L’harmonie

Nature morte, Anvers, AV, gildalliere, 2012
Photo/Gilles Dallière

Peinture écaillée, murs revenus à un mélange de plâtre et de terre sont tous appréciés comme une forme d’art abstrait renforcé par le passage du temps. Ici tout est adouci par les ombres. Il y a une absence de suffisance ou de fouillis éclectique avec seulement quelques œuvres bien choisies résistants aux tendances et aux modes.

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L’harmonie

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L’intense obscurité

Bol, nature morte, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Entre Orient et Occident, il faut apprendre à être paisible. Il faut apprendre à regarder la lumière sculpter l’objet. Un objet précis posé sur un coussin de soie rouge confronté au couvercle d’un vieux coffre de bois d’une beauté imparfaite. Dans le bol, il y a le vide. Autour, la pénombre est essentielle. Le rayon de soleil qui illumine l’intense obscurité révèle l’incroyable beauté de la robuste structure du bois.

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L’intense obscurité

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La roue de la fortune

Grand roue, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La vie est un manège et elle tourne, il tourne, ils n’en finissent plus de tourner. La roue tourne sans arrêt, le jour et la nuit, vie après vie. Elle touche au cœur aussi bien les adultes que les enfants. Étonnant spectacle, où se fondent en un seul geste le fond, la forme, le décor et une philosophie profonde enchantée où désenchantée. L’essentiel est là, il ne se commente pas, il ne se montre pas, il se vit.

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La roue de la fortune

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Un nouvel horizon

Boxe, Nice, gildallière, 2018
Photo/Gilles Dallière

Allô maman bobo… Entre tristesse, colère et désespoir, j’ai la rage au ventre. Je suis sidéré par la violence du monde, par ce vide chaotique, ce silence cacophonique qui hante désormais notre quotidien. Je ne voulais pas croire à ce qui se passe sous mes yeux, mais je me rends à l’évidence de l’effondrement de notre civilisation. L’imaginaire populaire s’est fissuré… Il faut impérativement réapprendre à voir, comprendre nos émotions pour le bien commun. Il faut apprendre à prendre soin de soi, voilà ce à quoi je crois.

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Un nouvel horizon

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@mainsmagik

Patrick, gildalliere, 2018 2.
Photo/Gilles Dallière

Ses dreadlocks en mouvement constituent différentes manières de sublimer ou de défaire à l’envers nos errances. Son univers comporte aujourd’hui de multiples facettes, un voyage intime qui se définit comme art de la transition et du passage. Il est calme et quand tout à coup il s’agite, quand ses bracelets d’argent, d’épaisseurs variables, s’entrechoquent, quand il invoque ses esprits qui seront flattés de ses cris, il offre son amour dans le creux de ses mains magiques.

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@mainsmagik

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Un chamane intuitif

Patrick, Paris, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Entre le bleu et le gris de ciel, ses mains sont un soleil. Il pousse l’azur de ses dreadlocks et dans ses paumes d’énergéticien il y a des sourires et de l’émotion. Quand il me tient dans sa gestuelle, il s’attaque à la dualité corps-esprit qui m’obsède. Il me réconcilie avec mon corps, il me remet sur le chemin de la véritable liberté intérieure. Alors, Il observe les pensées qui surgissent, les émotions, les perceptions, il les hurle, il en pleure et il en rit, attentif à ma propre respiration et cela est merveilleux car dans ce lâcher prise, bercé par ses mots, ses mains et le tintement de ses bracelets grigris, il chasse les nuages de tous mes maux.

patrick.fernandez2@free.fr

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Un chamane intuitif

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Au-delà du réel

Sidi chahed, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

À la recherche du temps perdu j’explore le silence des marges de cette eau artificielle. Les teintes sont douces, chaudes, ambiguës. Un moyen peut-être de vous laisser complètement griser par la vibrante sensualité du lac car derrière la poésie subtile du paysage, il y a une réflexion sur la place de l’image comme moyen de communication… Un cache-misère. Je ne fais qu’évoquer la beauté qui se cache derrière l’ordinaire.

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Au-delà du réel

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La permaculture

Moulay Idriss, lac du barrage sidi chahed, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Au Maroc, Perdu dans le paysage désertique du lac artificiel de Sidi Chahed, Il y a un homme heureux. Un homme qui a créé un écosystème cultivé dans un monde où la résilience devient un atout essentiel. Le lieu est magique. On y découvre et on y expérimente de nombreuses techniques permaculturelles, afin de produire des légumes et des fruits d’une grande qualité nutritive et d’un goût incomparable.

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La permaculture

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Le 11 novembre 2018

Washmachine, Trouville, gildallière, 2017
Photo/Gilles Dallière

Arrêt sur image. La pluie tombe, elle ruisselle en nappe très mince sur la tôle des voitures. L’horizon s’enfuit dans un flou artistique. Les grands arbres dansent à la lisière du bois et l’averse tisse la terre avec le ciel. Les gouttes chantent sur les uniformes, l’image se dilue comme un lavis abstrait. Le ciel pleure ses morts et ses larmes apportent du bonheur. En ce jour de commémoration, tout est lumière et eau. Je vais me permettre de citer quelques phrases de Monsieur le président de la république française, Emmanuel Macron.
« Que ce jour d’anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences »…
« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume Apollinaire…
« Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme »…
« Le seul combat qui vaille c’est le combat de la paix, le combat d’un monde meilleur »…

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Le 11 novembre 2018

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Je ne vois rien de mieux…

Numa, gildalliere, paris, 2018
Photo/Gilles Dallière

Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux.
Si un jour tu devais t’en aller
Et me quitter
Mon destin changerait tout à coup
Du tout au tout.
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
Plus noir que le noir de mon coeur
La terre en profondeur
N’aurait pas sa noirceur
Plus vide que mes jours sans toi
Aucun gouffre sans fond ne s’en approchera
Plus long que mon chagrin d’amour
Même l’éternité près de lui serait courte
Plus gris que le gris de ma vie
Rien ne serait plus gris
Pas même un ciel de pluie
On a tort de penser je sais bien
Au lendemain
A quoi bon se compliquer la vie
Puis-qu’aujourd’hui
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois rien de mieux
Même le bleu des cieux
Plus blonds que tes cheveux dorés
Ne peut s’imaginer
Même le blond des blés
Plus pur que ton souffle si doux
Le vent même au mois d’Août
Ne peut-être plus doux
Plus fort que mon amour pour toi
La mer même en furie
Ne s’en approche pas
Plus bleu que le bleu de tes yeux
Je ne vois que les rêves
Que m’apportent tes yeux.

Charles Aznavour

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Je ne vois rien de mieux…

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