Chaud hot devant ! Au-delà des racines de la table d’Umberto Pasti, merci à Françoise Dorget, les jeux érotiques en verre de Murano soufflées par le Maestro Andrea Zilio ont vingt ans déjà. Aujourd’hui, avec Glass Brush, Marco Mencacci dessine de nouvelles volumétries où couleurs et transparences flottent en suspension. Qu’en au pouvoir de la photographie, c’est de figer quelque chose, de manière silencieuse.#vase#murano#table#blackandwhitephotography@gillesdalliere@marco.mencacci.design@francoise_dorget@umbertopasti@galerie_cyril_guernieri
Construire l’image : il suffit d’exprimer l’espace avec la seule tension entre ombre et lumière. Jouer avec la géométrie en allant jusqu’à l’abstraction. #escalier#ombreetlumière#carpenters@gillesdalliere
Je me suis attaché à ces bleus : le bleu piquant du chardon, le grès bleuté du petit vase souriant chiné à la galerie Anders Hus, rue Charlot, spécialisée dans la céramique danoise des années 1950, et j’ai craqué, galerie Bensimon pour les innovantes glaçures cristallines des bleu-turquoise de Milan Pekar. #naturemortephotography#ceramics#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Je te reste fidèle mon petit carafon colombe qui porte le nom de « Pax ». Je vois, dans l’ombre, des choses qui ordinairement nous échappent à nous qui ne savons voir que la lumière. Tu me livres tes noirs, mats, la brillance de ton œil. Je t’ai trouvé chez mon ami Guilhem Touzellier, 1 rue Antoine Gautier à Nice, réplique fantasque et imparfaite d’un Picasso, portant la date du 2 mai 55 à Vallauris. #naturemortephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere@guilhem_touzellier_nice
Tu es la première nature morte d’une série : l’inventaire. Ici, il est question d’amour, mais toujours au passé. De ton cœur de verre jaune mimosa, j’en ai extrait la matière, reste le Murano noir taillé dans le blanc de son épaisseur. Marco Mencacci t’a rêvé en couleurs, je rends sensible à l’œil la dimension périssable de tes ombres. #naturemortephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere@marco.mencacci.design@galerie_cyril_guernieri
L’ancienne église Saint-Joseph (1877) était un modeste sanctuaire de quartier, dont le clocher était resté provisoirement en bois, jusqu’aux raids de septembre 1944. Entièrement détruite, elle fut reconstruite par Auguste Perret comme le symbole du renouveau du Havre. La tour-lanterne s’élève à une hauteur de 110 m. Elle se présente comme un phare visible la nuit à des dizaines de kilomètres. La construction en béton est inondée par la lumière colorée qui traverse les vitraux de Marguerite Huré. Le profil des corniches, la vigueur des nervures, le découpage des claustras, la rugosité́ calculée de la matière font de Saint-Joseph un chefs- d’œuvre architectural qui reste, en tout point, d’une finesse étonnante. #église#saintjosephchurch#augusteperretarchitect#architecturephotography@gillesdalliere
L’exposition « Azzedine Alaïa et Christian Dior, Deux maîtres de la Haute Couture » réunit près de 70 modèles des deux couturiers. Des archives des années 1950 et créations de Azzedine Alaïa, toutes issues des collections qu’il a constituées avec exigence, aujourd’hui préservées au sein de sa fondation, conversent avec subtilité de propos. Des accords formels, des associations de teintes, des similitudes d’ornements ou d’inspirations, malgré les décennies qui les séparent, attestent de la réconciliation des modes et du temps que ces deux grands couturiers avaient pour naturel de conduire et de gouverner. #couture#inspiration#hautecouture#exposition@fondationazzedinealaia
Exposition des maquettes des vitraux de Claire Tabouret pour Notre Dame de Paris, Grand Palais
Remplacer les vitraux de Viollet-le-Duc par ceux de Claire Tabouret n’est ni une trahison ni une rupture, mais la poursuite d’un discourt entre art et sacré. Viollet-le-Duc, au XIXᵉ siècle, n’a pas restauré Notre-Dame telle qu’elle était. Il l’a rêvé, remplacé ses vitraux, rajouté des flèches, des chimères, des gargouilles et beaucoup de couleurs fruit d’une vision romantique, profondément marquée par son époque. Ce regard, aussi précieux soit-il, n’est pas éternel. Il appartient à l’histoire. Les vitraux de Claire Tabouret portent cette intensité contemporaine : une balance de teintes équilibrées mais vives, souvent traversées de bleus, de rouges et de violets profonds, des figures qui semblent à la fois présentes et absentes, humaines et spirituelles. Sa peinture parle de fragilité et de résilience. La lumière qui émane de cette recherche n’est pas seulement décorative, elle est émotionnelle. Dans un monde traversé par le doute, la peur et la quête de sens, cette lumière vibrante est profondément juste. À la suite de l’incendie de 2019, je pense qu’il est important que chaque époque de restauration ose inscrire son souffle dans la pierre et le verre pour répondre au passé. #notredamedeparis#vitraux#clairetabouret@le_grand_palais