La déesse de la jeunesse.

Hébé, Jean Coulon, Musée Cheret, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Escalier du Musée Chéret/Hébé/Jean Coulon/Nice

Je crois à l’incroyable pureté de la douleur et de la joie d’un cœur. Je vois sur le visage d’Hébé, couronné de fleurs, un sourire comme un point de source. Un sourire de marbre immortel. Tu as charmé Zeus, ton père, et il te confia la charge de servir à boire le nectar de la jeunesse qui continue à vibrer bien au-delà de la lumière des étoiles qui nous parviennent même quand elles sont mortes. Hébé, tu as le sourire de quelqu’un qui a tout trouvé : il n’y a plus de calcul ni de séduction.

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La déesse de la jeunesse.

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Bain de soleil.

Bain de soleil, promenade des Anglais, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Promenade des Anglais/Nice

Cet homme endormi au soleil, c’est un corps, c’est un cœur élevé en pleine air. Ces lumières brunes ne cherchent pas l’épate. Elles sont très près de l’argile où est mêlé le souffle pour arriver aux imbéciles que nous sommes. Peut-être qu’un vrai artiste est toujours un moraliste. C’est le bien qui est cherché avec avidité, et alors la beauté vient inévitablement, comme une petite carriole attachée à une plus grande et filant à toute allure, comme une récompense accidentelle.

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Bain de soleil.

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Averse.

La pluie, promenade des anglais, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Promenade des Anglais/Nice

Le silence confère à cette inondation une magie particulièrement troublante. La Promenade est tout à moi, l’eau tiède est épaisse. À l’apparition de la foudre, je me suis mis à écouter les roulements du tonnerre avec fatalisme. Mais je regrette de ne pas voir des nappes d’écume tourbillonner sur le rivage, le vent balayer les galets, la houle se heurter à la digue, se brisant en volutes blanches. Il pleut tout simplement.

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Averse.

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L’âme du sculpteur.

David, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Sculpture/David/Michel-Ange/Promenade du Paillon/Nice

Le sourire des statues me laisse indifférent, mais chez Michel-Ange, c’est différent. Si je prends le visage de David, il n’est ni chagriné, ni souriant. Le sculpteur a saisi le visage d’un jeune homme allant vers son visage éternel. Quand je regarde ce visage, je sais que je ne suis pas seul. Il y a ce jeune homme, nu, qui curieusement existe, et bien plus qu’une grande partie des gens que je peux croiser dans la rue. Ce que je vois, c’est tout simplement la pointe de l’âme de Michel-Ange.

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L’âme du sculpteur.

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Le secret.

Façade, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Façade/Rue de la Buffa/Nice

Malgré l’austérité de cette façade sacrifiée par sa position sur une rue latérale, les traits de construction laissent voir l’alternance des baies étroites, rectangulaires , très dynamiques. Le décor est réduit au minimum. Et puis il y a l’été, cette lumière, l’ocre jaune, et derrière le gris des persiennes, c’est comme si un secret était sur le point d’être levé.

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Le secret.

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Circuit en parallèle.

Façade, Notre-Dame-des-Grâces, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Notre-Dame-des-Grâces/Nice

Ce matin mes pas m’ont mené vers Notre-Dame-des-Grâces. Le ciel est d’un bleu pur. Les volutes de nuages s’y élèvent lentement, s’effilochant peu à peu jusqu’à disparaître complètement comme une toute petite prière exaucée.

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Circuit en parallèle.

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L’entre-deux.

Détail, Notre-Dame-des-Graces, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Église Notre-Dame-des-Grâces/Nice

Je suis allé dans le jardin de Dieu, mon Leica dans la main droite, mon pied photo dans la main gauche. J’ai déjà beaucoup usé mes yeux sur cet ordre. Je m’y suis posé avec mes manières d’ombre. J’ai cadré l’entre-deux pour m’en barbouiller les yeux et l’esprit, désaturé l’ocre jaune, un peu pour faire tomber l’or fin. Sans regret. Il faut que tout soit comme dans la vie : mélangé. Mêlé de sable, de soleil et de pluie, de jours et de nuits, de présence et d’absence.

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l’entre-deux.

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