Massif et sculpté…

Boiseries du XVIIIème siècle Féau Boiseries, Paris, gildalliere, printemps 2022

Je suis resté des heures, fasciné par la galerie des décors de Féau Boiseries. La théorie des arts au XVIIIe siècle se conjugue pour inventer une certaine douceur de vivre à la française. C’est la marquise de Pompadour qui décida de rompre avec l’ornementation mouvementée du siècle des lumières, au profit de la ligne droite. Retour à la Grèce antique que l’on qualifiera de « néoclassique ».

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Massif et sculpté…

Image

La lumière sur l’ornementation…

Ornements architecturaux, musée des Arts-décoratifs, Paris, gildalliere, printemps 2022

L’art de nous émouvoir par les effets de la lumière appartient à l’architecture, car dans tous les monuments susceptibles de porter l’âme à l’horreur des ténèbres ou bien, par ses effets éclatants, à la porter à une sensation délicieuse, l’artiste qui doit connaître les moyens de s’en rendre maître, peut oser se dire : je fais la lumière. 

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

La lumière sur l’ornementation …

Image

Miss Dior…

Miss Dior, Christian Dior, La Galerie Dior, Haute-couture printemps-été 1949, ligne Trompe-l’oeil, robe du soir courte brodée de fleurs par Barbier, Paris, gildalliere, printemps 2022

« Faites-moi un parfum qui sente l’amour. » Ainsi Monsieur Dior demande-t-il à Paul Vacher de composer ce sillage devenu culte dès 1947. Miss Dior naît en même temps que le New Look, telle une révolution olfactive. Célébration de la féminité, cette fragrance rend plus particulièrement hommage à la sœur chérie du couturier, Catherine Dior – dont Miss Dior était le surnom –, résistante, productrice de fleurs hors pair, dotée d’une force de caractère unique. Ce parfum iconique, qui se distingue par son flacon gravé du motif pied-de-poule, ne cesse depuis de se réinventer. Perpétuant cette odyssée florale, Miss Dior est aussi le nom d’une robe, imaginée en 1949, entièrement rebrodée de milliers de fleurs de soie. Cette création grandiose, conjuguant nature et haute couture, est réinterprétée par les successeurs de Monsieur Dior. Un symbole au destin fabuleux, incarnant jusqu’à aujourd’hui l’amour selon Dior.

Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Miss Dior…

Image

Rose « Opéra bouffe »...

Détail de la robe Opéra Bouffe, Christian Dior, Haute Couture, Automne-hiver 1956, La Galerie Dior, gildalliere, printemp 2022

Dior, fait triompher un esprit, une allure, une forme d’espérance. Avec le muguet, qui s’impose d’emblée comme la fleur emblématique de la maison, la rose renvoie à un idéal : l’esprit Dior. Le couturier la transpose ici en une robe drapée en forme de bouton. Chez Christian Dior, la rose se prête à tous les jeux de rôle, tel un jardin de promesses se reflétant dans le ciel. La rose est un thème que l’on retrouve dans toutes les créations maison. Une source d’inspiration inépuisable. Dans le sillage d’un élixir, la rose Dior est une leçon de bonheur. La robe « Opéra bouffe » a été crée pour la collection Haute couture automne-hiver 1956.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Rose « Opéra bouffe…

Image

Le roman des robes…

Le défilé, Dior, La Galerie Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Les invitations sont lancées. Munis de leur précieux sésame, clientes, journalistes, acheteurs et amis de la Maison se pressent, plus que jamais curieux de connaître les couleurs et le style de la saison prochaine. Dans le silence presque tangible des salons du 30, avenue Montaigne, les mannequins s’élancent, l’aboyeuse clame le nom des modèles assurant « une heureuse répartition entre les robes simples, les robes habillées et les robes du soir », selon les mots de Christian Dior. Un défilé est un coup de théâtre : « Un couturier qui s’apprête à présenter un spectacle de deux heures – sans intrigue et sans entracte – connaît des préoccupations ignorées du metteur en scène », poursuit-il dans ses mémoires. La réussite d’une ligne se cache dans le soin accordé au moindre détail ; chaque dévoilement de collection traduit les mouvements d’une époque, et exprime un art de vivre tout autant que la vision du couturier. Aujourd’hui, le défilé s’est métamorphosé en une performance collective exaltant la puissance de l’art et des multiples savoir-faire déployés.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le roman des robes…

Image

Dans un vide sidéral…

Salle d’exposition du palais des études, Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Je m’abrite derrière la couleur même de la matière. Dans ce clair-obscur, je puise une énergie nouvelle. Les reflets bleutés des murs, les assemblages géométriques du sol, la brillance de l’acier des rampes de lumière, contrastent si fort avec la matité ocre rouge du plafond à caissons que les deux colonnes corinthiennes deviennent des icônes modernes. Elles luisent silencieusement dans la pénombre de la galerie d’exposition.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Dans un vide sidéral…

Image

La lumière de la pierre…

Mercure assis, cour du Mûrier, école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Devant les arches décorées de la galerie, j’ai vu Mercure s’accroupir, puis s’asseoir pour ramasser une, puis deux, puis trois feuilles que l’hiver avait arraché aux arbres de la cour du Mûrier. Et la main ? La main qui trace, la main qui dit le cœur, son absence trahit l’émotion qui la porte loin de la lumière de la pierre.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

La lumière de la pierre…

Image

La cour du Mûrier…

Galerie de la cour du Mûrier, école des Beaux-art, Paris, gildalliere, été 2021

Le printemps vient animer la cour du Mûrier de son rire cristallin. Il entre aujourd’hui sans bruit dans ma solitude. Il attend muet au seuil du bâtiment, les yeux à l’horizon rivés là où le tendre vert des pilastres s’évanouit dans l’ocre rouge et se meurt.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

La cour du Mûrier…

Image

Les phrases et les graffitis…

Escalier d’entrée de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver 2022

Les phrases et les graffitis qui se sont écrits continuent à l’être. Ils viennent réveiller le marbre des statues qui ne parvient pas à exister. À partir du moment où une phrase révèle une statue, elle existe, et existera toujours, comme l’histoire des corps réveillés par une phrase où un graffiti formera de lui-même une série de phrases qui révèleront d’autres statues. Sur la colonne, il y a ce dessin étrange. Trois têtes de cancrelats, de sortilèges, poissons sorciers. Elles semblent me jeter un sort, il y a du vaudou dans l’air et l’inscription prend l’aspect menaçant d’un rite.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Les phrases et les graffitis…

Image

Arrêt sur image…

La cour de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Il existe une géographie singulière de ces bâtiments, une organisation invisible. De longs couloirs invitent les étudiants à circuler. Ils s’évadent bruyamment vers des ateliers encore inconnus, mystérieux et secrets alors que les antiques réverbèrent sur le mur, sans ombres portées. Arrêt sur image. Silence. 

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Arrêt sur image…

Image