lannes, gildallière, 2014
Photo/Gilles Dallière

Sous une lumière plus intellectuelle que sensible, l’acier se fige comme privé d’air et plongé dans un espace vide. Ce temps suspendu donne une dimension mystérieuse à l’ensemble de l’architecture métallique. Cette installation, sur quatre étages, est l’illustration du passage, un ascenseur livré à l’action dissolvante de la lumière qui l’empêche de se figer et qui en jouant de sa masse, l’absorbe dans son jeu. Le moment est un faux présent, un présent qui renvoie au passé du souvenir et qui s’enracine dans le fantasme.

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Le temps suspendu

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La lumière en liberté

JK-AV-Montaigne-017
Photo/Francis Amiand/Direction Artistique/Gilles Dallière

Contempler la lumière c’est faire un voyage dans l’histoire. On s’avance au bord du miroir pour sonder la profondeur de la perspective. On mesure la dimension de l’espace, la liberté qu’il y a dans la réflexion infinie des lustres. On imagine les vestiges de la fête, les rires et quelques cris qui remplissent nos rêves autour des grandes roues de cristal de roche et l’or des trumeaux. La lumière se faufile jusqu’à nous tout en contraste et en confidence.

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La lumière en liberté

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Le passage

Mosaiques musée Cernuschi,gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière

Les portes, les seuils, les couloirs, les passages sont parfois dessinés comme si de rien n’était, comme si passer d’un lieu à l’autre était un événement insensé. En passant par là, en marchant sur ce pavement de mosaïque aux motifs grecs et aux lignes étonnamment modernes on rejoint la lumière… L’extase aussi, peut-être.

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Le passage

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Photographisme n°2, architecture recomposée

Cathedrale Antibes Tirage 5 A 1
Photo/graphisme/Gilles Dallière

Ici, c’est un hymne à la couleur. Il y a deux points essentiels : la photo, graphique de la cathédrale d’Antibes et l’abstraction des formes. Je glisse entre l’espace réel et la représentation de cet espace. J’inscris des rectangles sur des champs de couleurs unies, ceux de Notre Dame de la Platea. Les dessins géométriques polychromes s’y déploient et s’adaptent à l’architecture et l’ambiguïté de l’espace. Une théâtralité mesurée.

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Photographisme n°2, architecture recomposée

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Épure

Uil-72dpi
Photo/Gilles Dallière

Tout est dessiné dans cette épure et je n’ai laissé à l’obscur que des croisées d’architecture. Dans cet équilibre où le blanc devient noir et le rien devient tout, une lumière diaphane venue du ciel souligne l’élan d’une ligne qui marque les angles de son trait. Elle se gonfle de clarté et soudain s’immobilise, d’abrège et disparaît dans la palette des gris qui soulignent l’acuité de sa géométrie.

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Épure

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